Qui est Camille Besson

Je m’appelle Camille Besson. J’ai grandi à deux rues du pont de Clichy, rive Gennevilloise. Mon père travaillait au port de Gennevilliers, ma grand-mère tenait un café-tabac rue Paul Vaillant-Couturier, et j’ai découvert la boucle de Seine à vélo tous les dimanches, de l’usine Chausson aux berges de Villeneuve. La boucle nord-ouest de Paris est ma ville autant que Paris elle-même, peut-être plus.

Après les Beaux-Arts et un DEA de géographie urbaine, j’ai été rédactrice pour le bulletin municipal de Gennevilliers pendant douze ans. J’y ai écrit sur l’histoire industrielle, les ouvertures de parcs, les portraits d’anciens des usines Chausson, les projets d’aménagement urbain. J’ai fini par réaliser que les vraies histoires du territoire, celles que personne ne raconte, n’entraient jamais dans les pages officielles.

Le Carnet de la Boucle est né de cette frustration. Je l’ai tenu à la main pendant des années, dans un carnet Moleskine que je remplissais sur les quais, avec des billets de spectacle du T2G, des tickets de marché, des photos argentiques. Il est aujourd’hui en ligne, pour partager ce que je vois et ce que j’entends, à mon rythme, sans agenda communal à respecter.

La méthode du carnet

Une balade, une exposition, un restaurant, un jardin, un pont n’apparaissent dans le carnet qu’après avoir été visités en personne. Je n’écris pas depuis ma cuisine en copiant des dépliants d’offices de tourisme. J’y vais, je prends des notes, je reviens parfois trois fois, je parle aux gens du quartier avant d’écrire.

Pour chaque chronique, j’applique cinq règles :

  • Visite réelle et récente : la dernière mise à jour date au maximum de six mois, et je le précise en fin d’article
  • Accès pratique vérifié : transport en commun, parking, temps de trajet depuis Paris, accessibilité PMR
  • Fourchettes de prix datées : ce qui était vrai la semaine où j’y suis allée
  • Contexte historique : quand je peux, je remonte aux archives municipales ou aux souvenirs d’anciens habitants
  • Aucun parrainage : ni restaurants, ni théâtres, ni offices de tourisme ne me font de faveurs éditoriales

Quatre rubriques, une boucle

Le Carnet est organisé en quatre rubriques qui correspondent à mes quatre façons d’arpenter le territoire :

  • Patrimoine & histoire : les ponts, les docks, les anciennes usines, le théâtre, les monuments. L’histoire industrielle et populaire de la boucle
  • Balades & nature : les quais de Seine, le parc des Chanteraines, les pistes cyclables, les berges, les coins de verdure inattendus
  • Gastronomie locale : les bistrots, les marchés, les producteurs, les adresses où les gens du coin mangent vraiment
  • Sorties & loisirs : l’agenda du T2G, les concerts, les festivals, les fêtes de quartier, les ateliers pour enfants

Mon engagement éditorial

Le Carnet de la Boucle ne reçoit aucune subvention municipale ni aucun partenariat commercial. Aucun restaurant ne m’offre un repas contre un article. Aucun théâtre ne me donne de place contre une couverture. Je paie mes entrées, mes billets de transport, mes consommations, et je garde mes reçus. C’est fastidieux mais c’est le prix de l’indépendance.

Le site ne contient aucun lien d’affiliation. Si je recommande un lieu, c’est parce que j’y retournerais demain avec mes amis. Si un restaurant ou un lieu change de propriétaire ou baisse en qualité, je mets à jour ou je retire l’article, et j’ajoute une note.

M’écrire

Le formulaire de contact arrive directement chez moi. Je réponds personnellement sous soixante-douze heures aux questions, aux suggestions de lieux à visiter, aux informations de patrimoine local que vous voulez partager, et aux retours de lecteurs. Les propositions commerciales et les demandes de partenariats ne reçoivent pas de réponse, par principe éditorial.

— Camille Besson, chroniqueuse de la boucle