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Gennevilliers en photos anciennes : visiter l’évolution d’une ville ouvrière

Dans cet article

  • Les archives municipales de Gennevilliers conservent plus de 10 000 clichés et cartes postales consultables gratuitement en ligne depuis 2019
  • La population est passée de 3 200 habitants en 1876 à plus de 47 000 aujourd’hui, un essor lié directement à l’industrialisation de la boucle de Seine
  • Le fonds photographique le plus riche couvre la période 1900-1960, avec les mutations du village maraîcher devenu cité ouvrière
  • Trois parcours à pied de 45 minutes à 1 h 30 permettent de comparer les vues anciennes aux paysages actuels, plan en main
  • L’accès aux archives en ligne et aux expositions patrimoniales est entièrement gratuit
  • Le film Naissance d’une cité de Louis Daquin (1940) offre un témoignage cinématographique unique sur le Gennevilliers ouvrier

J’ai grandi à quelques rues du port de Gennevilliers, dans un appartement dont la fenêtre donnait sur une cheminée d’usine que ma grand-mère appelait encore « la fabrique ». Quand j’ai découvert, des années plus tard, une carte postale de 1912 montrant exactement le même angle de vue, avec des maraîchers au premier plan et cette même cheminée au fond, j’ai compris que photographier Gennevilliers, c’est photographier un siècle de transformation sociale française. Aujourd’hui, je partage avec vous le résultat de quinze ans de collecte, de visites aux archives et de balades comparatives entre le Gennevilliers d’hier et celui d’aujourd’hui.

Du village maraîcher à la banlieue industrielle : les origines en images

Les plus anciennes photographies de Gennevilliers remontent aux années 1860-1870. Elles montrent un paysage que les habitants actuels auraient du mal à reconnaître : des champs de légumes à perte de vue, des chemins de terre bordés de peupliers, quelques fermes basses regroupées autour de l’église Saint-Jean-Baptiste. La commune comptait alors environ 3 200 âmes, presque toutes liées au maraîchage ou à la batellerie sur la Seine.

Ce que révèlent ces clichés pionniers, c’est l’importance de la plaine alluviale. Gennevilliers occupe le cœur de la plus grande boucle de la Seine en aval de Paris, un terrain plat et fertile qui a nourri la capitale pendant des siècles. Sur les vues panoramiques prises depuis les coteaux de Colombes ou d’Asnières, on distingue parfaitement les parcelles maraîchères quadrillées par les fossés d’irrigation. Les historiens estiment que Gennevilliers fournissait à la fin du XIXe siècle près de 10 % des légumes vendus aux Halles de Paris.

La bascule se produit à partir de 1890. L’arrivée du chemin de fer, puis l’aménagement du port fluvial à partir de 1920, transforment radicalement la vocation du territoire. Les photographies aériennes de l’entre-deux-guerres, notamment celles conservées par l’service des archives départementales des Hauts-de-Seine, montrent les premières usines qui grignotent les champs : fonderies, ateliers de mécanique, entrepôts logistiques. En trois décennies, le village maraîcher devient une ville ouvrière.

Les archives municipales et leur fonds photographique

Consultation de cartes postales anciennes aux archives municipales de Gennevilliers
Consultation de cartes postales anciennes aux archives municipales de Gennevilliers

Le point de départ de toute exploration visuelle de Gennevilliers ancien, c’est le site des archives municipales, mis en ligne en 2019 et régulièrement enrichi depuis. J’y ai passé des dizaines d’heures, et je le recommande sans réserve. Le fonds numérisé comprend :

  • Plus de 10 000 photographies couvrant la période 1880-2000
  • Des registres d’état civil remontant au XVIIe siècle
  • Des plans cadastraux anciens permettant de localiser les parcelles maraîchères disparues
  • Des affiches municipales et tracts syndicaux témoignant de la vie politique locale
  • Des films et enregistrements sonores, dont le documentaire Naissance d’une cité de Louis Daquin (1940)

La navigation est intuitive : on peut chercher par quartier, par période ou par thématique (industrie, fêtes, écoles, logement). Les images sont téléchargeables en haute résolution pour un usage personnel ou pédagogique. Pour les généalogistes, les registres paroissiaux et d’état civil sont indexés et consultables gratuitement, ce qui n’est pas le cas dans toutes les communes du département.

Si vous préférez la visite physique, le service des archives se trouve au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville, accessible en tram T1 (arrêt Gennevilliers) ou en métro ligne 13 (Gabriel Péri puis correspondance bus 177). L’accueil est ouvert du lundi au vendredi, sur rendez-vous. Les archivistes sont d’une aide précieuse pour orienter les recherches ; lors de ma dernière visite, l’une d’elles m’a sorti un carton de négatifs non encore numérisés montrant la construction du groupe scolaire Paul-Langevin dans les années 1950.

Cartes postales anciennes : ce qu’elles racontent de la vie quotidienne

Les cartes postales sont la porte d’entrée la plus accessible pour découvrir le Gennevilliers d’avant-guerre. Produites en masse entre 1900 et 1940, elles circulaient comme nos SMS d’aujourd’hui et documentent des scènes que personne ne songeait à photographier autrement : la sortie d’usine, le marché du dimanche, la crue de la Seine, les gamins qui jouent dans la rue.

J’ai identifié cinq séries thématiques particulièrement parlantes :

Thème Période principale Nombre estimé de cartes Ce qu’on y voit
Vues générales et rues 1900-1930 200+ Grande-Rue, place Jean-Grandel, commerces de détail
Seine et inondations 1910-1924 80+ Crues historiques, bateliers, berges non aménagées
Maraîchage et agriculture 1895-1920 50+ Champs d’asperges, cultures en plein champ, attelages
Usines et industrie 1920-1950 120+ Chausson, SNECMA, fonderies, port fluvial
Fêtes et vie sociale 1905-1938 60+ Kermesses, défilés du 1er mai, équipes sportives

Ce qui me frappe à chaque fois que je manipule ces cartes, c’est la densité humaine des scènes. Les photographes de l’époque avaient besoin de temps de pose longs, ce qui obligeait les passants à rester immobiles ; on obtient donc des portraits involontaires d’une netteté remarquable. Sur une carte de la Grande-Rue datée de 1908, on distingue clairement l’enseigne d’un marchand de vin, les tabliers des ouvriers et même les sabots d’un gamin assis sur le trottoir.

Pour trouver des cartes postales anciennes de Gennevilliers, plusieurs sources sont fiables : les sites spécialisés en cartophilie, les brocantes et vide-greniers de la boucle (où j’ai déniché certaines de mes plus belles pièces), et bien sûr les plateformes de vente en ligne. Comptez entre 5 et 25 € pour une carte en bon état, davantage pour les séries rares sur les inondations de 1910.

Les grandes usines qui ont transformé le paysage

Le port de Gennevilliers aujourd'hui, premier port fluvial d'Île-de-France
Le port de Gennevilliers aujourd’hui, premier port fluvial d’Île-de-France

Impossible de parler de l’évolution de Gennevilliers sans évoquer ses grandes usines. Entre 1920 et 1970, la commune a accueilli certains des plus importants sites industriels de la banlieue parisienne, et les photographies de cette époque sont saisissantes par l’ampleur des transformations qu’elles documentent.

L’usine Chausson, implantée à partir de 1931, est sans doute la plus emblématique. Spécialisée dans la carrosserie automobile puis dans la fabrication d’autocars, elle a employé jusqu’à 6 000 ouvriers dans les années 1960. Les photos aériennes montrent un complexe industriel couvrant plusieurs dizaines d’hectares, avec ses halls de montage, ses voies ferrées internes et sa cité ouvrière attenante. La fermeture définitive en 1993 a laissé une friche qui a depuis été reconvertie en écoquartier, mais les anciens ouvriers que je croise encore au marché me parlent de « Chausson » comme d’un pays disparu.

La SNECMA (aujourd’hui Safran) occupait un autre secteur stratégique, lié à la construction de moteurs d’avions. Les photographies intérieures, quand elles existent, montrent des ateliers immenses où les ouvriers travaillaient sur des pièces mécaniques de précision. D’autres sites marquants incluent les fonderies Montupet, les entrepôts pétroliers le long du port, et les ateliers de la Compagnie des Eaux qui rappellent le rôle de Gennevilliers dans l’épuration des eaux usées de Paris, une histoire méconnue que l’on retrouve dans les travaux de l’INSEE sur l’évolution démographique de la commune.

Le port de Gennevilliers, premier port fluvial d’Île-de-France, mérite un chapitre à lui seul. Les photographies des années 1930 montrent les premiers quais en construction, les péniches à charbon et les grues à vapeur. Aujourd’hui, le port traite plus de 20 millions de tonnes de marchandises par an et reste le poumon logistique de la métropole. La comparaison entre les vues anciennes et les installations actuelles donne le vertige.

De l’habitat ouvrier aux grands ensembles : un siècle de logement

Les photographies anciennes de Gennevilliers racontent aussi l’histoire du logement populaire en France. Cette dimension est peut-être la plus émouvante, parce qu’elle touche directement à l’intimité des familles.

Au début du XXe siècle, les ouvriers maraîchers vivaient dans des maisons basses en meulière, souvent dotées d’un jardin potager. Quelques-unes subsistent dans le quartier du Village, reconnaissables à leurs façades de pierre jaune et leurs toits en tuile mécanique. Les photographies de cette époque montrent des rues non pavées, des réverbères à gaz et des puits communs dans les cours.

L’arrivée massive des ouvriers d’usine dans l’entre-deux-guerres crée une crise du logement sans précédent. Les clichés des années 1930 documentent les bidonvilles et les « îlots insalubres » que la municipalité communiste, élue en 1935, s’efforce de résorber. C’est dans ce contexte que Louis Daquin tourne son documentaire Naissance d’une cité, qui montre la construction des premiers HBM (habitations à bon marché) de la commune, ancêtres des HLM.

Après la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction et le baby-boom accélèrent la transformation. Les grands ensembles sortent de terre dans les années 1960-1970 : le Luth (3 500 logements), les Agnettes, les Grésillons. Les photographies de chantier sont spectaculaires ; on y voit les grues couvrir l’horizon, les barres et les tours monter étage par étage sur d’anciens terrains maraîchers. La population bondit de 28 000 habitants en 1954 à 50 000 en 1975.

Comparer ces photos de chantier aux vues actuelles des mêmes quartiers, après les programmes de rénovation urbaine des années 2000-2020, permet de mesurer un autre cycle de transformation. Les barres du Luth ont été en partie démolies et remplacées par des immeubles de taille plus modeste, avec des espaces verts et des équipements publics. C’est un exercice que je recommande à quiconque s’intéresse à l’urbanisme ; les médiathèques de Gennevilliers disposent d’albums photographiques consultables sur place qui facilitent ces comparaisons.

Trois parcours sur le terrain, photos en main

Balade comparative photos en main dans le parc des Chanteraines à Gennevilliers
Balade comparative photos en main dans le parc des Chanteraines à Gennevilliers

J’ai conçu trois itinéraires que je pratique régulièrement avec des amis ou lors de visites guidées bénévoles. L’idée est simple : marcher dans Gennevilliers avec des reproductions de photos anciennes et retrouver les points de vue exacts pour observer ce qui a changé et ce qui subsiste.

Parcours 1 : le Village historique (45 min, 2 km). Départ à l’église Saint-Jean-Baptiste, passage par la rue Pierre-Timbaud (ancienne Grande-Rue), arrêt devant les dernières maisons maraîchères, retour par la place Jean-Grandel. Ce parcours est le plus court et le plus facile ; il convient aux familles avec enfants. On y repère facilement cinq ou six points de vue correspondant à des cartes postales du début du XXe siècle.

Parcours 2 : la ceinture industrielle (1 h 15, 4,5 km). Départ à la gare du tram T1, traversée de l’ancien site Chausson (aujourd’hui écoquartier Chandon-République), passage le long du canal et vue sur le port. Ce parcours demande de bonnes chaussures car certains tronçons longent des voies de circulation. Les contrastes entre les photos d’usines des années 1950 et les immeubles récents sont particulièrement frappants.

Parcours 3 : les bords de Seine et le port (1 h 30, 5 km). Départ au pont d’Asnières (côté Gennevilliers), remontée le long des berges jusqu’au port autonome, retour par le parc des Chanteraines. Ce parcours est idéal pour les amateurs de patrimoine fluvial et offre des vues dégagées sur la Seine. Les photos de la crue de 1910 prennent ici tout leur sens ; on mesure l’ampleur de la montée des eaux en comparant le niveau actuel du fleuve aux repères de crue encore visibles sur certains murs.

Pour chacun de ces parcours, je conseille de télécharger une dizaine de photos anciennes sur votre téléphone avant de partir. Le site des archives municipales permet de les enregistrer facilement. Si vous visitez en famille, les idées de sorties complémentaires ne manquent pas dans le secteur pour prolonger la journée.

Ressources complémentaires : où chercher d’autres images

Au-delà des archives municipales, plusieurs sources permettent d’approfondir l’exploration visuelle de Gennevilliers :

  • Archives départementales des Hauts-de-Seine (Nanterre) : fonds photographiques, plans et cartes anciennes, presse locale numérisée. La salle de lecture est ouverte sans rendez-vous.
  • Cinéarchives : cette association conserve et diffuse les films du mouvement ouvrier, dont Naissance d’une cité de Louis Daquin, tourné à Gennevilliers en 1940. Des projections sont organisées ponctuellement dans les cinémas indépendants de la boucle.
  • Bibliothèque nationale de France (Gallica) : cartes postales numérisées, journaux illustrés, photographies de presse. La recherche par lieu « Gennevilliers » dans la base iconographique donne plusieurs centaines de résultats.
  • Collections privées : de nombreux Gennevillierois conservent des albums de famille contenant des clichés inédits. Les associations locales de mémoire organisent régulièrement des collectes de photos lors de la fête des associations ou des Journées du patrimoine.
  • IGN (Remonter le temps) : le site de l’IGN permet de comparer des vues aériennes historiques de Gennevilliers depuis les années 1920 jusqu’à aujourd’hui, avec un curseur temporel très pratique.

Pour les passionnés de généalogie, je signale que les registres paroissiaux et d’état civil de Gennevilliers sont numérisés et accessibles gratuitement, à la fois sur le site municipal et sur celui des archives départementales. C’est une ressource précieuse pour retrouver la trace des familles ouvrières qui ont fait l’histoire de la commune.

Transmettre la mémoire ouvrière aux nouvelles générations

Ce qui me motive à poursuivre ce travail de documentation, c’est la conviction que la mémoire ouvrière de Gennevilliers constitue un patrimoine immatériel aussi précieux que les bâtiments eux-mêmes. Les photos anciennes ne sont pas de simples curiosités nostalgiques ; elles racontent une histoire sociale qui éclaire le présent.

Quand je montre à des collégiens une photographie de la sortie d’usine chez Chausson en 1955, avec ses milliers d’ouvriers à vélo envahissant la rue, je vois sur leurs visages un mélange de stupéfaction et de fierté. Beaucoup d’entre eux vivent dans des logements construits pour accueillir ces mêmes ouvriers et leurs familles. Comprendre d’où vient leur quartier, c’est aussi comprendre pourquoi il ressemble à ce qu’il est aujourd’hui.

Plusieurs initiatives locales contribuent à cette transmission. Le Théâtre de Gennevilliers (T2G) programme régulièrement des spectacles et des résidences artistiques en lien avec la mémoire ouvrière du territoire. Les musées gratuits du 92 nord accueillent des expositions temporaires qui mobilisent les fonds photographiques locaux. Et les ateliers pour enfants aux Chanteraines proposent parfois des activités autour du patrimoine naturel et industriel de la commune.

Pour ma part, je continue de documenter les transformations en cours. Le Gennevilliers de 2026 est en pleine mutation, avec l’arrivée prochaine de nouvelles lignes de transport, la reconversion de friches industrielles et la construction de nouveaux quartiers. Dans vingt ou trente ans, les photos que nous prenons aujourd’hui seront les « photos anciennes » de demain. C’est cette continuité qui donne tout son sens à l’exercice : chaque génération hérite d’un paysage et en lègue un autre.

À retenir

  • Commencez par le site des archives municipales de Gennevilliers pour télécharger gratuitement des photos anciennes avant votre balade
  • Privilégiez le parcours du Village historique (45 min) si vous visitez pour la première fois ou avec des enfants
  • Consultez le site Remonter le temps de l’IGN pour superposer vues aériennes anciennes et actuelles de n’importe quel quartier
  • Vérifiez les horaires d’ouverture du service des archives sur le site de la mairie avant de vous déplacer, la consultation sur place se fait sur rendez-vous
  • Profitez des Journées du patrimoine (troisième week-end de septembre) pour accéder à des lieux habituellement fermés et à des visites commentées

Questions fréquentes


Où trouver des photos anciennes de Gennevilliers gratuitement ?

Le site des archives municipales de Gennevilliers propose plus de 10 000 photographies numérisées en libre accès. Les archives départementales des Hauts-de-Seine à Nanterre et la plateforme Gallica de la BnF complètent cette offre. Tous ces services sont gratuits et accessibles en ligne sans inscription préalable.


Quelle est la date de construction de la mairie de Gennevilliers ?

L’actuel Hôtel de Ville de Gennevilliers a été construit dans les années 1930, sous la municipalité de Jean Grandel. Il remplace un bâtiment plus ancien qui se trouvait au cœur du village historique. Des cartes postales de l’ancienne et de la nouvelle mairie sont consultables dans le fonds des archives municipales.


Comment a évolué la population de Gennevilliers au fil du temps ?

Gennevilliers est passée de 3 200 habitants en 1876 à environ 50 000 au milieu des années 1970, portée par l’industrialisation et la construction des grands ensembles. La population s’est stabilisée autour de 47 000 à 48 000 habitants depuis les années 2000. Cette croissance spectaculaire se lit directement dans les photographies anciennes, qui montrent la transformation d’un village rural en cité ouvrière dense.


Peut-on visiter les anciens sites industriels de Gennevilliers ?

La plupart des anciens sites industriels ont été reconvertis. L’ancien site Chausson est devenu l’écoquartier Chandon-République, librement accessible à pied. Le port de Gennevilliers se visite lors d’événements ponctuels comme les Journées du patrimoine. Pour une visite comparée entre l’ancien et l’actuel, le parcours de la ceinture industrielle (4,5 km, environ 1 h 15) permet de retrouver les points de vue des photos d’usines des années 1950.


Existe-t-il des films documentaires sur le Gennevilliers ouvrier ?

Le plus célèbre est Naissance d’une cité, réalisé par Louis Daquin en 1940, qui documente la construction des premiers logements sociaux de Gennevilliers. Ce film est conservé par l’association Cinéarchives et projeté occasionnellement dans les cinémas et médiathèques de la boucle de Seine. D’autres documentaires plus récents ont été produits par la municipalité et sont consultables aux archives.


Quels quartiers de Gennevilliers ont le plus changé en un siècle ?

Le secteur du Luth et celui de Chandon-République ont connu les transformations les plus radicales, passant de terrains maraîchers à des zones industrielles puis à des quartiers résidentiels modernes. Le quartier du Village, autour de l’église Saint-Jean-Baptiste, est celui qui a le mieux conservé sa physionomie ancienne, avec quelques maisons en meulière du début du XXe siècle encore visibles.


Camille Besson
Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.

Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.