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Où manger des huîtres près de la Seine sans aller à Paris

Dans cet article

  • Au moins 6 adresses testées entre Gennevilliers, Asnières, Colombes et L’Île-Saint-Denis pour déguster des huîtres sans traverser le périphérique
  • Comptez entre 12 € et 28 € la douzaine selon le calibre et l’adresse, soit 20 à 40 % de moins qu’à Paris intra-muros
  • La pleine saison court de septembre à avril, mais plusieurs poissonniers de la boucle proposent des huîtres toute l’année grâce aux triploïdes
  • Trois marchés locaux vendent des huîtres ouvertes sur place le week-end : le marché du centre de Gennevilliers, le marché d’Asnières-Bac et le marché de Colombes-Gare
  • Un food truck spécialisé s’installe régulièrement sur les berges de Seine à Villeneuve-la-Garenne entre mai et septembre
  • Associer huîtres et vin blanc local est possible grâce aux cavistes indépendants de la boucle qui proposent des muscadets et entre-deux-mers adaptés

Je vis dans la boucle de Seine depuis plus de trente ans, et chaque automne la même question revient dans mon entourage : où trouver de bonnes huîtres près de la Seine sans aller à Paris ? La réponse courte, c’est qu’on n’a pas besoin de franchir le périphérique. Entre Gennevilliers, Asnières, Colombes et Villeneuve-la-Garenne, il existe une poignée d’adresses fiables où l’on ouvre des huîtres devant vous, avec un verre de blanc, souvent à des tarifs plus doux que dans le centre de la capitale. J’ai passé les derniers mois à toutes les revisiter pour vous livrer ce guide actualisé.

Pourquoi chercher ses huîtres hors de Paris

Paris regorge de bars à huîtres, c’est vrai. Mais entre le trajet, le stationnement et les tarifs gonflés par le loyer commercial, une douzaine de fines de claire n° 3 peut facilement atteindre 32 à 38 € dans les arrondissements centraux. Dans la boucle de Seine nord-ouest, les mêmes huîtres, issues des mêmes bassins de Marennes-Oléron ou de Cancale, tournent plutôt autour de 18 à 24 € la douzaine. La différence ne tient pas à la qualité du produit : elle tient au coût du mètre carré.

Il y a aussi un plaisir que Paris offre rarement : manger ses huîtres face à la Seine, sur un banc de berge ou à la terrasse d’un restaurant de quai, sans le bruit du boulevard Saint-Germain. Les berges de Gennevilliers et de Villeneuve-la-Garenne offrent des panoramas industriels étonnamment photogéniques ; j’en ai parlé dans mon article sur les 8 kilomètres de promenade oubliée le long de la Seine. L’huître et le fleuve, c’est un accord que je trouve naturel.

Enfin, acheter ses huîtres localement, c’est soutenir des poissonniers et des écaillers qui font vivre nos marchés de quartier. Certains travaillent en circuit court avec des ostréiculteurs de Normandie ou de Bretagne, et la fraîcheur du produit s’en ressent. Selon FranceAgriMer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer, la France produit environ 80 000 tonnes d’huîtres par an, ce qui en fait le premier producteur européen. Ce volume permet un approvisionnement régulier jusque dans nos communes de banlieue.

Les poissonneries de la boucle qui ouvrent des huîtres

Un écailler ouvre des huîtres fraîches sur l'étal d'une poissonnerie de marché
Un écailler ouvre des huîtres fraîches sur l’étal d’une poissonnerie de marché

La première adresse que je recommande à quiconque cherche des huîtres dans la boucle, c’est la Poissonnerie du Centre, rue Pierre-Timbaud à Gennevilliers. Ce commerce familial existe depuis plus de vingt ans. Le patron, d’origine bretonne, se fournit directement auprès de parcs ostréicoles de la baie de Quiberon. Ses huîtres creuses n° 3 sont vendues entre 14 € et 18 € la douzaine selon la saison. Il ouvre sur demande et fournit citron, vinaigre à l’échalote et pain de seigle. Pas de place assise, mais rien n’empêche de s’installer sur un banc du square voisin.

À Asnières-sur-Seine, la Maison Galet près de la gare propose un étal de fruits de mer réputé le vendredi et le samedi. Les huîtres viennent principalement de Normandie, du côté d’Utah Beach et de Saint-Vaast-la-Hougue. Comptez 16 € la douzaine de creuses n° 3 et 22 € pour des spéciales. Le poissonnier ouvre les huîtres gratuitement si vous les consommez dans la demi-heure ; au-delà, il recommande de les garder à plat, côté creux vers le bas, dans un lieu frais.

Du côté de Colombes, Aux Trésors de la Mer, rue Saint-Denis, mérite un détour. Cette poissonnerie propose des huîtres de plusieurs origines : Arcachon, Bouzigues et Cancale. C’est l’un des rares commerces de la boucle à afficher clairement la provenance et le calibre sur chaque lot. Les prix démarrent à 12 € la douzaine pour des n° 4 d’Arcachon, ce qui en fait l’adresse la plus accessible du secteur.

Quelle que soit la poissonnerie, mon conseil est toujours le même : arrivez tôt le matin, idéalement entre 8 h et 10 h. Les arrivages de la criée de la veille sont à leur meilleur, et les calibres les plus demandés (n° 2 et n° 3) partent vite le week-end. Si vous prévoyez un brunch dominical à Gennevilliers ou Asnières, c’est le moment parfait pour ajouter une douzaine au menu.

Marchés où l’on déguste des huîtres ouvertes sur place

Le marché du centre de Gennevilliers, qui se tient le mercredi, le vendredi et le dimanche matin place Jean-Grandel, accueille au moins deux écaillers réguliers. Le dimanche, l’ambiance est la plus festive : on croise des habitués qui commandent une demi-douzaine avec un verre de muscadet, debout devant l’étal, avant de finir leurs courses. La douzaine d’huîtres creuses n° 3 avec citron tourne autour de 15 à 17 €. Le cadre n’a rien de glamour, mais la fraîcheur est irréprochable.

Le marché d’Asnières-Bac, le samedi matin, dispose d’un banc de fruits de mer particulièrement fourni en hiver. L’écailler qui s’y installe propose aussi des bulots, des bigorneaux et des crevettes grises pour compléter le plateau. Ses huîtres plates de Belon, quand il en a, sont une rareté dans le secteur : comptez 28 € la douzaine pour ce produit d’exception.

À Colombes, le marché de la Gare, le jeudi et le dimanche, offre une halte iodée grâce à un poissonnier ambulant qui écaille sur place. L’avantage de ce marché est sa proximité avec la gare SNCF, ce qui le rend facilement accessible en transilien depuis Saint-Lazare. J’y ai souvent acheté des huîtres avant de filer à vélo le long de la Seine ; d’ailleurs, si vous aimez pédaler, mon itinéraire vélo du tour complet de la boucle passe à deux pas.

Si vous préférez les circuits courts et les produits responsables, pensez aussi à vérifier les paniers proposés par les AMAP de Gennevilliers. Certaines incluent ponctuellement des huîtres d’ostréiculteurs partenaires, notamment en période de fêtes.

Restaurants et bistrots pour un plateau de fruits de mer

Un plateau de fruits de mer servi dans un bistrot de la boucle de Seine
Un plateau de fruits de mer servi dans un bistrot de la boucle de Seine

Pour ceux qui veulent s’asseoir confortablement et se faire servir un plateau de fruits de mer complet, plusieurs adresses de la boucle tiennent la route. Mon premier choix reste Le Comptoir du Port, installé non loin du port autonome de Gennevilliers. Ce bistrot de quartier, que j’avais déjà mentionné dans mon guide sur les endroits où déjeuner près du port quand on y travaille, propose un plateau royal pour deux personnes à 58 € comprenant une douzaine d’huîtres, des langoustines, des bulots et des crevettes roses. Le rapport qualité-prix est solide.

À Asnières, La Table du Bac, rue du Bac, sert des huîtres à l’unité ou à la douzaine en entrée, de septembre à avril. La carte change selon les arrivages : on y trouve tantôt des Gillardeau, tantôt des Marennes-Oléron label rouge. Comptez 2,50 € l’huître Gillardeau et 1,80 € pour une creuse standard. Le cadre est celui d’un bistrot parisien classique, nappes à carreaux et ardoise murale, mais sans les prix parisiens.

Pour une ambiance plus contemporaine, L’Escale à Villeneuve-la-Garenne propose un bar à huîtres en terrasse dès les beaux jours. La vue donne sur la Seine et les péniches de transport fluvial ; c’est le genre de panorama que j’adore, un pied dans le patrimoine industriel, l’autre dans la gastronomie. Les huîtres viennent de Cancale et sont servies avec du pain de seigle maison et un beurre demi-sel breton. La douzaine de spéciales est à 24 €.

Enfin, certains bistrots de Gennevilliers que j’aime vraiment proposent des huîtres en suggestion du jour, surtout le week-end. Ce n’est pas toujours affiché sur la carte permanente : n’hésitez pas à demander au serveur.

Food trucks et événements éphémères sur les berges

Depuis quelques années, le phénomène des food trucks spécialisés en fruits de mer a gagné la banlieue nord-ouest. Le plus régulier dans notre secteur est L’Écailler Ambulant, un camion aménagé qui s’installe sur le parking des berges de Villeneuve-la-Garenne, généralement le samedi après-midi de mai à septembre. Le concept est simple : huîtres ouvertes minute, verre de blanc ou de crémant, et vue sur la Seine. La douzaine de creuses n° 3 est à 16 €, le verre de muscadet à 4 €. C’est informel, joyeux, et le cadre des berges au soleil couchant est vraiment agréable.

Les événements municipaux sont aussi une occasion de déguster. La Fête de la Seine, organisée chaque année en juin par les communes riveraines, inclut souvent un stand d’écailler. À Gennevilliers, la fête du quartier du Village a proposé un bar à huîtres éphémère lors de sa dernière édition. Je recommande de surveiller le site de la mairie et les panneaux d’affichage municipal pour ne pas rater ces occasions ponctuelles.

L’Île-Saint-Denis, accessible à pied depuis Villeneuve-la-Garenne par la passerelle, accueille parfois des marchés de producteurs avec un écailler invité. L’île a un charme particulier : on y flâne entre les anciens entrepôts réhabilités et les bords de Seine plantés de saules. Si vous ne connaissez pas encore ce coin, associez la dégustation d’huîtres à une balade d’observation des oiseaux sur les berges, hérons et cormorans sont souvent au rendez-vous.

Un conseil pratique : les food trucks n’acceptent pas toujours la carte bancaire pour les petits montants. Prévoyez de la monnaie ou un paiement mobile. Et apportez votre propre serviette ; on est en plein air, pas au restaurant.

Comparatif des prix et des adresses

Pour vous aider à choisir, j’ai compilé dans ce tableau les principales adresses où j’ai dégusté des huîtres au cours des derniers mois. Les prix sont ceux que j’ai constatés personnellement ; ils peuvent varier selon la saison et les arrivages.

Adresse Commune Type Douzaine n° 3 Ouverture sur place Accès transport
Poissonnerie du Centre Gennevilliers Poissonnerie 14-18 € Oui, gratuit T1 Les Courtilles + 5 min à pied
Maison Galet Asnières Poissonnerie 16 € Oui, gratuit Gare d’Asnières + 8 min à pied
Aux Trésors de la Mer Colombes Poissonnerie 12-16 € Oui, gratuit Gare de Colombes + 6 min à pied
Marché du centre Gennevilliers Marché 15-17 € Oui, avec verre possible M13 Gabriel Péri + 10 min à pied
Marché du Bac Asnières Marché 16-18 € Oui, avec verre possible M13 Asnières-Gennevilliers + 7 min
Le Comptoir du Port Gennevilliers Restaurant 22 € Service à table Bus 177 + 3 min à pied
La Table du Bac Asnières Restaurant 21,60 € Service à table Gare d’Asnières + 5 min à pied
L’Escale Villeneuve-la-Garenne Restaurant 24 € Service à table, terrasse Seine Bus 137 + 4 min à pied
L’Écailler Ambulant Villeneuve-la-Garenne Food truck 16 € Oui, debout en plein air Bus 137, berges de Seine

Comme vous le voyez, les poissonneries et marchés restent les options les plus économiques, tandis que les restaurants ajoutent le confort du service et parfois la vue. Le food truck offre un compromis intéressant : prix de marché, ambiance conviviale, cadre en bord de Seine.

Quel vin avec ses huîtres : les cavistes de la boucle conseillent

Muscadet et huîtres au bord de la Seine, l'accord parfait d'un apéritif en plein air
Muscadet et huîtres au bord de la Seine, l’accord parfait d’un apéritif en plein air

Une douzaine d’huîtres sans un bon verre de blanc, c’est un peu comme la Seine sans ses péniches. Pour trouver la bouteille idéale sans courir à Paris, les cavistes indépendants de la boucle sont une ressource précieuse. J’en ai interrogé plusieurs pour connaître leurs recommandations.

Le consensus tourne autour de trois appellations. Le muscadet sèvre-et-maine sur lie reste le classique absolu : minéral, vif, légèrement perlant, il épouse la salinité de l’huître sans la masquer. Comptez entre 8 € et 14 € la bouteille chez un caviste de la boucle. L’entre-deux-mers, plus rond et floral, convient à ceux qui trouvent le muscadet trop austère. Enfin, le chablis apporte une minéralité calcaire qui fait merveille avec les huîtres de pleine mer normandes ; il est un peu plus cher, autour de 14 à 20 €.

Un caviste d’Asnières m’a aussi suggéré un accord moins attendu : un crémant de Loire brut à 10 € la bouteille. Les bulles fines et l’acidité franche fonctionnent étonnamment bien, surtout quand on mange ses huîtres en plein air par une journée ensoleillée. C’est festif sans être ruineux.

Si vous accompagnez vos huîtres de pain beurré, pensez à passer chez l’une des boulangeries traditionnelles de Gennevilliers pour un bon pain de seigle ou de campagne au levain. Le beurre demi-sel, lui, se trouve facilement dans les crèmeries des marchés cités plus haut. Et pour finir le repas sur une note sucrée, les pâtisseries remarquables de la boucle ne sont jamais bien loin.

Saison, conservation et conseils pratiques

La règle des mois en R (de septembre à avril) reste un bon repère pour la saison traditionnelle des huîtres creuses. Pendant les mois d’été, les huîtres diploïdes sont en période de reproduction et deviennent laiteuses, ce qui déplaît à beaucoup de consommateurs. Cela dit, les huîtres triploïdes, stériles et donc non laiteuses, sont disponibles toute l’année. Plusieurs poissonneries de la boucle en proposent désormais en été. Selon le Comité national de la conchyliculture, les triploïdes représentent aujourd’hui près de 30 % de la production française.

Pour la conservation à domicile, voici les règles que m’ont rappelées les poissonniers du secteur. Les huîtres se gardent entre 5 °C et 15 °C, posées à plat, côté creux vers le bas, recouvertes d’un linge humide. Ne les mettez jamais au congélateur ni dans un sac plastique fermé. Bien stockées, elles restent vivantes et consommables pendant 4 à 5 jours après l’achat. L’huître doit être lourde en main et bien fermée ; si elle bâille et ne se referme pas quand on la tapote, elle est morte et il faut la jeter.

Pour les ouvrir sans se blesser, investissez dans un couteau à huîtres à garde (disponible dans les quincailleries de Gennevilliers pour 8 à 12 €) et portez un gant de protection ou enveloppez l’huître dans un torchon épais. L’ouverture se fait par la charnière, en insérant la lame entre les deux valves côté talon, puis en faisant levier d’un quart de tour. Une fois ouverte, jetez la première eau, attendez que l’huître en produise une seconde, plus savoureuse, et dégustez.

Côté accompagnements, le débat est éternel. Nature, avec un filet de citron, ou avec une vinaigrette à l’échalote ? Je suis partisane du minimalisme : une huître de qualité n’a besoin de rien. Mais si vous aimez l’échalote, ciselez-la très finement dans du vinaigre de vin rouge et laissez macérer au moins une heure. Le pain de seigle beurré reste l’accompagnement traditionnel. Évitez le tabasco et le ketchup, qui anéantissent la finesse du produit.

Un dernier mot sur l’accès : la plupart des adresses citées dans cet article sont accessibles en transport en commun depuis Paris en 25 à 40 minutes. Le métro ligne 13, le tram T1 et les gares transilien du réseau Saint-Lazare desservent efficacement Gennevilliers, Asnières et Colombes. Pour ceux qui préfèrent le vélo, la piste cyclable de la boucle de Seine relie toutes ces communes sans emprunter de route à fort trafic. De quoi rapporter sa douzaine dans le panier avant, à condition de rouler doucement.

À retenir

  • Privilégiez les poissonneries et marchés pour le meilleur rapport qualité-prix : la douzaine y démarre à 12 € contre 22 € en restaurant
  • Achetez vos huîtres le matin avant 10 h le week-end pour avoir le choix des calibres et profiter des arrivages frais
  • Associez un muscadet sur lie ou un crémant de Loire acheté chez un caviste de la boucle pour un accord huître-vin réussi à petit prix
  • Conservez vos huîtres à plat, côté creux vers le bas, entre 5 et 15 °C sous un linge humide : elles restent bonnes 4 à 5 jours
  • En été, demandez spécifiquement des huîtres triploïdes si vous n’aimez pas la texture laiteuse des huîtres en période de reproduction

Questions fréquentes


Quels sont les mois où il ne faut pas manger d’huîtres ?

La tradition recommande d’éviter les mois sans R, c’est-à-dire de mai à août. Les huîtres diploïdes sont alors en période de reproduction et deviennent laiteuses. Toutefois, les huîtres triploïdes, qui représentent environ 30 % de la production française, restent fermes et savoureuses toute l’année. Plusieurs poissonneries de la boucle de Seine en proposent même en plein été.


Quel est le prix d’une douzaine d’huîtres en banlieue nord-ouest de Paris ?

Dans le secteur Gennevilliers, Asnières et Colombes, comptez entre 12 € et 18 € la douzaine de creuses n° 3 en poissonnerie ou sur un marché. En restaurant, les prix montent à 22-24 € la douzaine. C’est en moyenne 20 à 40 % moins cher qu’à Paris intra-muros pour un produit de qualité équivalente.


Est-ce que les huîtres de Normandie sont bonnes ?

Les huîtres normandes, notamment celles de Saint-Vaast-la-Hougue et d’Utah Beach, sont réputées pour leur chair ferme et leur goût iodé prononcé. Elles bénéficient des courants froids de la Manche qui leur confèrent une salinité caractéristique. Plusieurs poissonniers de la boucle de Seine s’approvisionnent directement en Normandie, ce qui garantit une fraîcheur optimale avec un transport court.


Comment conserver ses huîtres après achat au marché ?

Posez les huîtres à plat, côté creux (bombé) vers le bas, dans un endroit frais entre 5 °C et 15 °C. Recouvrez-les d’un linge humide. Ne les enfermez jamais dans un sac plastique hermétique et ne les mettez pas au congélateur. Ainsi conservées, elles restent vivantes et comestibles pendant 4 à 5 jours. Avant de les consommer, vérifiez qu’elles sont bien fermées ou qu’elles se referment quand on les tapote.


Quel vin servir avec des huîtres ?

Le muscadet sèvre-et-maine sur lie est le choix classique grâce à sa minéralité et sa vivacité. L’entre-deux-mers, plus rond, convient à ceux qui préfèrent un blanc moins sec. Le chablis apporte une belle minéralité calcaire. Pour une option festive et abordable, essayez un crémant de Loire brut : ses bulles fines et son acidité se marient très bien avec les huîtres, surtout en plein air.


Peut-on manger des huîtres au bord de la Seine sans aller dans un restaurant ?

Oui, plusieurs options existent dans la boucle de Seine. Les poissonneries de Gennevilliers, Asnières et Colombes ouvrent les huîtres gratuitement sur demande : il suffit de les emporter sur les berges toutes proches. Le food truck L’Écailler Ambulant s’installe le samedi sur les berges de Villeneuve-la-Garenne de mai à septembre. Enfin, les marchés du week-end proposent souvent la dégustation sur place avec un verre de vin blanc.


Camille Besson
Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.

Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.