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Piste cyclable de la boucle de Seine : itinéraire de 25 km en une journée

Dans cet article

  • Un itinéraire cyclable de 25 km bouclé en une journée, de Gennevilliers à L’Île-Saint-Denis en passant par Villeneuve-la-Garenne et Asnières
  • Le parcours emprunte majoritairement des voies vertes sécurisées et berges aménagées, accessibles aux vélos de ville comme aux VTC
  • Comptez entre 2 h 30 et 4 h de pédalage effectif selon votre rythme, pauses non comprises
  • Trois points de location Vélib’ ou vélos en libre-service jalonnent le tracé : Gabriel Péri, Asnières-Gare et Île-Saint-Denis
  • Budget total estimé entre 0 € (vélo personnel) et 15 € (location journée + en-cas sur le parcours)
  • Le dénivelé cumulé ne dépasse pas 45 mètres : c’est plat, donc parfait pour les familles

Je roule cette boucle depuis plus de dix ans, par tous les temps ou presque. La première fois, c’était un dimanche d’octobre où je cherchais simplement à longer la Seine depuis chez moi, à Gennevilliers, sans plan précis. J’ai découvert ce jour-là que la boucle nord-ouest de la Seine, celle qui dessine un arc entre le port autonome et L’Île-Saint-Denis, forme un circuit cyclable naturel d’environ 25 kilomètres. Un tracé presque plat, balisé par endroits, sauvage à d’autres, qui traverse cinq communes et autant de paysages. Ce guide détaille l’itinéraire tel que je le pratique aujourd’hui, avec les portions réaménagées, les tronçons encore imparfaits et les arrêts que je recommande en connaissance de cause.

Pourquoi cette boucle de Seine à vélo plutôt qu’une autre

L’Île-de-France ne manque pas de parcours cyclables le long de la Seine. L’itinéraire national La Seine à Vélo couvre plus de 420 km entre Paris et la mer. Mais la plupart de ces grands axes traversent des zones rurales ou semi-urbaines assez éloignées de la petite couronne. La boucle que je décris ici présente un avantage rare : elle est 100 % urbaine et périurbaine, accessible en métro ou en tram depuis Paris en moins de trente minutes, et pourtant elle offre des tronçons de berges étonnamment calmes.

Le tracé épouse la géographie naturelle de la presqu’île de Gennevilliers, cette avancée de terre que la Seine contourne avant de filer vers Argenteuil. On longe successivement le port industriel reconverti, les berges résidentielles de Villeneuve-la-Garenne, le parc Robinson à Asnières, les quais de Colombes et enfin le bras nord du fleuve qui entoure L’Île-Saint-Denis. Le tout forme une boucle logique, sans besoin de revenir sur ses pas, ce qui est précieux quand on veut pédaler sereinement avec des enfants ou des amis peu sportifs.

Autre atout : le dénivelé quasi nul. On parle de 45 mètres cumulés au maximum, essentiellement des rampes d’accès aux ponts. Comparé aux collines de Meudon ou aux côtes de Saint-Germain, c’est un boulevard. J’ai fait ce parcours avec ma mère, qui a soixante-douze ans et un vélo électrique d’entrée de gamme : elle n’a jamais mis pied à terre. C’est un argument que je mets en avant sans hésiter.

Enfin, cette boucle croise plusieurs lieux que j’ai déjà documentés dans Le Carnet de la Boucle, notamment les berges de Seine à Gennevilliers et les bords de Seine de L’Île-Saint-Denis. Le vélo est simplement la meilleure façon de relier ces escales en une seule journée.

La mairie Art déco de Gennevilliers, point de départ de l'itinéraire cyclable
La mairie Art déco de Gennevilliers, point de départ de l’itinéraire cyclable

Préparation et matériel : ce qu’il faut avant de partir

Pas besoin d’un vélo de compétition. Un VTC classique ou un vélo de ville avec au moins six vitesses convient parfaitement. Les pneus de 35 mm minimum sont préférables car certains tronçons, notamment le chemin de halage entre le port de Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne, présentent un revêtement granuleux qui secoue les pneus fins. Si vous optez pour un vélo à assistance électrique, vérifiez que la batterie tient au moins 40 km en mode éco : les 25 km du parcours ne poseront alors aucun souci.

Côté équipement, je recommande un antivol en U (pas un câble, trop facile à couper), une gourde d’un litre, un kit de réparation crevaison et, bien sûr, un casque. Le casque n’est obligatoire légalement que pour les enfants de moins de douze ans, mais je le porte systématiquement et je vous le conseille vivement : certaines portions longent des routes à fort trafic, notamment le quai du Moulin de Cage à Gennevilliers.

Pour ceux qui n’ont pas de vélo, trois options de location sont disponibles sur le tracé :

Point de location Service Tarif journée (2025) Types de vélos
Station Vélib’ Gabriel Péri (Gennevilliers) Vélib’ Métropole 5 € la journée (mécanique) ; 10 € (électrique) Ville, électrique
Station Vélib’ Gare d’Asnières Vélib’ Métropole 5 € la journée (mécanique) ; 10 € (électrique) Ville, électrique
Cyclofix mobile (toute la boucle) Réparation et location ponctuelle 12 à 15 € selon modèle VTC, électrique

Pensez à télécharger l’application Géovélo sur votre téléphone. Elle propose un tracé de la boucle de Seine nord-ouest assez proche de celui que je décris, avec des indications virage par virage. C’est un complément utile, même si je signalerai dans ce guide les endroits où mon itinéraire diffère de la suggestion algorithmique.

Étape 1 : Gennevilliers vers Villeneuve-la-Garenne (7 km)

Je pars systématiquement du parvis de la mairie de Gennevilliers, place Jean-Grandel. C’est un point de repère facile, desservi par le métro ligne 13 (station Gabriel Péri) et le tramway T1. En sortant de la station, comptez cinq minutes à vélo pour rejoindre la mairie, cet édifice Art déco que je ne me lasse pas d’admirer.

De là, je descends la rue Paul Vaillant-Couturier vers le sud-est jusqu’au quai du Moulin de Cage. C’est la portion la plus urbaine du parcours : la piste cyclable est peinte sur le trottoir, étroite par endroits, et les piétons la partagent. Patience et courtoisie. Après le pont du Port, la voie s’élargit et on longe les anciens entrepôts du port autonome de Gennevilliers, transformés aujourd’hui en ateliers d’artistes et espaces logistiques. Le patrimoine industriel ici est spectaculaire : grues à portique, silos de béton, rails désaffectés. Si vous êtes curieux de l’histoire sociale de ce quartier, j’ai consacré un article aux anciens bains-douches de Gennevilliers, situés à quelques rues.

La piste remonte ensuite vers le nord-ouest en suivant le chemin de halage. C’est ici que le paysage change brusquement. On quitte la ville dense pour un corridor vert coincé entre la Seine et la zone industrielle. Le revêtement est en stabilisé compacté, correct par temps sec, un peu boueux après de fortes pluies. Comptez 20 à 25 minutes pour atteindre le pont de Villeneuve-la-Garenne. Juste avant le pont, un petit promontoire offre une vue dégagée sur le fleuve et le coteau d’Argenteuil en face : c’est mon premier arrêt photo systématique.

En entrant dans Villeneuve-la-Garenne, la piste cyclable balisée reprend sur le boulevard Gallieni. La commune a investi dans un réseau cyclable récent, avec des bandes séparées du trafic automobile par des bordures en béton. C’est confortable et rassurant, surtout si vous roulez avec des enfants.

Étape 2 : Villeneuve-la-Garenne vers Asnières-sur-Seine (6 km)

Depuis le centre de Villeneuve-la-Garenne, je bifurque vers l’est par la rue Jean Jaurès, puis je rejoins les berges de Seine par la rue du Port. Cette portion traverse un quartier résidentiel calme, avec peu de circulation. Le chemin de berge ici est en enrobé lisse, un vrai plaisir à rouler. On passe devant le parc des Chanteraines (côté Villeneuve), un espace de 80 hectares avec un lac artificiel, une ferme pédagogique et des aires de pique-nique. C’est un détour de 2 km si vous voulez le traverser, mais il mérite le crochet, surtout avec des enfants.

Les quais réaménagés d'Asnières-sur-Seine, bordés de platanes centenaires
Les quais réaménagés d’Asnières-sur-Seine, bordés de platanes centenaires

En continuant vers le sud-est, on franchit la limite communale avec Asnières. Le paysage redevient plus urbain, mais les quais d’Asnières ont été joliment réaménagés depuis 2019. Une promenade plantée de platanes longe le fleuve, avec des bancs en bois et des bornes historiques qui racontent la tradition des guinguettes dans la boucle de Seine. J’ai consacré un article entier à cette mémoire des guinguettes, qui furent ici aussi vivantes qu’à Joinville ou Nogent.

Le pont d’Asnières, peint par Van Gogh en 1887, marque le point le plus au sud de cette étape. On ne traverse pas le pont ; on continue sur la rive droite en direction de Colombes. Mais avant de repartir, un arrêt s’impose devant le parc Robinson, ancienne île de la Jatte version asniéroise : un jardin clos au bord de l’eau, idéal pour une pause de dix minutes.

Cette étape est la plus facile en termes de navigation. La signalétique cyclable d’Asnières est claire, avec des panneaux verts directionnels qui indiquent « Boucle de Seine » et la distance restante. Comptez 15 à 20 minutes de pédalage sans arrêt.

Étape 3 : Asnières vers Colombes par les quais (5 km)

La sortie d’Asnières par le nord se fait via le boulevard Voltaire, qui dispose d’une bande cyclable continue. On remonte vers Bois-Colombes, puis on bifurque à l’ouest pour rejoindre les quais de Seine à Colombes. Cette transition est la moins agréable du parcours : il faut traverser une zone commerciale et emprunter un carrefour complexe au niveau de l’avenue de l’Agent Sarre. Je recommande de mettre pied à terre pour traverser ce carrefour si le trafic est dense ; un feu piéton sécurise le passage.

Une fois les quais de Colombes atteints, le décor change à nouveau. La promenade du bord de Seine est ici un chemin asphalté de trois mètres de large, partagé entre piétons et cyclistes. Le dimanche matin, il y a du monde (joggeurs, familles, promeneurs de chiens), mais la cohabitation se passe bien si l’on roule à allure modérée. La vue sur le pont de Colombes et les coteaux d’Argenteuil est remarquable, surtout en fin de matinée quand la lumière vient de l’est.

Au niveau du parc Pierre Lagravère, la piste longe une zone humide protégée où nichent des hérons cendrés et des poules d’eau. J’y ai observé un martin-pêcheur en avril 2024, chose impensable il y a vingt ans dans ce secteur. La qualité de l’eau de la Seine s’est considérablement améliorée depuis les années 2000, et la faune en profite. Selon les données de l’agence de l’eau Seine-Normandie, le nombre d’espèces de poissons dans ce tronçon du fleuve a doublé entre 2000 et 2023.

Cette étape se termine au pont de l’Île-Saint-Denis, point de bascule vers la dernière portion du circuit. Durée : environ 15 minutes de pédalage continu.

Étape 4 : Colombes vers L’Île-Saint-Denis et retour (7 km)

On franchit le pont pour entrer sur L’Île-Saint-Denis, cette bande de terre de 2 km de long coincée entre deux bras de la Seine. L’île a été profondément transformée par les aménagements liés aux Jeux olympiques de 2024 : le Village des athlètes occupe désormais sa partie sud, reconverti en éco-quartier résidentiel. Mais la partie nord, celle qui nous intéresse à vélo, a conservé son caractère de faubourg fluvial : pavillons modestes, ateliers de bateliers, jardins ouvriers qui descendent jusqu’à l’eau.

Le tour de l’île à vélo fait environ 5 km et constitue le point d’orgue de la balade. Une piste cyclable en site propre fait le tour complet, inaugurée en 2023. Elle est large, bien revêtue, et offre des vues sur les deux rives de la Seine simultanément. C’est ici que j’ai toujours le sentiment de quitter la banlieue pour entrer dans un espace presque insulaire, un peu hors du temps. Pour en savoir plus sur l’ambiance de ce lieu, je renvoie à mon article sur L’Île-Saint-Denis et ses bords de Seine.

Après le tour de l’île, on refranchit le pont et on prend la direction sud vers Gennevilliers par le quai de Seine, rive droite. Ce dernier tronçon de 2 km longe la zone portuaire et ramène au point de départ. La boucle est bouclée, au sens propre.

Ce retour par les quais est souvent le moment où je roule le plus lentement. La lumière de fin d’après-midi sur les silos du port, les reflets sur le fleuve, la silhouette de la Défense au loin : c’est un tableau que je ne me lasse pas de contempler, même après des centaines de passages.

L'Île-Saint-Denis vue depuis le pont de Colombes, étape finale de la boucle cyclable
L’Île-Saint-Denis vue depuis le pont de Colombes, étape finale de la boucle cyclable

Pause déjeuner et ravitaillement : mes adresses testées

Un circuit de 25 km en une journée, c’est aussi l’occasion de manger correctement. Voici les trois adresses où je m’arrête le plus souvent, toutes testées personnellement au cours des douze derniers mois :

Le Comptoir du Port (Gennevilliers, quai du Moulin de Cage) : formule déjeuner à 14,50 € avec plat du jour, dessert et café. Cuisine de marché, portions honnêtes, terrasse qui donne sur les grues du port. Ouvert du lundi au vendredi, 12 h à 14 h 30. Le samedi, c’est brunch de 10 h à 15 h (18 €). Seul défaut : pas de parking vélo dédié, il faut attacher son vélo aux arceaux du trottoir.

La Guinguette de Villeneuve (Villeneuve-la-Garenne, berge de Seine, à hauteur du parc des Chanteraines) : ouverte de mai à septembre, cette guinguette éphémère propose des planches de charcuterie-fromage entre 8 et 12 €, des boissons fraîches et une ambiance musicale le dimanche après-midi. Pas de réservation. C’est bondé les jours de beau temps, alors arrivez avant 12 h 30 si vous voulez une table.

Chez Momo (Asnières, rue de la Station) : un petit restaurant familial qui sert un couscous royal à 16 € qui justifie à lui seul un détour de 500 mètres hors du tracé. Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 22 h. Parking vélo dans la cour intérieure, ce qui est appréciable.

Pour le ravitaillement en eau, les fontaines à eau potable sont présentes dans le parc des Chanteraines, le parc Robinson à Asnières et sur L’Île-Saint-Denis (place du Bocage). Je remplis systématiquement ma gourde à chaque fontaine croisée, surtout en été.

Si vous préférez emporter votre pique-nique, le meilleur spot est sans conteste la pointe nord de L’Île-Saint-Denis, où des tables en bois ont été installées face au confluent des deux bras de la Seine. C’est calme, ombragé et magnifique. J’y ai passé certains des meilleurs déjeuners de ma vie de cycliste.

Variantes et raccourcis selon la météo ou la fatigue

Vingt-cinq kilomètres, c’est raisonnable pour un cycliste régulier, mais cela peut sembler long si vous reprenez le vélo après une longue pause ou si vous êtes avec de jeunes enfants. Voici les variantes que j’utilise selon les circonstances :

Boucle courte (15 km) : Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne, retour par le chemin de halage. On supprime les étapes d’Asnières et Colombes. C’est le parcours que je recommande pour une première sortie ou par temps incertain. Comptez 1 h 30 à 2 h avec une pause.

Boucle intermédiaire (20 km) : On ajoute Asnières mais on fait demi-tour au parc Robinson au lieu de continuer vers Colombes. On revient par le même chemin de berge, ce qui n’est pas désagréable car on découvre le paysage sous un autre angle.

Extension vers Argenteuil (30 km) : Depuis Colombes, au lieu de traverser vers L’Île-Saint-Denis, on continue sur la rive droite jusqu’au pont d’Argenteuil, on traverse, et on revient par la rive gauche via Épinay-sur-Seine et Saint-Denis. Attention, cette extension ajoute un dénivelé plus marqué côté Argenteuil et la signalétique cyclable y est moins fiable. Je ne la recommande qu’aux cyclistes expérimentés.

En cas de pluie soudaine, les meilleurs abris sur le parcours sont le hall de la gare de Villeneuve-la-Garenne, le kiosque du parc Robinson et la halle couverte de L’Île-Saint-Denis. Le parcours n’offre pas beaucoup de passages couverts entre ces points, donc gardez un œil sur la météo et emportez une veste imperméable légère.

Pour ceux qui souhaitent combiner cette sortie avec d’autres activités en Île-de-France, je recommande de consulter nos guides sur que faire en Île-de-France ce week-end et les sorties insolites en Île-de-France, qui proposent des idées complémentaires.

Conseils de sécurité et meilleures saisons

La sécurité à vélo en milieu urbain et périurbain n’est pas un détail. En quinze ans de pratique sur ce parcours, j’ai identifié quatre points de vigilance que je signale à tous ceux qui me demandent conseil :

1. Le carrefour de l’Agent Sarre à Colombes. C’est le seul croisement véritablement dangereux du parcours. Des poids lourds tournent à droite depuis l’avenue principale vers la zone industrielle, et la visibilité est mauvaise. Mettez pied à terre, utilisez le passage piéton, et ne tentez pas de vous faufiler entre les véhicules.

2. Le chemin de halage par temps de pluie. Le stabilisé devient glissant et des flaques masquent parfois des nids-de-poule. Réduisez votre allure à 10 km/h maximum et évitez les freinages brusques.

3. Les ponts. Les rampes d’accès aux ponts sont parfois étroites et partagées avec les piétons. Signalez votre présence vocalement (« attention, vélo ! ») avant de dépasser quelqu’un dans une montée.

4. L’éclairage. Aucune portion du chemin de halage n’est éclairée la nuit. Si vous partez tôt le matin en hiver ou si vous traînez en fin de journée, des lumières avant et arrière sont indispensables. La réglementation française impose un éclairage avant blanc et arrière rouge, fixe ou clignotant ; vérifiez le Code de la route, article R416-11, qui précise les obligations d’éclairage pour les cyclistes.

Quant à la meilleure saison, je place avril-mai et septembre-octobre en tête. La lumière est belle, la température idéale pour pédaler (15 à 22 °C), et la fréquentation des berges reste modérée en semaine. L’été (juillet-août) est agréable le matin, mais les berges sont saturées le dimanche après-midi et la chaleur peut rendre le parcours pénible sans ombre sur certains tronçons. L’hiver, c’est faisable mais il faut accepter le froid humide de la vallée de la Seine et les jours courts.

Pour les familles, le site service-public.fr rappelle les règles de circulation à vélo applicables aux enfants, notamment le port du casque obligatoire avant 12 ans et l’interdiction de rouler sur la chaussée pour les moins de 8 ans sauf en zone 30. La quasi-totalité de notre boucle se fait en voie verte ou en piste séparée, ce qui la rend compatible avec les enfants dès 8 ans sur un vélo adapté à leur taille.

Un dernier point pratique : en cas de crevaison ou de problème mécanique, l’application Cyclofix permet d’appeler un réparateur mobile qui intervient en 30 à 60 minutes sur tout le périmètre de la boucle. J’ai testé le service deux fois : une crevaison à Villeneuve (intervention en 40 minutes, 25 € la réparation) et un dérailleur cassé à L’Île-Saint-Denis (50 minutes, 35 €). Fiable et courtois.

Pour les trajets d’accès en voiture, notre guide des plus beaux parcours en voiture en Île-de-France inclut des indications de stationnement à proximité des points de départ. Et si vous cherchez d’autres balades au bord de l’eau dans la région, notre sélection en Seine-et-Marne complète bien cette boucle urbaine par des parcours plus champêtres.

À retenir

  • Téléchargez Géovélo avant de partir pour le guidage virage par virage, même si vous suivez cet itinéraire
  • Emportez un antivol en U et un kit crevaison : les vélos laissés avec un simple câble disparaissent vite en bord de Seine
  • Remplissez votre gourde à chaque fontaine à eau (Chanteraines, Robinson, Île-Saint-Denis) ; entre ces points, il n’y a rien
  • Évitez le dimanche après-midi en été si vous voulez rouler à un rythme régulier : les berges sont bondées
  • Descendez de vélo au carrefour de l’Agent Sarre à Colombes : c’est le seul point réellement dangereux du parcours

Questions fréquentes


Peut-on faire la boucle de Seine à vélo avec des enfants ?

Oui, le parcours est adapté aux enfants dès 8 ans sur un vélo à leur taille. Le dénivelé cumulé ne dépasse pas 45 mètres et la quasi-totalité du tracé emprunte des voies vertes ou des pistes cyclables séparées du trafic. Le casque est obligatoire pour les moins de 12 ans. Je recommande la boucle courte de 15 km (Gennevilliers-Villeneuve et retour) pour une première sortie en famille, avec une pause au parc des Chanteraines.


Où louer un vélo sur le parcours de la boucle de Seine ?

Trois options principales : les stations Vélib’ de Gabriel Péri (Gennevilliers) et de la gare d’Asnières proposent des vélos mécaniques à 5 € la journée ou électriques à 10 €. Pour un VTC ou un vélo électrique de meilleure qualité, l’application Cyclofix propose de la location ponctuelle entre 12 et 15 € la journée. Pensez à réserver la veille en haute saison (mai à septembre).


Combien de temps faut-il pour parcourir les 25 km de la boucle ?

Comptez entre 2 h 30 et 4 h de pédalage effectif, selon votre rythme. En ajoutant une pause déjeuner d’une heure et deux ou trois arrêts photos de dix minutes, la journée complète dure en moyenne 5 à 6 heures. Je pars généralement vers 9 h 30 et je boucle le circuit vers 15 h 30, pauses comprises.


Quelle est la meilleure saison pour cette balade à vélo ?

Avril-mai et septembre-octobre sont les meilleures périodes. La température oscille entre 15 et 22 °C, la lumière est belle pour les photos, et les berges sont moins fréquentées qu’en été. L’été reste agréable le matin, mais les dimanches après-midi sont bondés. L’hiver est faisable par temps sec, mais les jours courts imposent de partir tôt et les chemins de halage ne sont pas éclairés.


Le parcours est-il accessible en transports en commun ?

Parfaitement. Le point de départ à Gennevilliers est à cinq minutes à vélo de la station Gabriel Péri (métro ligne 13 et tramway T1), soit 25 à 35 minutes depuis le centre de Paris. Asnières est desservie par le Transilien ligne J et L depuis Saint-Lazare. L’Île-Saint-Denis est accessible par le RER C (gare d’Épinay) ou le bus 237. Vous pouvez donc interrompre la boucle à tout moment et rentrer en transport.


Y a-t-il des portions dangereuses sur l’itinéraire ?

Un seul point requiert une vraie vigilance : le carrefour de l’avenue de l’Agent Sarre à Colombes, où des poids lourds tournent avec une visibilité réduite. Je recommande de mettre pied à terre et d’utiliser le passage piéton. Le reste du parcours est sécurisé, avec des voies vertes ou des pistes séparées. Par temps de pluie, le chemin de halage entre Gennevilliers et Villeneuve devient glissant : réduisez votre vitesse à 10 km/h maximum.


Camille Besson
Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.

Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.