Dans cet article
- Le parcours complet du street art dans le 19e arrondissement couvre environ 5 kilomètres entre le bassin de la Villette et la porte de Pantin
- Plus de 80 œuvres murales sont visibles en accès libre, signées par des artistes français et internationaux
- La balade est 100 % gratuite et accessible toute l’année, de jour comme en début de soirée pour les fresques éclairées
- Le secteur du quai de la Loire et du quai de la Seine concentre à lui seul une trentaine de pièces majeures
- Comptez 2 h 30 à 3 h de marche pour un circuit complet, pauses photos comprises
- Plusieurs fresques sont renouvelées chaque année lors de festivals comme le MUR XIX, ce qui justifie des visites régulières
Sommaire
- Pourquoi le 19e est un haut lieu du street art parisien
- Parcours bassin de la Villette : quai de la Loire
- Circuit rue de l’Ourcq et rue Petit
- Fresques monumentales du canal et de la porte de Pantin
- Artistes emblématiques du 19e arrondissement
- Informations pratiques : accès et conseils de visite
- Carte et itinéraire conseillé pour ne rien manquer
- Comparatif des quartiers street art à Paris
Pourquoi le 19e est un haut lieu du street art parisien
J’arpente les rues du 19e arrondissement depuis une bonne dizaine d’années, et je dois reconnaître que ce quartier a connu une transformation spectaculaire en matière d’art urbain. Ce qui était autrefois un secteur populaire, un peu à l’écart des circuits touristiques classiques, s’est imposé comme l’un des épicentres du street art à Paris. La raison est simple : le 19e offre de vastes surfaces murales, des pignons d’immeubles dégagés et une politique municipale plutôt bienveillante envers les interventions artistiques.
Le bassin de la Villette, inauguré en 1808 sous Napoléon Ier pour alimenter Paris en eau potable, est devenu le fil conducteur de cette galerie à ciel ouvert. Les quais qui le bordent, le quai de la Loire côté est et le quai de la Seine côté ouest, concentrent une densité impressionnante de fresques, de pochoirs et de collages. J’y ai compté plus de trente œuvres majeures lors de ma dernière visite en mai 2026, sans parler des petites pièces disséminées dans les rues adjacentes.
Ce qui distingue le 19e d’autres quartiers comme le 13e arrondissement, c’est le caractère plus spontané de ses œuvres. Si le 13e mise sur des commandes institutionnelles de grande envergure, le 19e laisse davantage de place à l’expression libre. On y trouve aussi bien des fresques commanditées par la Mairie que des interventions sauvages qui apparaissent et disparaissent au fil des mois. Cette dynamique rend chaque visite différente de la précédente.

Parcours bassin de la Villette : quai de la Loire
Je recommande de commencer votre balade street art dans le 19e par le quai de la Loire, accessible depuis la station de métro Stalingrad (lignes 2, 5 et 7). En sortant côté bassin, vous tombez immédiatement sur les premières fresques qui ornent les façades des immeubles bordant le canal. Le point de départ idéal se situe à la place de la Bataille-de-Stalingrad, où la rotonde de Ledoux, bâtiment néoclassique de 1789, offre un contraste saisissant avec les œuvres contemporaines alentour.
En longeant le quai vers le nord-est, direction Jaurès puis la Villette, vous découvrirez plusieurs pièces remarquables. À hauteur du numéro 67 du quai de la Loire, une fresque de Seth (Julien Malland) représente un enfant gigantesque qui semble ouvrir un passage dans le mur. Cette œuvre, réalisée en 2019, est devenue l’une des plus photographiées du quartier. Un peu plus loin, les murs du cinéma MK2 Quai de Loire accueillent régulièrement des interventions éphémères qui changent au gré des programmations culturelles.
Le tronçon entre la rue de Crimée et la rue de Joinville est particulièrement riche. J’y ai repéré des pochoirs de Miss.Tic, des collages de Madame Moustache et plusieurs pièces de Mosko et associés reconnaissables à leurs animaux aux couleurs vives. Prenez le temps de lever la tête : certaines œuvres se nichent en hauteur, sur des pignons d’immeubles visibles uniquement depuis le quai opposé. Le parcours le long du bassin totalise environ 1,5 kilomètre et se fait tranquillement en 45 minutes.
Si vous souhaitez prolonger l’expérience artistique au-delà du street art, je vous invite à consulter notre guide des expositions street art à Paris pour découvrir les programmations en galerie qui complètent parfaitement cette balade en plein air.
Circuit rue de l’Ourcq et rue Petit
En quittant le bassin de la Villette par la rue de l’Ourcq, vous pénétrez dans un secteur moins connu des visiteurs mais que je considère comme le véritable cœur battant du street art du 19e. La rue de l’Ourcq, qui s’étire sur près de 800 mètres entre le canal et le parc de la Villette, recèle des trésors muraux que même certains Parisiens ignorent.
Au croisement de la rue de l’Ourcq et de la rue Petit, un mur de programme accueille depuis 2015 des œuvres renouvelées tous les trois à quatre mois. C’est ici que des artistes comme Invader, Kashink et Rero ont laissé leur empreinte. Le principe est simple : la Mairie du 19e met à disposition une surface d’environ 40 mètres carrés, et un artiste est invité à y réaliser une fresque inédite. Lors de mon passage en avril 2026, c’était une pièce de Manyoly, portraitiste connue pour ses visages féminins aux regards intenses.
La rue Petit elle-même offre une succession de petites interventions : des mosaïques pixelisées d’Invader (j’en ai compté quatre dans un rayon de 200 mètres), des affiches collées de Levalet représentant des personnages en situation cocasse, et des pochoirs politiques ou poétiques qui changent selon l’actualité. Pour les amateurs de graffiti plus classique, les palissades de chantier de la rue Petit, côté pair, sont régulièrement investies par des writers locaux. L’ensemble se parcourt en 30 à 40 minutes.
Un détour par la rue Curial, parallèle à la rue de l’Ourcq, s’impose pour découvrir le hangar de l’ancien marché couvert, dont les parois extérieures sont ornées de fresques colorées. L’ambiance y est plus brute, plus underground. C’est aussi dans ce secteur que l’on trouve quelques ateliers d’artistes ouverts lors des journées portes ouvertes du 19e, généralement programmées en octobre. Pour ceux qui voudraient s’initier à la pratique, notre article sur les ateliers graffiti et créations street art à Paris détaille les formules accessibles aux débutants.

Fresques monumentales du canal et de la porte de Pantin
Le secteur de la porte de Pantin et du canal de l’Ourcq constitue le troisième pôle majeur du street art dans le 19e. C’est là que l’on trouve les œuvres les plus monumentales, celles qui occupent des pignons entiers d’immeubles de six à dix étages. Ces fresques de grande envergure résultent souvent de commandes institutionnelles ou de collaborations entre la Ville de Paris et des associations comme Art Azoï ou le collectif MUR.
L’œuvre la plus imposante du quartier se situe au 104 avenue Jean-Jaurès, à proximité immédiate du Centquatre, centre artistique municipal installé dans les anciennes pompes funèbres de la Ville de Paris. Une fresque de plus de 300 mètres carrés, réalisée par l’artiste portugais Vhils, a été creusée directement dans la façade d’un immeuble. La technique, qui consiste à retirer des couches de matière plutôt qu’à en ajouter, produit un effet saisissant de relief et de profondeur.
Plus au nord, en direction de la porte de la Villette, les anciens bâtiments industriels du secteur des entrepôts Macdonald ont été reconvertis en espaces résidentiels et tertiaires, mais leurs murs extérieurs ont conservé plusieurs fresques datant de la période de transition. On y reconnaît la patte de Shepard Fairey (Obey), dont une pièce monumentale orne un pignon visible depuis le périphérique. Le guide street art de la Ville de Paris recense d’ailleurs cette fresque parmi les incontournables de l’arrondissement.
Le Mausolée, espace artistique éphémère qui a ouvert ses portes en 2025 près de la porte de la Villette, mérite également le détour. Installé dans un ancien bâtiment industriel voué à la démolition, ce lieu a accueilli des dizaines d’artistes invités à investir librement les murs intérieurs et extérieurs. Même si les interventions intérieures ne sont accessibles que lors d’événements ponctuels, les façades extérieures restent visibles depuis la rue. C’est un exemple fascinant de street art éphémère assumé, où la création existe en sachant qu’elle disparaîtra avec le bâtiment.
Artistes emblématiques du 19e arrondissement
Au fil de mes visites, j’ai identifié une dizaine d’artistes dont la présence dans le 19e est suffisamment marquée pour qu’on puisse parler de signatures du quartier. Voici ceux que je considère comme incontournables.
Seth (Julien Malland) est sans doute le plus reconnaissable. Ses enfants géants, peints avec une maîtrise technique impressionnante, apparaissent sur plusieurs murs du quartier. Formé aux Arts Décoratifs de Paris, Seth a développé un style figuratif accessible qui séduit aussi bien les initiés que les passants pressés. Ses œuvres du 19e sont parmi les mieux conservées car elles bénéficient souvent d’un traitement anti-graffiti.
Kashink, artiste française connue pour ses portraits aux quatre yeux et ses couleurs saturées, a réalisé plusieurs pièces le long du canal de l’Ourcq. Son style pop et engagé, qui aborde les questions de genre et d’identité, apporte une touche militante à la galerie urbaine du 19e. Je me souviens avoir assisté à la réalisation de l’une de ses fresques rue Petit en 2022 : elle travaillait debout sur une nacelle, casque audio sur les oreilles, pendant près de huit heures d’affilée.
Invader a disséminé ses mosaïques pixelisées un peu partout dans le 19e. D’après le site officiel de l’artiste et l’application FlashInvaders, on recense au moins quinze mosaïques dans l’arrondissement, dont certaines sont devenues très difficiles à repérer car elles sont placées en hauteur ou dans des recoins. La chasse aux Invaders constitue à elle seule un parcours dans le parcours, particulièrement apprécié des enfants.
Parmi les autres artistes régulièrement visibles dans le 19e, je citerai Pioc et ses personnages naïfs, Nemo et ses silhouettes noires, Chanoir et ses chats colorés, ainsi que Jef Aérosol, pionnier du pochoir en France dont certaines pièces historiques sont encore visibles dans le quartier. Pour approfondir votre connaissance de la scène street art parisienne, notre dossier sur Fresh Street Art Paris offre un panorama complet des événements récents.
| Artiste | Technique | Nombre d’œuvres visibles dans le 19e (estimation 2026) | Secteur principal |
|---|---|---|---|
| Seth | Peinture murale figurative | 5 à 7 | Quai de la Loire, rue de l’Ourcq |
| Invader | Mosaïque pixelisée | 15+ | Disséminé dans tout l’arrondissement |
| Kashink | Peinture murale, portraits | 3 à 5 | Canal de l’Ourcq, rue Petit |
| Levalet | Collage papier in situ | 4 à 6 (éphémères) | Rue Petit, rue de Crimée |
| Mosko et associés | Pochoir animalier | 6 à 8 | Quai de la Loire, Buttes-Chaumont |
| Nemo | Pochoir, silhouettes | 3 à 5 | Rue de Meaux, rue Manin |
| Chanoir | Peinture, personnages félins | 2 à 4 | Bassin de la Villette |
| Pioc | Peinture naïve | 3 à 5 | Rue de l’Ourcq, rue Curial |

Informations pratiques : accès et conseils de visite
Le parcours street art du 19e est entièrement gratuit et accessible en permanence puisque les œuvres se trouvent dans l’espace public. Voici les informations pratiques que j’ai vérifiées lors de ma dernière visite.
Accès en transports en commun : la station Jaurès (lignes 2, 5, 7bis) constitue le meilleur point de départ. Vous pouvez aussi opter pour Stalingrad (lignes 2, 5, 7) ou Laumière (ligne 5) selon le tronçon que vous souhaitez privilégier. Pour le secteur de la porte de Pantin, la station Porte de Pantin (ligne 5) ou le tramway T3b sont les plus pratiques. Depuis Gennevilliers, comptez environ 35 à 45 minutes en combinant le métro ligne 13 jusqu’à La Fourche puis la ligne 7 jusqu’à Stalingrad, ou bien le RER C puis la ligne 7.
Meilleur moment pour la visite : je recommande le samedi ou le dimanche matin, entre 9 h et 12 h. La lumière est idéale pour la photographie, les rues sont moins encombrées de véhicules et les terrasses des cafés du quai de la Loire sont ouvertes pour une pause bienvenue à mi-parcours. En été, les fins de journée (17 h à 20 h) offrent une lumière rasante magnifique sur les fresques du bassin. Évitez les jours de pluie : non seulement le confort de marche est réduit, mais les couleurs des œuvres perdent en éclat sous un ciel gris.
Équipement conseillé : des chaussures confortables (le parcours complet fait 5 km), un appareil photo ou un smartphone avec une bonne résolution, et éventuellement un plan imprimé. La carte interactive du street art au bassin de la Villette proposée par le comité départemental du tourisme de Seine-Saint-Denis est un excellent outil de repérage, même si elle déborde légèrement sur le 93.
Visites guidées : plusieurs associations proposent des balades commentées du street art dans le 19e. Les tarifs varient entre 10 et 20 € par personne pour des groupes de 8 à 15 participants. Ces visites durent en général 2 heures et sont animées par des guides passionnés qui connaissent personnellement certains artistes. Je les recommande pour une première découverte car le guide apporte un éclairage contextuel précieux sur les techniques et les intentions des artistes. Renseignez-vous auprès de l’Office de tourisme de Paris ou des associations locales comme Explore Paris.
Avec des enfants : la balade est parfaitement adaptée aux familles. Les enfants adorent chercher les mosaïques d’Invader (l’application FlashInvaders transforme la promenade en jeu de piste) et les personnages colorés de Chanoir ou Mosko. Prévoyez un pique-nique au parc de la Villette pour conclure la sortie en beauté. Si vos enfants sont curieux de nature, combinez cette balade avec une visite des serres et jardins du Jardin des Plantes, accessible en métro depuis Jaurès.
Carte et itinéraire conseillé pour ne rien manquer
Après avoir testé plusieurs itinéraires au fil des années, voici celui que je considère comme le plus complet et le plus logique pour découvrir le street art du 19e arrondissement. Il forme une boucle d’environ 5 kilomètres que l’on peut parcourir en 2 h 30 à 3 heures, pauses comprises.
Étape 1 : place de Stalingrad (départ). Admirez la rotonde de Ledoux et les premières œuvres sur les façades environnantes. Traversez le bassin par la passerelle de Moselle pour rejoindre le quai de la Loire.
Étape 2 : quai de la Loire (direction nord-est). Longez le bassin sur environ 800 mètres. Repérez les fresques de Seth, les collages de Levalet et les pochoirs disséminés sur les pignons d’immeubles. Arrêtez-vous au niveau de la place de Bitche pour un panorama sur le bassin avec les œuvres en arrière-plan.
Étape 3 : bifurcation rue de Crimée. Quittez le quai pour remonter la rue de Crimée sur 200 mètres, puis tournez à gauche dans la rue Petit. C’est ici que se trouve le mur de programme du collectif MUR XIX et plusieurs mosaïques d’Invader.
Étape 4 : rue de l’Ourcq. Rejoignez la rue de l’Ourcq et suivez-la vers l’est. Les façades des bâtiments de part et d’autre offrent une succession de fresques variées. Faites un crochet par la rue Curial pour voir les œuvres du secteur de l’ancien marché couvert.
Étape 5 : canal de l’Ourcq et porte de Pantin. Rejoignez le canal de l’Ourcq et longez-le vers la porte de Pantin. C’est le secteur des fresques monumentales visibles sur les grands pignons. Passez devant le Centquatre (104 avenue Jean-Jaurès) pour admirer l’œuvre de Vhils.
Étape 6 : retour par le parc de la Villette (optionnel). Si vous avez encore de l’énergie, traversez le parc de la Villette pour rejoindre la porte de la Villette et ses œuvres récentes, notamment celles du Mausolée. Le retour en métro se fait depuis la station Porte de la Villette (ligne 7).
Pour ceux qui préfèrent un parcours plus court, je suggère de se concentrer sur les étapes 1 à 3, qui couvrent le bassin de la Villette et la rue Petit en 1 h 15 environ. C’est le tronçon le plus dense en œuvres et le plus facile d’accès. Les amateurs de street art en exposition pourront compléter cette balade par la visite d’une galerie spécialisée du quartier.
Comparatif des quartiers street art à Paris
Pour situer le 19e dans le paysage du street art parisien, voici un comparatif des principaux quartiers que j’ai arpentés. Chacun a sa personnalité, son ambiance et ses artistes de prédilection.
| Quartier | Nombre d’œuvres estimé | Style dominant | Durée de visite | Accès métro | Visite guidée disponible |
|---|---|---|---|---|---|
| 19e (bassin de la Villette, Ourcq) | 80+ | Mix spontané et institutionnel | 2 h 30 à 3 h | Jaurès, Stalingrad (L2, 5, 7) | Oui (10 à 20 €) |
| 13e (boulevard Vincent-Auriol) | 60+ | Fresques monumentales commanditées | 2 h | Place d’Italie (L5, 6, 7) | Oui (12 à 18 €) |
| 20e (Belleville, Ménilmontant) | 100+ | Graffiti, pochoir, collage | 2 h à 3 h | Belleville (L2, 11) | Oui (10 à 15 €) |
| 18e (Montmartre, La Chapelle) | 40+ | Pochoir, collage, affiches | 1 h 30 | Château Rouge (L4) | Oui (15 à 25 €) |
| Vitry-sur-Seine (94) | 200+ | Fresques monumentales variées | 3 h à 4 h | RER C Vitry | Oui (gratuit à 15 €) |
Le 19e se distingue par son équilibre entre art institutionnel et expression libre. Contrairement au 13e, où les fresques sont principalement le fruit de commandes officielles via la galerie Itinerrance, le 19e conserve une part importante de créations spontanées. C’est aussi l’un des rares quartiers où l’on peut combiner la découverte du street art avec une promenade au bord de l’eau, ce qui rend l’expérience particulièrement agréable aux beaux jours. Les familles apprécieront aussi la proximité du parc de la Villette et de la Cité des sciences.
Pour les amateurs qui voudraient explorer d’autres quartiers après le 19e, la connexion avec le 20e arrondissement (Belleville) est naturelle puisqu’il suffit de prendre la ligne 11 depuis Jaurès pour rejoindre Belleville en quelques minutes. Les deux quartiers partagent d’ailleurs plusieurs artistes communs, dont Seth et Nemo. On peut aussi pousser jusqu’aux Batignolles dans le 17e pour découvrir un street art plus discret mais tout aussi intéressant, avec des interventions souvent liées au mouvement écologiste.
Si vous séjournez à Gennevilliers ou dans la boucle nord de la Seine, sachez que le trajet reste très accessible. Le 19e se rejoint aisément via la ligne 13 puis un changement, et la balade constitue une excellente sortie à la journée combinable avec un déjeuner sur les quais. Pour d’autres idées de sorties culturelles depuis notre secteur, consultez notre sélection de jardins secrets de Paris ou notre guide des Tuileries.
À retenir
- Commencez votre parcours par la station Jaurès ou Stalingrad et longez le quai de la Loire vers le nord-est pour un itinéraire logique et progressif
- Téléchargez l’application FlashInvaders avant de partir pour transformer la balade en jeu de piste, surtout avec des enfants
- Privilégiez le samedi ou dimanche matin pour une lumière idéale et des rues moins encombrées
- Vérifiez l’actualité du mur de programme rue Petit avant votre visite, car les œuvres changent tous les trois à quatre mois
- Prévoyez 2 h 30 minimum pour le parcours complet, ou 1 h 15 pour le tronçon bassin de la Villette seul
Questions fréquentes
Le parcours street art du 19e arrondissement est-il gratuit ?
Oui, la totalité du parcours est gratuite puisque les œuvres sont visibles dans l’espace public. Seules les visites guidées organisées par des associations sont payantes, avec des tarifs compris entre 10 et 20 € par personne en moyenne. Le parcours est accessible 24 heures sur 24, même si je recommande les heures diurnes pour profiter des couleurs et de la lumière naturelle.
Comptez entre 2 h 30 et 3 heures pour le circuit complet de 5 kilomètres, pauses photos comprises. Si vous disposez de moins de temps, le tronçon du bassin de la Villette (quai de la Loire) se parcourt en 1 h 15 environ et concentre une trentaine d’œuvres majeures. Ajoutez 30 minutes si vous souhaitez déjeuner sur les quais à mi-parcours.Combien de temps faut-il pour faire le parcours complet du street art dans le 19e ?
Les artistes les plus visibles dans le 19e sont Seth (fresques figuratives d’enfants géants), Invader (mosaïques pixelisées, plus de 15 dans l’arrondissement), Kashink (portraits aux quatre yeux), Levalet (collages papier in situ) et Mosko et associés (animaux au pochoir). On trouve aussi régulièrement des œuvres de Nemo, Chanoir et Pioc. La scène est vivante et de nouveaux artistes interviennent régulièrement.Quels sont les artistes de street art les plus connus du 19e arrondissement ?
Absolument, c’est même l’un des parcours les plus adaptés aux familles à Paris. Les enfants adorent chercher les mosaïques d’Invader grâce à l’application FlashInvaders, et les personnages colorés de Chanoir ou Mosko captivent les plus jeunes. Le parcours est plat et longe le canal, ce qui le rend accessible aux poussettes. Prévoyez un pique-nique au parc de la Villette pour conclure la sortie.Peut-on faire la balade street art du 19e avec des enfants ?
Le printemps (avril à juin) et le début de l’automne (septembre à octobre) offrent les meilleures conditions : lumière douce, températures agréables et terrasses ouvertes le long du bassin. L’été convient aussi, en privilégiant les matinées ou les fins de journée pour éviter la chaleur. L’hiver est moins confortable mais les œuvres restent visibles. Certaines fresques sont renouvelées lors de festivals, principalement au printemps et en automne.Quelle est la meilleure saison pour voir le street art dans le 19e ?
Depuis Gennevilliers ou Asnières, prenez la ligne 13 du métro jusqu’à La Fourche, puis la ligne 7 direction Villejuif et changez à Stalingrad (environ 35 à 45 minutes). Depuis Saint-Denis ou L’Île-Saint-Denis, le RER D jusqu’à Gare du Nord puis la ligne 5 jusqu’à Jaurès est le trajet le plus rapide. Les quais du bassin de la Villette disposent de stations Vélib’ si vous préférez terminer le trajet à vélo.Comment accéder au parcours street art du 19e depuis la banlieue nord ?
Camille Besson est chroniqueuse locale indépendante. Native de la boucle de Seine nord-ouest, elle documente depuis plus de quinze ans le patrimoine industriel et populaire de Gennevilliers et des communes voisines.