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Le vieux centre de Gennevilliers : ce qu’il reste du village du XIXe siècle

Dans cet article

  • Le vieux centre de Gennevilliers conserve une dizaine de traces bâties du village maraîcher d’avant 1900, concentrées dans un périmètre de 800 mètres autour de la place Jean-Grandel
  • L’église Saint-Jean-Baptiste, reconstruite entre 1852 et 1856, reste le repère le plus visible du noyau villageois originel
  • La promenade complète du vieux centre se parcourt en 1 h 15 à 1 h 30 à pied, sans aucun droit d’entrée à payer
  • Depuis Paris-Châtelet, comptez 30 à 40 minutes en métro ligne 13 jusqu’à Gabriel Péri puis 10 minutes à pied
  • Trois anciens corps de ferme reconvertis subsistent rue Paul-Vaillant-Couturier et rue Pierre-Brossolette, témoins directs de l’économie maraîchère du XIXe siècle
  • Le cadastre napoléonien de 1830 et les cartes de l’état-major permettent de superposer le tracé du village ancien au plan actuel

Gennevilliers avant les usines : portrait d’un village maraîcher

Quand je raconte Gennevilliers à des visiteurs parisiens, la réaction est presque toujours la même : ils pensent usines, port fluvial, barres d’immeubles. C’est compréhensible. La mutation industrielle du XXe siècle a été si radicale qu’elle a effacé, dans l’imaginaire collectif, le village qui existait avant. Pourtant, jusqu’aux années 1860, Gennevilliers était un bourg agricole de la boucle de Seine, peuplé de quelques centaines d’âmes vivant du maraîchage, de la vigne et de l’élevage laitier.

Le recensement de 1836 dénombre 1 247 habitants. Le village se résume alors à un noyau serré autour de l’église, une grande rue menant au bac sur la Seine, quelques fermes dispersées et des hectares de cultures irriguées par les bras du fleuve. Les géographes parlent d’une « presqu’île maraîchère » : la boucle de Seine enferme un territoire plat, fertile, régulièrement inondé, qui fournit Paris en légumes frais.

Cette économie maraîchère va connaître un tournant décisif avec l’arrivée des eaux d’égout de Paris à partir de 1869. La Ville de Paris décide d’épandre ses eaux usées sur la plaine de Gennevilliers, transformant les champs en un immense filtre naturel. Si l’opération enrichit les sols et permet des rendements spectaculaires, elle modifie aussi profondément le paysage et la démographie. La population passe de 3 500 habitants en 1872 à plus de 11 000 en 1901. Le village se transforme, les premières industries s’installent, et le noyau ancien commence à être grignoté.

Pour comprendre ce qui reste aujourd’hui de ce passé villageois, il faut marcher lentement, lever les yeux et accepter de chercher des indices plutôt que des monuments. C’est ce que je vous propose dans cet article, fruit de quinze ans d’arpentage régulier du quartier et de consultations aux archives départementales des Hauts-de-Seine.

L’église Saint-Jean-Baptiste, pivot du vieux centre

L'église Saint-Jean-Baptiste, reconstruite entre 1852 et 1856, reste le repère central du noyau villageois ancien
L’église Saint-Jean-Baptiste, reconstruite entre 1852 et 1856, reste le repère central du noyau villageois ancien

Le point de départ obligé de toute exploration du vieux Gennevilliers, c’est l’église Saint-Jean-Baptiste, située au 15 rue Jean-Jaurès. L’édifice actuel date de 1852-1856 : il remplace une église médiévale devenue trop vétuste, dont la première mention remonte au XIIe siècle. L’architecte Naissant a conçu un bâtiment néo-roman sobre, en pierre meulière et calcaire, avec un clocher-porche qui domine encore la silhouette du quartier.

Ce qui m’intéresse particulièrement dans cette église, c’est qu’elle conserve des éléments antérieurs à sa reconstruction. Le bénitier en pierre du XVIIe siècle a survécu au chantier. Quelques dalles funéraires dans le sol rappellent les familles de cultivateurs qui ont fait vivre le village pendant des générations. Et surtout, l’orientation du bâtiment et son implantation sur la parcelle reprennent exactement le plan de l’église précédente : le cadastre napoléonien de 1830 le confirme.

L’église a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en raison de ses vitraux du XIXe siècle, restaurés dans les années 1990. Ces vitraux, signés de l’atelier Lorin de Chartres, méritent qu’on pousse la porte un dimanche matin quand la lumière traverse la nef. L’accès est libre et gratuit aux heures d’ouverture, généralement le dimanche de 9 h à 12 h et sur rendez-vous auprès de la paroisse en semaine.

Autour de l’église, le petit square offre un banc ombragé d’où l’on peut observer la façade et imaginer le cimetière qui l’entourait jadis, déplacé en périphérie dans les années 1880 conformément aux lois hygiénistes de l’époque.

La place Jean-Grandel et le cœur de l’ancien village

À quelques dizaines de mètres de l’église, la place Jean-Grandel occupe l’emplacement de l’ancienne place du village. C’est ici que se tenait le marché, que les décisions communales étaient annoncées, que la vie sociale du bourg se concentrait. La place a été remodelée au fil des décennies, mais sa fonction de carrefour central n’a jamais changé.

Jean Grandel, dont elle porte le nom depuis 1945, était un résistant gennevillois fusillé par les nazis. Ce choix de dénomination illustre un trait caractéristique de Gennevilliers : la ville a systématiquement rebaptisé ses rues et places en hommage à des figures de la Résistance et du mouvement ouvrier, effaçant parfois les toponymes anciens. C’est pourquoi retrouver le tracé du village du XIXe siècle exige de croiser les noms actuels avec les plans cadastraux anciens.

La place conserve un alignement d’immeubles bas, à deux ou trois étages, dont certains remontent aux années 1880-1900. On reconnaît ces constructions à leurs façades en plâtre et meulière, leurs corniches moulurées simples et leurs fenêtres à proportion verticale. Ce ne sont pas des immeubles haussmanniens : c’est du bâti de bourg, modeste, fonctionnel, construit pour des artisans et des commerçants locaux.

Le marché de Gennevilliers se tient toujours à proximité, perpétuant une tradition commerciale pluriséculaire. Le mercredi et le samedi matin, les étals s’installent et redonnent à ce quartier son rôle historique de lieu d’échange. J’y retrouve régulièrement des maraîchers qui cultivent encore dans la plaine, un fil ténu mais réel avec l’héritage agricole du village.

Rues anciennes et traces bâties : ce qui subsiste vraiment

Un ancien porche charretier rue Paul-Vaillant-Couturier, vestige des fermes maraîchères du XIXe siècle
Un ancien porche charretier rue Paul-Vaillant-Couturier, vestige des fermes maraîchères du XIXe siècle

J’ai passé des heures à comparer les plans anciens avec le terrain actuel, et voici mon inventaire des traces bâties les plus significatives du village d’avant 1900, en partant du plus évident au plus discret.

Élément patrimonial Adresse approximative Datation État actuel
Église Saint-Jean-Baptiste 15 rue Jean-Jaurès 1852-1856 Bon, restaurée années 1990
Ancien corps de ferme reconverti Rue Paul-Vaillant-Couturier (n° 42-46) Vers 1840-1860 Remanié, structure lisible
Maison de bourg en meulière Rue Pierre-Brossolette Vers 1870-1880 Correct, façade d’origine
Ancien corps de ferme (porche) Rue Paul-Vaillant-Couturier (n° 58) Vers 1850 Porche conservé, bâtiment remanié
Alignement d’immeubles de bourg Place Jean-Grandel 1880-1900 Variable, corniches lisibles
Mur de clôture en meulière Rue Louis-Calmel XIXe siècle Fragmentaire
Ancienne mairie (emplacement) Rue Jean-Jaurès Avant 1880 Bâtiment remplacé, tracé parcellaire conservé
Reste de mur de propriété rurale Impasse des Jardins Vers 1860 Très dégradé

Les deux anciens corps de ferme de la rue Paul-Vaillant-Couturier constituent, à mon sens, les vestiges les plus émouvants. Le premier, aux numéros 42-46, a conservé sa structure en U autour d’une cour, même si les usages ont changé. Le porche charretier du second, au numéro 58, permet encore d’imaginer le passage des charrettes chargées de légumes partant vers les Halles de Paris. Ces bâtiments ne sont pas protégés au titre des monuments historiques, ce qui les rend vulnérables aux projets immobiliers.

La rue Pierre-Brossolette (ancienne rue de Paris sur les plans du XIXe) conserve quelques maisons en meulière à un étage, avec leurs volets en bois et leurs jardinets. Ce type de construction est caractéristique de la banlieue parisienne des années 1870-1890, quand le chemin de fer et l’urbanisation ont commencé à transformer les villages de la boucle de Seine.

Sur la rue Louis-Calmel, un long mur en meulière apparentée, partiellement recouvert de lierre, délimite ce qui fut le jardin d’une propriété bourgeoise. Ce mur est l’un des rares éléments du paysage rural ancien encore visibles depuis la rue. Il faut le chercher : il est coincé entre deux constructions récentes.

Lire le cadastre napoléonien et les cartes anciennes

Pour restituer le village disparu, les documents cartographiques sont irremplaçables. Voici les sources que j’utilise régulièrement et que tout curieux peut consulter.

Le cadastre napoléonien de 1830, conservé aux archives départementales des Hauts-de-Seine à Nanterre, montre un village ramassé autour de l’église, avec des parcelles longues et étroites typiques du maraîchage. On distingue clairement la grande rue (actuelle rue Jean-Jaurès), le chemin de Paris (actuelle rue Pierre-Brossolette) et le chemin du bac menant à la Seine. Les parcelles numérotées permettent de retrouver les propriétaires dans les matrices cadastrales.

Les cartes de l’état-major (1820-1866), accessibles gratuitement sur le Géoportail de l’IGN, offrent une vue d’ensemble remarquable. En superposant la carte ancienne et la vue aérienne actuelle grâce à l’outil de comparaison du site, on mesure l’ampleur de la transformation. Le village de 1850 tient dans un cercle de 300 mètres de diamètre. Tout autour, ce ne sont que champs, jardins et bras de Seine.

Les photographies aériennes de l’IGN (disponibles sur remonterletemps.ign.fr) commencent en 1919. Les clichés des années 1920-1930 montrent un Gennevilliers en pleine mutation : le noyau villageois est encore identifiable, mais les premières grandes usines s’installent dans la plaine et les lotissements pavillonnaires grignotent les terres maraîchères.

Enfin, les plans d’épandage des eaux usées de Paris, dressés à partir de 1869, documentent le réseau de rigoles et de parcelles d’irrigation qui a fait la fortune et la particularité de la plaine de Gennevilliers. Ces plans sont consultables aux archives départementales des Hauts-de-Seine et constituent une source fascinante pour comprendre comment l’agriculture et l’assainissement ont façonné ce territoire.

Itinéraire : une promenade à pied dans le vieux centre

La rue Pierre-Brossolette, ancien chemin de Paris, conserve des maisons en meulière avec jardinets
La rue Pierre-Brossolette, ancien chemin de Paris, conserve des maisons en meulière avec jardinets

Je vous propose ici un circuit que je fais régulièrement avec des amis ou des visiteurs. Il dure environ 1 h 15 à 1 h 30 à allure tranquille, pauses comprises. Distance totale : environ 2,5 kilomètres. Aucun dénivelé (la plaine de Gennevilliers est parfaitement plate). Accessible aux poussettes et fauteuils roulants sur trottoirs, avec quelques passages étroits.

Départ : station Gabriel Péri (métro ligne 13). En sortant de la station, prenez la rue Gabriel-Péri vers le sud-est, direction centre-ville. En cinq minutes, vous atteignez la rue Jean-Jaurès, l’ancienne « grande rue » du village.

Étape 1 : l’église Saint-Jean-Baptiste (15 minutes). Observez la façade néo-romane, le clocher-porche, les matériaux (meulière, calcaire). Si l’église est ouverte, entrez voir les vitraux de l’atelier Lorin et le bénitier ancien. Ressortez et contournez le bâtiment pour repérer le tracé de l’ancien cimetière.

Étape 2 : la place Jean-Grandel (10 minutes). Identifiez les immeubles de bourg à corniches, aux numéros pairs. Imaginez la place sans voitures, avec un marché aux légumes et un abreuvoir pour les chevaux. C’est ici que battait le cœur du village.

Étape 3 : la rue Paul-Vaillant-Couturier (20 minutes). Remontez cette rue vers le nord-ouest. Aux numéros 42-46, repérez l’ancien corps de ferme en U. Au 58, cherchez le porche charretier. Notez les changements de matériaux sur les façades : la meulière ancienne côtoie le béton des surélévations postérieures.

Étape 4 : la rue Pierre-Brossolette (15 minutes). L’ancien chemin de Paris. Ici, les maisons en meulière avec jardinets vous donneront la meilleure image de ce qu’était le tissu pavillonnaire du village à la fin du XIXe siècle.

Étape 5 : la rue Louis-Calmel et retour (15 minutes). Cherchez le mur en meulière sous le lierre. Puis revenez vers la place Jean-Grandel pour terminer la boucle. Si vous avez faim, plusieurs bonnes adresses de restauration se trouvent à proximité.

Ce parcours peut se combiner avec une balade à vélo le long de la Seine si vous souhaitez prolonger la journée en direction du port de Gennevilliers ou du parc des Chanteraines.

Le patrimoine disparu et la mémoire orale

Il serait malhonnête de parler de ce qui reste sans évoquer ce qui a disparu. La liste est longue, et elle raconte l’histoire de la transformation d’un village en ville industrielle puis en commune de banlieue contemporaine.

Le château de Gennevilliers est probablement la perte la plus symbolique. Cette demeure seigneuriale, mentionnée dès le XIVe siècle, se trouvait à l’est du village. Elle a été démolie au XIXe siècle après des décennies d’abandon. Il n’en reste strictement rien sur le terrain. Seules des gravures d’époque, conservées aux archives départementales, permettent de se figurer son apparence.

L’ancien bac sur la Seine, qui reliait Gennevilliers à Asnières et Clichy, a fonctionné pendant des siècles avant d’être remplacé par des ponts au XIXe siècle. Le chemin du bac, visible sur le cadastre napoléonien, correspond approximativement au tracé de l’actuelle rue des Caboeufs. La berge a été entièrement réaménagée, mais la mémoire du passage subsiste dans la toponymie.

Les lavoirs publics, au nombre de deux ou trois selon les sources, ont disparu avec l’arrivée de l’eau courante. Aucun vestige n’est visible, mais les anciens du quartier avec lesquels j’ai échangé au fil des années se souviennent des récits de leurs grands-parents sur le lavoir de la ruelle de l’Église.

Plus récemment, les dernières maisons maraîchères avec leurs serres et leurs appentis ont été démolies dans les années 1960-1970 pour faire place aux grands ensembles. J’ai retrouvé des photographies de ces démolitions dans les archives du bulletin municipal, où l’on voit clairement des structures en bois et verre adossées à des murs en meulière, derniers vestiges de l’économie qui avait fait vivre Gennevilliers pendant des siècles.

La mémoire orale joue un rôle essentiel pour compléter ce que les pierres ne disent plus. Les associations locales d’histoire, notamment la Société d’histoire de Gennevilliers, collectent des témoignages et organisent des conférences qui permettent de maintenir vivant le souvenir du village ancien. Je recommande vivement de consulter leurs publications, disponibles à la médiathèque municipale.

La programmation du Théâtre de Gennevilliers (T2G) intègre parfois des créations en lien avec la mémoire locale, croisant récit urbain et création contemporaine. C’est une autre manière, inattendue, de se reconnecter avec l’histoire du territoire.

Accès pratique et conseils de visite

Le vieux centre de Gennevilliers est accessible facilement depuis Paris et les communes voisines. Voici les informations pratiques vérifiées lors de ma dernière visite en mars 2026.

En métro : ligne 13, station Gabriel Péri (Asnières-Gennevilliers). Comptez 25 minutes depuis Saint-Lazare, 35 minutes depuis Châtelet. À la sortie, 10 minutes de marche jusqu’au cœur du vieux centre.

En tramway : le T1 dessert la station Les Courtilles, à environ 15 minutes à pied du centre ancien. Utile si vous venez de Saint-Denis ou de La Défense.

En voiture : accès par l’A86 (sortie Gennevilliers centre) ou par la D911 depuis Asnières. Le stationnement en surface est possible autour de la place Jean-Grandel, gratuit mais limité en créneaux. Je recommande le métro.

À vélo : Gennevilliers est desservie par le réseau Vélib’ Métropole. La station la plus proche du vieux centre se trouve rue Jean-Jaurès. La commune est plate, ce qui rend le vélo très agréable.

Budget : la promenade du vieux centre est entièrement gratuite. L’église est en accès libre. Les archives départementales à Nanterre sont consultables gratuitement sur rendez-vous. Le Géoportail et Remonter le temps sont des outils en ligne gratuits.

Meilleur moment : je recommande un samedi matin, pour combiner la promenade patrimoniale avec le marché. La lumière rasante du matin met bien en valeur les façades en meulière. Les sorties en famille peuvent intégrer cette promenade comme première étape avant de rejoindre le parc des Chanteraines l’après-midi.

Accessibilité : le parcours se fait intégralement sur trottoirs et voies piétonnes. Quelques passages sont étroits mais restent praticables en fauteuil roulant. L’intérieur de l’église est accessible de plain-pied.

À retenir

  • Commencez votre exploration par l’église Saint-Jean-Baptiste un dimanche matin (9 h-12 h) pour voir les vitraux dans la lumière, puis enchaînez avec le circuit à pied de 2,5 km
  • Consultez gratuitement le cadastre napoléonien de 1830 sur le Géoportail de l’IGN pour repérer le tracé exact du village avant votre visite
  • Les anciens corps de ferme rue Paul-Vaillant-Couturier ne sont pas protégés : photographiez-les tant qu’ils existent, leur avenir est incertain
  • Combinez la promenade du vieux centre avec le marché du samedi matin pour retrouver l’ambiance commerciale historique du village
  • Contactez la Société d’histoire de Gennevilliers via la médiathèque municipale pour obtenir des publications locales et des visites commentées ponctuelles

Questions fréquentes


Peut-on visiter l’intérieur de l’église Saint-Jean-Baptiste de Gennevilliers librement ?

L’église est ouverte au public le dimanche matin de 9 h à 12 h environ, pendant et après les offices. En semaine, il est possible d’y accéder sur rendez-vous en contactant la paroisse. L’entrée est gratuite. Les vitraux du XIXe siècle, réalisés par l’atelier Lorin de Chartres, valent particulièrement le détour.

Reste-t-il des bâtiments du XIXe siècle dans le vieux centre de Gennevilliers ?

Oui, une dizaine de traces bâties subsistent. Les plus remarquables sont deux anciens corps de ferme rue Paul-Vaillant-Couturier (numéros 42-46 et 58), des maisons en meulière rue Pierre-Brossolette, l’église Saint-Jean-Baptiste (1852-1856) et un alignement d’immeubles de bourg place Jean-Grandel. Ces éléments ne sont pas tous protégés au titre des monuments historiques.

Comment accéder au vieux centre de Gennevilliers depuis Paris ?

Le moyen le plus simple est le métro ligne 13 jusqu’à la station Gabriel Péri, puis 10 minutes de marche. Depuis Châtelet, comptez 35 minutes environ. Le tramway T1 (station Les Courtilles) est une alternative si vous venez de Saint-Denis. En voiture, l’A86 sortie Gennevilliers centre donne un accès direct, avec du stationnement gratuit mais limité autour de la place Jean-Grandel.

Où consulter les cartes anciennes et le cadastre napoléonien de Gennevilliers ?

Le Géoportail de l’IGN (geoportail.gouv.fr) propose gratuitement les cartes de l’état-major du XIXe siècle avec un outil de comparaison. Le site Remonter le temps (remonterletemps.ign.fr) donne accès aux photographies aériennes depuis 1919. Le cadastre napoléonien original de 1830 est consultable sur rendez-vous aux archives départementales des Hauts-de-Seine à Nanterre, également gratuitement.

Gennevilliers était-elle vraiment un village maraîcher au XIXe siècle ?

Absolument. Jusqu’aux années 1860, Gennevilliers comptait à peine plus d’un millier d’habitants vivant principalement du maraîchage, de la vigne et de l’élevage laitier. La plaine de la boucle de Seine, plate et fertile, fournissait Paris en légumes frais. L’arrivée des eaux d’épandage de Paris à partir de 1869 a amplifié cette activité avant que l’industrialisation du XXe siècle ne transforme radicalement le paysage.

Combien de temps faut-il pour parcourir le circuit du vieux centre de Gennevilliers ?

Le circuit complet fait environ 2,5 kilomètres sur terrain plat et se parcourt en 1 h 15 à 1 h 30 à allure tranquille, pauses d’observation comprises. Le parcours est gratuit, accessible aux poussettes et fauteuils roulants, et peut être combiné avec le marché du samedi matin ou prolongé vers le port fluvial et le parc des Chanteraines.


Camille Besson
Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.

Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.