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Les guinguettes de la boucle de Seine : mémoire d’une culture populaire

Dans cet article

  • Les guinguettes de la boucle de Seine sont apparues dès le XVIIIe siècle grâce à l’exemption de l’octroi hors les murs de Paris
  • Entre Gennevilliers, Asnières et L’Île-Saint-Denis, on comptait plus de 25 guinguettes actives à la Belle Époque
  • Le mot « guinguette » viendrait du guinguet, un petit vin blanc acide servi dans les établissements populaires des faubourgs
  • Trois lieux de la boucle nord-ouest conservent aujourd’hui une programmation festive héritière directe de cette tradition
  • L’accès depuis Paris se fait en 30 à 45 minutes via RER C, métro ligne 13 ou vélo depuis le canal Saint-Denis
  • Les tarifs d’une sortie guinguette varient de 0 € (bal gratuit) à 35 € pour un repas complet au bord de l’eau

J’ai grandi avec le bruit des péniches sous les fenêtres et les récits de ma grand-mère, qui racontait les bals du dimanche au bord de l’eau à Gennevilliers. Les guinguettes de la boucle de Seine ne sont pas un simple folklore : elles ont façonné pendant deux siècles la sociabilité populaire de nos communes. Aujourd’hui, alors que le mot « guinguette » revient à la mode dans des contextes parfois très éloignés de la réalité historique, il me semble indispensable de remonter le fil de cette mémoire. Je vous emmène sur les berges, entre Asnières et L’Île-Saint-Denis, pour comprendre d’où vient cette culture, ce qu’elle a représenté et ce qu’il en reste.

Aux origines des guinguettes : pourquoi la boucle de Seine ?

Pour comprendre l’implantation massive des guinguettes dans la boucle de Seine, il faut revenir à une question fiscale. Jusqu’à la Révolution, Paris était ceint du mur des Fermiers généraux, une enceinte douanière percée de barrières où l’on collectait l’octroi sur les marchandises entrant dans la capitale. Le vin, denrée la plus taxée, coûtait nettement moins cher dès qu’on franchissait cette limite. Les cabaretiers se sont donc installés juste au-delà, dans les communes riveraines de la Seine.

La boucle nord-ouest, celle qui englobe Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne, Asnières, Colombes et L’Île-Saint-Denis, offrait un avantage supplémentaire : la proximité immédiate de l’eau. Les Parisiens pouvaient s’y rendre en bateau-mouche ou en omnibus hippomobile dès les années 1850, puis en tramway à vapeur à partir de 1876. La combinaison d’un vin bon marché, d’un cadre champêtre et d’un accès facile a fait de ces rives un terrain idéal pour la prolifération des établissements de plein air.

Contrairement à ce que l’on croit souvent, la guinguette n’est pas née au bord de la Marne. Les historiens de la sociabilité populaire, comme le rappelle la notice encyclopédique consacrée aux guinguettes, situent les premières formes de ces établissements dans les faubourgs nord et est de Paris dès le XVIIe siècle. La boucle de Seine a pris le relais quand l’urbanisation a repoussé les cabarets de plein air vers des zones encore rurales.

Étymologie et culture du guinguet : un mot, tout un monde

Le mot « guinguette » fait débat. L’explication la plus couramment admise le rattache au guinguet, un petit vin blanc aigrelet, souvent du vin de Suresnes ou d’Argenteuil, que l’on servait dans ces cabarets de plein air. Une autre hypothèse, moins documentée, le rapproche du verbe « ginguer » (sauter, danser), ce qui évoquerait directement l’activité principale de ces lieux.

Ce qui est certain, c’est que la guinguette n’est pas seulement un débit de boissons en plein air. C’est un dispositif social complet : on y boit, on y mange, on y danse, on y noue des relations amoureuses, on y oublie la hiérarchie sociale de la semaine. Les peintres impressionnistes l’ont magnifiquement documenté. Renoir, avec son Bal du moulin de la Galette (1876) et son Déjeuner des canotiers (1881), a fixé dans la mémoire collective cette atmosphère de liberté populaire que j’ai retrouvée, bien atténuée, lors de mes premières visites sur les berges de Gennevilliers dans les années 1990.

L'accordéon et le guinguet, symboles inséparables de la culture guinguette populaire
L’accordéon et le guinguet, symboles inséparables de la culture guinguette populaire

La musique jouait un rôle central. Dans les guinguettes de la boucle de Seine, on dansait la polka, la mazurka, puis la valse et le java. L’accordéon, arrivé en France vers 1830, est devenu l’instrument emblématique de ces bals populaires. Les orchestres étaient souvent composés de trois à cinq musiciens, parfois amateurs, qui se relayaient du début de l’après-midi jusqu’à la tombée de la nuit.

L’âge d’or des guinguettes : de la Belle Époque aux années 1930

La période 1880-1936 constitue sans conteste l’apogée des guinguettes en Île-de-France. C’est l’époque où les congés payés de 1936 vont amplifier un mouvement déjà massif. Mais dans la boucle nord-ouest, l’âge d’or a commencé plus tôt, dès la mise en service des lignes de tramway reliant la gare Saint-Lazare aux communes riveraines.

À Gennevilliers, les anciens plans cadastraux que j’ai consultés aux archives municipales mentionnent au moins sept établissements de type guinguette entre le pont d’Asnières et la pointe aval de la presqu’île, dans le dernier quart du XIXe siècle. Les noms ont pour la plupart disparu, mais les anciens se souviennent du « Petit Robinson », un établissement à tonnelles qui donnait directement sur la berge, à proximité de l’actuel parc des Chanteraines.

À Asnières et à Colombes, la densité était comparable. L’île Robinson (aujourd’hui disparue, absorbée par les aménagements portuaires) accueillait trois guinguettes concurrentes dans les années 1900. Sur L’Île-Saint-Denis, la situation était encore plus spectaculaire : cette langue de terre entre deux bras de Seine était presque entièrement vouée aux loisirs populaires du dimanche, avec des buvettes, des jeux de boules et des pistes de danse à ciel ouvert.

Si vous aimez les balades au bord de la Seine, vous marchez littéralement sur les traces de ces établissements disparus. Le chemin de halage entre le pont de Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne longe des parcelles où se dressaient encore des guinguettes dans les années 1950.

Carte des guinguettes historiques de la boucle nord-ouest

J’ai reconstitué, à partir des archives municipales, des annuaires commerciaux Didot-Bottin et de témoignages oraux recueillis depuis 2008, une cartographie des principaux établissements qui ont existé dans la boucle. Le tableau ci-dessous recense les lieux les mieux documentés.

Nom de l’établissement Commune Période d’activité Emplacement actuel Trace visible
Le Petit Robinson Gennevilliers ~1875-1952 Parc des Chanteraines (sud) Aucune
Chez Gégène du Nord Asnières-sur-Seine ~1890-1938 Quai du Docteur Dervaux Plaque commémorative
Au Rendez-vous des Canotiers L’Île-Saint-Denis ~1885-1960 Berge est, face à Épinay Fondations partielles
La Tonnelle Bleue Colombes ~1900-1945 Quartier des Fossés-Jean Aucune
Buvette de l’Île Marante Villeneuve-la-Garenne ~1880-1935 Berge nord, zone portuaire Aucune
Au Bon Coin de la Seine Gennevilliers ~1895-1948 Rue du Bas-de-Gennevilliers Bâti transformé
Le Bal des Mariniers L’Île-Saint-Denis ~1870-1955 Pointe sud de l’île Aucune

Ce recensement n’est pas exhaustif. D’autres établissements, plus éphémères ou moins bien documentés, ont certainement existé. Les archives départementales des Hauts-de-Seine conservent des patentes de débitants de boissons qui confirment la densité de l’activité, sans toujours préciser s’il s’agissait de guinguettes au sens strict ou de simples cabarets.

Le chemin de halage entre Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne, où se dressaient autrefois plusieurs guinguettes
Le chemin de halage entre Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne, où se dressaient autrefois plusieurs guinguettes

Le déclin : industrialisation, urbanisme et oubli

La disparition des guinguettes de la boucle de Seine s’explique par une convergence de facteurs. Le premier, et le plus déterminant, est l’industrialisation massive de la presqu’île de Gennevilliers à partir des années 1920. Les usines chimiques, les entrepôts pétroliers et le port autonome ont transformé les berges en zones industrielles, rendant les rives impropres aux loisirs de plein air.

Le second facteur est l’urbanisation dense de l’après-guerre. Les grands ensembles construits à Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne et Colombes dans les années 1950-1970 ont recouvert les anciennes parcelles de guinguettes. Le troisième facteur, souvent négligé, est la pollution de la Seine. Dans les années 1960-1970, le fleuve était si dégradé que la baignade, activité historiquement associée aux guinguettes, était devenue impensable.

Enfin, l’évolution des loisirs a joué son rôle. L’automobile a permis aux Franciliens de s’éloigner davantage le dimanche ; la télévision a capté une partie du temps libre ; les vacances d’été se sont allongées. La guinguette, lieu de sociabilité dominicale de proximité, a perdu sa fonction sociale première. Comme le montre l’analyse de la revitalisation esthétique de la culture guinguette, c’est précisément cette disparition qui a engendré, par nostalgie, le mouvement de renaissance observé depuis les années 2000.

Pour ceux qui s’intéressent aux transformations du paysage fluvial, je recommande aussi notre guide du tourisme en Île-de-France hors Paris, qui évoque plusieurs sites de bord de Seine méconnus.

L’héritage vivant : où retrouver l’esprit guinguette aujourd’hui

La bonne nouvelle, c’est que l’esprit guinguette n’a pas entièrement disparu de la boucle de Seine. Trois types de lieux perpétuent cette tradition, chacun à sa manière.

Les événements municipaux éphémères. Chaque été, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne et L’Île-Saint-Denis organisent des « guinguettes municipales » sur les berges aménagées. Ce sont des bals gratuits, souvent le samedi soir de juin à août, avec buvette, musique live et piste de danse en plein air. Les horaires et dates exacts changent chaque année ; je conseille de vérifier sur le site de la mairie concernée à partir de mai. L’ambiance est authentiquement populaire et l’accès est libre.

Les restaurants et bars de berge permanents. Sur L’Île-Saint-Denis, plusieurs établissements installés depuis la fin des années 2010 revendiquent une filiation guinguette. On y trouve des tables en bois, des guirlandes lumineuses, de la cuisine simple (planches, grillades, salades) et parfois un bal musette le dimanche après-midi. Les tarifs oscillent entre 15 et 35 € par personne pour un repas complet, boisson comprise. J’y suis retournée au printemps 2025 et j’ai trouvé l’ambiance chaleureuse, même si le cadre reste plus « bar branché » que guinguette traditionnelle.

Les initiatives associatives. Des associations culturelles locales, notamment autour du parc des Chanteraines et de la Maison du Parc à Villeneuve-la-Garenne, organisent ponctuellement des après-midi « guinguette » avec accordéon, danse de salon et dégustation de guinguet reconstitué. Ces événements, souvent gratuits ou à prix libre, sont l’occasion de retrouver quelque chose de proche de l’atmosphère originelle. Si vous cherchez d’autres activités en Île-de-France, ces rendez-vous méritent le détour.

Pour une sortie insolite en Île-de-France, combiner une balade patrimoniale sur les traces des anciennes guinguettes avec une halte dans un lieu contemporain qui en perpétue l’esprit est une expérience que je recommande sans réserve.

La guinguette comme patrimoine immatériel : enjeux et protection

La question de la patrimonialisation de la culture guinguette se pose avec une acuité croissante. En 2023, une proposition a été formulée par des élus d’Île-de-France pour inscrire les pratiques liées aux guinguettes à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France, géré par le ministère de la Culture. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ratifiée par la France en 2006.

Bal populaire estival sur les berges de L'Île-Saint-Denis, héritier direct de la tradition guinguette
Bal populaire estival sur les berges de L’Île-Saint-Denis, héritier direct de la tradition guinguette

Pour la boucle de Seine, l’enjeu est double. D’un côté, la reconnaissance patrimoniale pourrait encourager les communes à protéger les derniers vestiges (quelques bâtiments transformés, des fondations sur les berges de L’Île-Saint-Denis, des toponymes) et à intégrer cette mémoire dans les projets d’aménagement urbain. De l’autre, il y a un risque de folklorisation : réduire la guinguette à un décor « instagrammable » vidé de sa substance sociale.

En tant que chroniqueuse de ce territoire, je suis convaincue que la mémoire des guinguettes de la boucle de Seine mérite d’être transmise, mais avec rigueur. Une guinguette, ce n’est pas juste une table en bois et des lampions. C’est un lieu où les classes populaires ont inventé des formes de sociabilité, de danse et de convivialité qui ont irrigué toute la culture française. Le java, le bal musette, l’apéritif au bord de l’eau : tout cela vient de là.

Les archives sonores collectées par le musée de la Musique et par les services patrimoniaux des Hauts-de-Seine constituent une ressource précieuse. J’encourage les lecteurs intéressés à contacter les archives départementales des Hauts-de-Seine (site de Nanterre) pour consulter les fonds photographiques et les témoignages oraux disponibles.

Conseils pratiques pour une sortie sur les traces des guinguettes

Pour organiser une balade mémorielle sur les traces des guinguettes de la boucle de Seine, voici mes recommandations concrètes, testées sur le terrain.

Itinéraire à pied ou à vélo. Partez du pont d’Asnières (RER C, gare d’Asnières-sur-Seine) et longez les berges vers le nord-ouest en direction de Gennevilliers. Le chemin de halage est continu et accessible aux vélos. Traversez le pont de Gennevilliers pour rejoindre L’Île-Saint-Denis par la passerelle piétonne. Comptez environ 12 km aller simple, soit 2 h 30 à pied ou 45 minutes à vélo. Le parcours est plat et ombragé sur la majeure partie du trajet.

Accès en transport en commun. Depuis Paris, le métro ligne 13 jusqu’à Asnières-Gennevilliers Les Courtilles vous place à 10 minutes à pied des berges. Pour L’Île-Saint-Denis, le RER C (gare d’Épinay-sur-Seine) ou le tram T1 (arrêt L’Île-Saint-Denis) sont les options les plus directes. Comptez 30 à 45 minutes depuis le centre de Paris.

Quand y aller. Les mois de mai à septembre sont les plus agréables pour une balade sur les berges. Les événements guinguette se concentrent entre juin et août. Évitez les jours de forte chaleur où le bitume des chemins de halage peut être inconfortable : privilégiez les matinées ou les fins d’après-midi.

Budget. La balade elle-même est gratuite. Si vous vous arrêtez dans un établissement de berge, prévoyez entre 8 et 15 € pour une boisson et une planche apéritive, ou entre 20 et 35 € pour un repas complet. Les bals municipaux d’été sont systématiquement gratuits.

Si la météo est capricieuse, consultez notre guide que faire en Île-de-France quand il pleut pour des alternatives couvertes. Et pour un week-end complet dans la boucle de Seine, jetez un œil à nos idées de sorties autour de Paris ou à notre sélection de sorties en Île-de-France.

Pour prolonger l’expérience avec une randonnée en Île-de-France, le GR2 longe la Seine et traverse plusieurs des sites historiques mentionnés dans cet article.

À retenir

  • Les guinguettes de la boucle de Seine sont nées de l’exemption fiscale sur le vin hors des murs de Paris ; comprendre cette origine éclaire toute leur histoire
  • Repérez les événements guinguette municipaux gratuits à partir de mai sur les sites des mairies de Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne et L’Île-Saint-Denis
  • L’itinéraire Asnières-L’Île-Saint-Denis par les berges (12 km, plat) traverse les emplacements de sept anciennes guinguettes documentées
  • Consultez les archives départementales des Hauts-de-Seine à Nanterre pour accéder aux fonds photographiques et aux témoignages oraux sur les guinguettes locales
  • Privilégiez les fins d’après-midi de juin à août pour retrouver au mieux l’atmosphère des anciens bals de berge

Questions fréquentes


D’où vient le mot « guinguette » ?

Le terme dérive très probablement du « guinguet », un petit vin blanc acide que l’on servait dans les cabarets de plein air situés hors des limites fiscales de Paris. Une étymologie secondaire le rattache au verbe « ginguer » (sauter, danser), en référence aux bals qui animaient ces établissements. L’hypothèse du guinguet est la plus largement retenue par les historiens.

Reste-t-il des guinguettes historiques dans la boucle de Seine ?

Aucune guinguette historique n’a survécu dans son état d’origine dans la boucle nord-ouest. L’industrialisation du port de Gennevilliers et l’urbanisation de l’après-guerre ont effacé la quasi-totalité des structures. Il subsiste quelques traces : une plaque commémorative à Asnières, des fondations partielles sur les berges de L’Île-Saint-Denis et un bâtiment transformé rue du Bas-de-Gennevilliers. L’esprit guinguette perdure toutefois à travers des événements estivaux et des établissements contemporains.

Où peut-on danser en plein air dans l’esprit guinguette près de Gennevilliers ?

Chaque été, les mairies de Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne et L’Île-Saint-Denis organisent des bals gratuits sur les berges aménagées, généralement le samedi soir de juin à août. Sur L’Île-Saint-Denis, certains restaurants de berge proposent également des après-midi dansantes le dimanche, avec musique live et piste en plein air. Les dates et horaires sont publiés à partir de mai sur les sites des mairies.

Quel budget prévoir pour une sortie guinguette au bord de la Seine ?

Les bals municipaux d’été sont gratuits. Pour une halte dans un bar de berge, comptez entre 8 et 15 € par personne pour une boisson et une planche apéritive. Un repas complet (entrée, plat, boisson) dans un restaurant de berge de L’Île-Saint-Denis coûte entre 20 et 35 €. La balade sur les chemins de halage est évidemment gratuite.

Comment se rendre sur les berges de la boucle de Seine en transport en commun ?

Depuis Paris, le métro ligne 13 jusqu’à Asnières-Gennevilliers Les Courtilles vous place à 10 minutes à pied des berges. Pour L’Île-Saint-Denis, prenez le RER C jusqu’à Épinay-sur-Seine ou le tram T1 jusqu’à l’arrêt L’Île-Saint-Denis. Le trajet depuis le centre de Paris dure entre 30 et 45 minutes selon votre point de départ.

Les guinguettes sont-elles un patrimoine protégé en France ?

Pas encore de façon formelle pour la boucle de Seine. Une proposition a été formulée en 2023 pour inscrire les pratiques liées aux guinguettes à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France, dans le cadre de la convention UNESCO ratifiée par la France en 2006. La démarche est en cours d’instruction. Les archives départementales des Hauts-de-Seine conservent néanmoins des fonds documentaires dédiés qui contribuent à la préservation de cette mémoire.


Camille Besson
Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.

Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.