Dans cet article
- Le château d’Asnières, édifié en 1750 pour le marquis d’Argenson, est l’un des derniers châteaux royaux de la boucle de Seine encore debout
- Les impressionnistes, Monet, Renoir, Caillebotte et Van Gogh, ont peint plus de trente toiles sur les berges d’Asnières entre 1872 et 1890
- La visite du centre ancien, du château au quai du Docteur-Dervaux, se fait à pied en 2 h environ pour un parcours de 3 km
- L’accès depuis Paris prend 12 minutes en ligne 13 (station Les Agnettes ou Gabriel-Péri) ou 18 minutes en train L depuis Saint-Lazare
- Le cimetière des Chiens d’Asnières, ouvert en 1899, est le plus ancien cimetière animalier d’Europe et se visite pour 3,50 €
- La balade complète patrimoine et impressionnisme peut se prolonger par un déjeuner en terrasse sur les quais, avec des menus entre 16 et 32 €
Sommaire
- Le château d’Asnières : un bijou du XVIIIe siècle au bord de la Seine
- Les impressionnistes à Asnières : Monet, Renoir, Caillebotte et les autres
- Un parcours sur les pas des peintres le long des berges
- Le cimetière des Chiens : patrimoine insolite et sentimental
- Le centre ancien : église Sainte-Geneviève et hôtels particuliers
- Informations pratiques : accès, horaires et tarifs
- Bonnes adresses pour une pause gourmande
- Asnières dans la boucle de Seine : prolonger l’itinéraire
J’ai dû passer une centaine de fois devant le château d’Asnières avant de m’y arrêter vraiment. Comme beaucoup d’habitants de la boucle de Seine, je le voyais sans le regarder : une façade classique coincée entre un boulevard passant et un parking. Il m’a fallu pousser la grille un samedi de septembre, lors des Journées du patrimoine, pour comprendre ce que cette bâtisse raconte de notre territoire. Un château de plaisance construit pour un ministre de Louis XV, des berges où Monet a posé son chevalet, un cimetière animalier centenaire : Asnières-sur-Seine condense trois siècles d’histoire dans un périmètre que l’on parcourt à pied en une matinée. Voici le guide que j’aurais aimé avoir lors de cette première visite.
Le château d’Asnières : un bijou du XVIIIe siècle au bord de la Seine
Le château d’Asnières a été construit entre 1750 et 1752 par l’architecte Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, arrière-petit-fils du célèbre Jules Hardouin-Mansart, pour le compte de Marc-Pierre de Voyer de Paulmy, comte d’Argenson et secrétaire d’État à la Guerre de Louis XV. Le choix du site n’a rien d’anodin : à l’époque, Asnières est un village de vignerons et de pêcheurs situé à une demi-journée de carrosse de Versailles, et la Seine offre un débarcadère commode pour les visiteurs venus de la capitale.
L’édifice illustre le style rocaille français dans sa version la plus aboutie. La façade côté jardin, rythmée par des pilastres corinthiens et couronnée d’un fronton sculpté, s’ouvre sur une terrasse qui descendait autrefois jusqu’à la berge. À l’intérieur, le grand salon conserve des boiseries d’époque et un plafond peint attribué à l’atelier de Charles-Joseph Natoire. Les historiens de l’art comparent volontiers ce décor à celui de l’hôtel de Soubise à Paris, ce qui donne une idée de l’ambition du commanditaire.
Après la Révolution, le domaine change plusieurs fois de mains. Il est morcelé, amputé de son parc, transformé en résidence bourgeoise puis en siège de la mairie d’Asnières à partir de 1850. Cette affectation administrative l’a probablement sauvé de la démolition, mais elle a aussi entraîné des remaniements parfois brutaux : cloisons ajoutées, décors masqués, extension d’un bâtiment annexe dans les années 1930. Depuis 2003, la municipalité a engagé un programme de restauration par tranches, et le grand salon a retrouvé une partie de son éclat d’origine.

Je recommande de visiter le château lors des Journées européennes du patrimoine (troisième week-end de septembre), seul moment où l’ensemble des pièces historiques est accessible avec des médiateurs bénévoles. Le reste de l’année, le hall d’entrée et l’escalier d’honneur sont visibles aux heures d’ouverture de la mairie (du lundi au vendredi, 8 h 30 à 17 h), gratuitement. Des visites guidées ponctuelles sont organisées par l’office de tourisme d’Asnières ; il faut consulter leur site pour les dates exactes.
Les impressionnistes à Asnières : Monet, Renoir, Caillebotte et les autres
Si le château ancre Asnières dans le Grand Siècle, c’est la peinture impressionniste qui lui a donné sa renommée internationale. Dans les années 1870-1890, la boucle de Seine entre Asnières et Argenteuil est devenue le laboratoire à ciel ouvert de la nouvelle peinture. La raison en est simple : le chemin de fer. La gare d’Asnières, inaugurée dès 1837 sur la ligne Paris-Saint-Germain, mettait les berges à quinze minutes de la gare Saint-Lazare. Les peintres pouvaient venir le matin, installer leur chevalet, et rentrer dîner à Montmartre.
Claude Monet est le premier à s’y installer durablement. En 1872, il loue une maison à Argenteuil, juste en face, mais traverse souvent le pont pour peindre côté Asnières. Sa toile Le Pont d’Asnières (1873) montre le pont routier avec ses péniches et la cheminée d’une usine à gaz en arrière-plan : un paysage moderne, suburbain, que l’Académie aurait jugé indigne de la peinture.
Auguste Renoir fréquente lui aussi les guinguettes et les canotiers d’Asnières. Son célèbre Déjeuner des canotiers (1881) est peint à la Maison Fournaise de Chatou, un peu plus en aval, mais plusieurs études préparatoires auraient été réalisées sur les berges asniéroises, selon les travaux de l’historienne Anne Distel. Gustave Caillebotte, plus riche que ses camarades, possède une propriété au Petit Gennevilliers, de l’autre côté du fleuve, et peint les régates vues depuis la rive d’Asnières. Ses Périssoires (1877) captent la lumière rasante du soir sur l’eau avec une précision quasi photographique.
Mais c’est sans doute Vincent van Gogh qui a laissé la trace la plus prolifique. Durant l’été 1887, alors qu’il loge chez son frère Theo à Montmartre, il se rend régulièrement à Asnières en compagnie d’Émile Bernard et de Paul Signac. En quelques mois, Van Gogh peint une vingtaine de toiles sur les berges, les ponts et les restaurants d’Asnières : Les Ponts d’Asnières, Le Restaurant de la Sirène, Bords de Seine près d’Asnières. Ces tableaux marquent un tournant dans sa palette, qui s’éclaircit au contact de la lumière d’Île-de-France et du pointillisme de Signac.
Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, le musée d’Orsay à Paris conserve plusieurs de ces œuvres, et notre article sur les ponts de la Seine entre Paris et Argenteuil retrace l’histoire de ces ouvrages que les peintres ont tant représentés.
Un parcours sur les pas des peintres le long des berges
La municipalité d’Asnières a mis en place un parcours impressionniste balisé le long des quais, jalonné de panneaux reproduisant les toiles peintes à chaque endroit. J’ai refait ce parcours en mars dernier, et je le trouve bien conçu même s’il mériterait une signalétique plus visible à certains carrefours. Voici les étapes principales, du nord au sud.
Étape 1 : le pont d’Asnières. Départ au niveau du pont actuel (reconstruit en 1950), là où Monet, Van Gogh et Signac ont chacun planté leur chevalet à des décennies d’intervalle. Le panneau montre Le Pont du chemin de fer à Asnières de Van Gogh (1887). Depuis le trottoir du pont, on reconnaît encore la courbe de la Seine et l’île Robinson en contrebas, même si le paysage industriel a laissé place à des immeubles résidentiels.
Étape 2 : le quai du Docteur-Dervaux. En longeant la berge vers l’aval, on passe devant l’emplacement de l’ancien Restaurant de la Sirène, immortalisé par Van Gogh. Le bâtiment a été démoli dans les années 1950, mais une plaque commémorative et un panneau reproduisent la toile. C’est ici que la lumière de fin d’après-midi est la plus belle : les reflets sur l’eau rappellent exactement ce que les peintres cherchaient à saisir.
Étape 3 : le parc Robinson et l’île. L’île Robinson, accessible par une passerelle piétonne, offre un point de vue sur les deux rives. C’est un lieu calme, arboré, où l’on peut s’asseoir sur un banc et comparer le paysage actuel avec les reproductions. Émile Bernard y a peint plusieurs scènes de baigneurs en 1887.
Étape 4 : la berge vers Gennevilliers. En remontant vers le nord, on atteint les berges qui faisaient face à la propriété de Caillebotte au Petit Gennevilliers. La vue sur le port de Gennevilliers a évidemment changé, mais la largeur du fleuve et la qualité de la lumière restent intactes.

Le parcours complet fait environ 3 km aller-retour et se fait en 1 h 30 à 2 h si l’on prend le temps de lire chaque panneau. Il est entièrement plat et accessible aux poussettes. Je conseille de le faire en fin de matinée ou en fin d’après-midi pour bénéficier de la lumière rasante que les impressionnistes recherchaient.
Le cimetière des Chiens : patrimoine insolite et sentimental
À quelques pas des berges impressionnistes, l’île des Ravageurs abrite un monument unique : le cimetière des Chiens et autres animaux domestiques, fondé en 1899 par la journaliste Marguerite Durand et l’avocat Georges Harmois. C’est le plus ancien cimetière animalier du monde, et il est inscrit aux Monuments historiques depuis 1987.
L’entrée se fait par un portail Art nouveau qui donne le ton. À l’intérieur, on découvre des tombes ornées de sculptures, de photographies et de plaques émaillées. Parmi les pensionnaires célèbres : Rin Tin Tin, le berger allemand star d’Hollywood dans les années 1920 ; Barry, le saint-bernard légendaire du Grand-Saint-Bernard ; et le chien du préfet de police Lépine. Mais les tombes les plus émouvantes sont celles des animaux anonymes, accompagnées d’épitaphes qui témoignent de la sensibilité populaire à travers les époques.
Le cimetière est ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h (17 h en hiver). L’entrée coûte 3,50 € (tarif 2025, réduction à 2 € pour les moins de 12 ans). La visite prend environ 30 à 45 minutes. C’est un détour que je recommande systématiquement, y compris aux visiteurs qui ne sont pas particulièrement attachés aux animaux : le lieu raconte autant sur la société française que sur nos compagnons à quatre pattes.
Le centre ancien : église Sainte-Geneviève et hôtels particuliers
Le centre-ville d’Asnières mérite que l’on s’y attarde au-delà du château et des berges. L’église Sainte-Geneviève, reconstruite entre 1859 et 1862 dans un style néo-roman par l’architecte Anatole de Baudot (élève de Viollet-le-Duc), possède un clocher-porche massif visible depuis les quais. À l’intérieur, les vitraux du chœur datent de la construction d’origine et méritent un coup d’œil, surtout par temps ensoleillé lorsque la lumière traverse les verrières bleues. L’accès est libre en journée. Pour un parallèle architectural intéressant, l’église Sainte-Marie-Madeleine de Gennevilliers, plus ancienne, montre un tout autre registre stylistique.
En remontant la rue de la Station et la rue du Château, on passe devant plusieurs hôtels particuliers du XIXe siècle qui témoignent de l’embourgeoisement d’Asnières après l’arrivée du chemin de fer. Les façades en meulière et brique, les ferronneries ouvragées et les toits en ardoise composent un ensemble cohérent que l’on retrouve aussi, dans un registre plus modeste, dans le vieux centre de Gennevilliers.
La place Jacques-Grandclément, cœur commercial du quartier, accueille un marché le mercredi et le samedi matin. Les étals de fromagers et de maraîchers y sont particulièrement bien achalandés. Pour les amateurs de marchés locaux, les marchés de Gennevilliers complètent bien le circuit d’une semaine à l’autre.
Un mot sur le quartier Bac-Bécon, au sud de la ville. Ce secteur résidentiel, développé à partir des années 1880, conserve un patrimoine pavillonnaire remarquable : villas Art nouveau, maisons meulières, jardins clos. La rue des Bourguignons et la rue de la Comète regorgent de façades que les amoureux d’architecture vernaculaire photographieront avec plaisir. C’est un complément idéal à la visite des cités ouvrières des Hauts-de-Seine nord, pour mesurer l’écart social entre les deux rives de la Seine à la Belle Époque.
Informations pratiques : accès, horaires et tarifs
| Lieu | Accès | Horaires | Tarif (2025) |
|---|---|---|---|
| Château d’Asnières (hall et escalier) | 82 avenue de la Marne | Lun-ven 8 h 30-17 h | Gratuit |
| Château d’Asnières (salons, visite guidée) | 82 avenue de la Marne | Journées du patrimoine ou sur réservation | Gratuit |
| Parcours impressionniste (berges) | Quai du Docteur-Dervaux | Libre accès permanent | Gratuit |
| Cimetière des Chiens | 4 pont de Clichy, île des Ravageurs | Mar-dim 10 h-18 h (17 h hiver) | 3,50 € / 2 € réduit |
| Église Sainte-Geneviève | Place de l’Église | Accès libre en journée | Gratuit |
| Marché Grandclément | Place Jacques-Grandclément | Mer et sam 7 h-13 h 30 | Libre |
En transports en commun, trois options s’offrent à vous depuis Paris :
- Métro ligne 13 : station Gabriel-Péri (10 min à pied du château) ou Les Agnettes (15 min à pied des berges). Comptez 12 minutes depuis Saint-Lazare.
- Train ligne L (Transilien) : gare d’Asnières-sur-Seine depuis Saint-Lazare en 8 minutes, puis 10 minutes de marche vers les quais.
- Bus 238 depuis la porte de Clichy, arrêt Mairie d’Asnières.
À vélo, la piste cyclable des berges de Seine relie Asnières à Gennevilliers et Colombes sans interruption. C’est l’option que je privilégie au printemps ; nos itinéraires vélo le long de la Seine détaillent le tracé complet avec les points d’eau et les stations Vélib’.
En voiture, le stationnement est payant en centre-ville (1,50 € de l’heure, 2 h maximum en zone verte). Je déconseille cette option le samedi matin, jour de marché, où les places sont rares. Le parking souterrain de la gare offre une alternative (2 € de l’heure, 12 € la journée).
Bonnes adresses pour une pause gourmande
Après deux heures de marche entre le château et les berges, une halte s’impose. Voici les adresses que je fréquente régulièrement et que j’ai testées en personne au cours des douze derniers mois.
Le Café du Pont, quai du Docteur-Dervaux. Ce bistrot de quartier dispose d’une terrasse face à la Seine, idéale aux beaux jours. La formule déjeuner (entrée-plat ou plat-dessert) tourne autour de 16 à 19 €. Cuisine simple et honnête : salade de chèvre chaud, pavé de saumon, tarte aux pommes maison. L’intérêt principal reste la vue sur le fleuve et le pont, celle-là même que les impressionnistes peignaient.
La Table d’Émile, rue de la Station. Un restaurant de cuisine française contemporaine un cran au-dessus, avec des menus entre 25 et 32 €. Le chef travaille les produits du marché voisin ; j’ai particulièrement apprécié le filet de bar en croûte d’herbes et le fondant au chocolat. Réservation conseillée le week-end.
Boulangerie Moisan, avenue de la Marne. Pour un en-cas rapide, cette boulangerie artisanale propose d’excellents sandwichs sur pain au levain (5 à 7 €) et des pâtisseries classiques. C’est pratique si l’on veut pique-niquer sur l’île Robinson.
Pour un repas plus élaboré après la visite, nos adresses de restaurants à Gennevilliers sont à dix minutes en vélo par les berges.

Asnières dans la boucle de Seine : prolonger l’itinéraire
L’un des atouts méconnus d’Asnières est sa position de porte d’entrée de la boucle de Seine nord-ouest. En une journée, on peut combiner la visite d’Asnières avec plusieurs sites voisins qui enrichissent considérablement le propos.
Vers Gennevilliers (nord-est) : en traversant le pont, on rejoint le Petit Gennevilliers, quartier où Caillebotte possédait sa propriété et son atelier de construction navale. De là, les docks de Gennevilliers offrent un contraste saisissant entre patrimoine industriel et reconversion contemporaine. Le port fluvial, premier d’Île-de-France, mérite une halte d’une heure.
Vers Villeneuve-la-Garenne (nord) : en longeant la berge sur 2 km, on atteint cette commune née d’un détachement de Gennevilliers. Son histoire insulaire est un complément fascinant au récit de la boucle de Seine.
Vers Colombes (ouest) : le stade Yves-du-Manoir, ancien stade olympique de 1924, est à quinze minutes à pied de la gare d’Asnières. C’est un autre pan du patrimoine local, sportif celui-là.
Vers L’Île-Saint-Denis (nord-est, en vélo) : en suivant la piste cyclable des berges sur 6 km, on atteint cette île fluviale en pleine transformation pour les Jeux olympiques. Le trajet longe des paysages qui n’auraient pas déplu aux impressionnistes.
Pour les familles, notre sélection de sorties en famille recense les activités adaptées aux enfants dans toute la boucle, et le parc des Chanteraines, à cheval entre Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne, constitue une étape verte idéale pour un pique-nique entre deux visites patrimoniales.
Ce qui me frappe, après quinze ans à arpenter cette boucle, c’est la cohérence du récit que ces communes dessinent ensemble. La Seine n’est pas une frontière ; c’est un lien. Les impressionnistes l’avaient compris : ils peignaient d’une rive en regardant l’autre. Asnières et Gennevilliers, le château du marquis et les usines Chausson, les canotiers et les dockers, tout cela forme un même paysage dont le fleuve est la colonne vertébrale. Visiter Asnières par le prisme de l’impressionnisme, c’est finalement retrouver ce regard : celui qui voit de la beauté là où d’autres ne voient que de la banlieue.
À retenir
- Planifiez votre visite du château d’Asnières lors des Journées du patrimoine en septembre pour accéder à l’ensemble des salons historiques avec médiation gratuite
- Commencez le parcours impressionniste par le pont d’Asnières côté quai du Docteur-Dervaux et suivez les panneaux vers l’aval pour un itinéraire chronologique
- Privilégiez une visite en fin de matinée ou fin d’après-midi pour retrouver la lumière rasante que les peintres recherchaient sur les berges
- Combinez la visite avec le cimetière des Chiens sur l’île des Ravageurs (3,50 €, fermé le lundi) qui se trouve à dix minutes à pied du parcours
- Téléchargez le plan du parcours impressionniste sur le site de l’office de tourisme d’Asnières avant de partir ; la signalétique sur place est parfois discrète
Questions fréquentes
Peut-on visiter l’intérieur du château d’Asnières toute l’année ?
Le hall d’entrée et l’escalier d’honneur sont accessibles aux horaires de la mairie (lundi au vendredi, 8 h 30 à 17 h), gratuitement. Les salons historiques ne sont ouverts au public que lors des Journées du patrimoine (troisième week-end de septembre) ou lors de visites guidées ponctuelles organisées par l’office de tourisme. Il est prudent de vérifier les dates sur le site de la ville d’Asnières avant de se déplacer.
Quels tableaux impressionnistes ont été peints à Asnières-sur-Seine ?
Plus de trente toiles majeures ont été réalisées sur les berges d’Asnières entre 1872 et 1890. Parmi les plus célèbres : Le Pont d’Asnières de Monet (1873), Les Ponts d’Asnières et Le Restaurant de la Sirène de Van Gogh (1887), Les Périssoires de Caillebotte (1877), et plusieurs scènes de baigneurs d’Émile Bernard. Beaucoup de ces œuvres sont aujourd’hui conservées au musée d’Orsay, à la Courtauld Gallery de Londres ou dans des collections privées.
Comment se rendre à Asnières depuis Paris sans voiture ?
Trois options pratiques : le métro ligne 13 (stations Gabriel-Péri ou Les Agnettes, 12 minutes depuis Saint-Lazare), le train Transilien ligne L (gare d’Asnières en 8 minutes depuis Saint-Lazare), ou le bus 238 depuis la porte de Clichy. La piste cyclable des berges de Seine permet également de venir en vélo depuis Paris ou les communes voisines de la boucle de Seine.
Le parcours impressionniste d’Asnières est-il adapté aux enfants et aux poussettes ?
Oui, le parcours est entièrement plat et bitumé, donc accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite. Il fait environ 3 km aller-retour le long des berges. Pour les enfants, les panneaux illustrés qui reproduisent les tableaux impressionnistes à l’endroit exact où ils ont été peints rendent la balade ludique : on peut jouer à comparer le paysage actuel avec la toile. Comptez 1 h 30 à 2 h avec des pauses.
Le cimetière des Chiens d’Asnières vaut-il vraiment le détour ?
Absolument. Au-delà de l’aspect animalier, c’est un site inscrit aux Monuments historiques qui raconte l’histoire de la sensibilité envers les animaux en France depuis 1899. Le portail Art nouveau, les sculptures funéraires et les épitaphes touchantes en font un lieu unique en Europe. La visite prend 30 à 45 minutes et coûte 3,50 € (2 € pour les moins de 12 ans). Il est ouvert du mardi au dimanche.
Où déjeuner à Asnières après la visite du parcours impressionniste ?
Le Café du Pont, sur le quai du Docteur-Dervaux, offre une terrasse face à la Seine avec des formules déjeuner entre 16 et 19 €. Pour une cuisine plus travaillée, La Table d’Émile propose des menus entre 25 et 32 € avec des produits du marché voisin. Pour un pique-nique sur l’île Robinson, la boulangerie Moisan (avenue de la Marne) prépare d’excellents sandwichs sur pain au levain entre 5 et 7 €.
Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.