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Les docks de Gennevilliers : photographier l’industrie d’avant-hier

Dans cet article

  • La zone portuaire de Gennevilliers couvre 460 hectares, ce qui en fait le premier port fluvial d’Île-de-France et un terrain de chasse photographique exceptionnel
  • Les vestiges industriels les plus photogéniques se concentrent entre le quai du Moulin de Cage et le bassin n° 1, accessibles librement à pied ou à vélo
  • La meilleure lumière pour la photo d’architecture industrielle tombe entre 7 h et 9 h 30 (lumière rasante sur les façades orientées sud-est) ou après 17 h en été
  • Comptez 3 à 4 heures pour un parcours complet de 6 km, appareil en main, du pont d’Épinay au dock des Alcools
  • L’accès est gratuit ; seules certaines visites guidées organisées par Ports de Paris coûtent entre 5 et 10 € par personne
  • Un trépied léger et un objectif 24-70 mm suffisent pour couvrir l’essentiel des sujets, des grues monumentales aux détails de tôle rouillée

Une histoire industrielle écrite sur les quais

J’ai grandi à quelques stations de tramway des docks de Gennevilliers, et pourtant il m’a fallu des années avant de comprendre l’ampleur de ce qui se cachait derrière les palissades du port. Quand on parle de patrimoine industriel en Île-de-France, on pense souvent aux grandes usines automobiles de Boulogne-Billancourt ou aux ateliers de Saint-Denis. On oublie que la boucle nord de la Seine abrite l’un des plus vastes ensembles portuaires et industriels d’Europe, actif depuis la fin du XIXe siècle.

Le port de Gennevilliers naît officiellement en 1928, quand l’État décide de creuser un premier bassin dans la presqu’île formée par le méandre de la Seine. Mais l’activité industrielle de la zone remonte bien plus loin. Dès les années 1860, les terrains marécageux de la plaine de Gennevilliers accueillent des champs d’épandage pour les eaux usées de Paris, puis des entrepôts, des dépôts pétroliers et des usines chimiques. La proximité de la Seine, le foncier bon marché et la desserte ferroviaire attirent successivement les cimenteries, les fonderies et les constructeurs automobiles comme les usines Chausson, qui s’installent en 1907.

Ce qui rend les docks de Gennevilliers uniques pour le photographe, c’est la coexistence des époques. Sur un même quai, on peut cadrer un portique à conteneurs flambant neuf à côté d’un hangar en béton armé des années 1930, dont les fenêtres à petits carreaux laissent passer une lumière de cathédrale. Les grues à vapeur ont disparu, mais leurs socles en béton subsistent, couverts de tags ou de mousse, selon l’endroit. La rouille, le béton brut, la brique noircie par un siècle de fumées : tout ici raconte une histoire que l’objectif capte avec une facilité déconcertante.

Pour comprendre ce que l’on photographie, il est utile de connaître les grandes phases de développement du port. Le bassin n° 1, creusé entre 1926 et 1931, mesure 1 400 mètres de long. Le bassin n° 2, inauguré en 1952, double la capacité. Dans les années 1970, la conteneurisation transforme le paysage : les vieux docks à marchandises cèdent la place aux terminaux modernes, mais plusieurs bâtiments d’origine survivent, reconvertis ou simplement oubliés. C’est précisément ceux-là que je vous propose d’aller débusquer.

Itinéraire photographique : du bassin n° 1 au dock des Alcools

Je propose un circuit de 6 kilomètres que j’ai parcouru une bonne trentaine de fois, en toute saison. Il démarre au pont d’Épinay-sur-Seine (accès par le tramway T1, arrêt Gennevilliers) et longe la rive droite du bassin n° 1 jusqu’au quai du Moulin de Cage, avant de bifurquer vers le sud en direction du dock des Alcools.

Étape 1 : le quai d’Asnières (premiers 800 mètres). En descendant du tramway, prenez la rue du Port. Vous tombez immédiatement sur les entrepôts de la rive nord, construits dans les années 1930. Les façades en béton moulé présentent des motifs géométriques Art déco discrets que peu de gens remarquent. La lumière du matin frappe ces reliefs en créant des ombres marquées ; c’est ici que j’ai réalisé certaines de mes images les plus graphiques.

Étape 2 : le bassin n° 1, rive droite (1,5 km). Le chemin de halage longe le bassin. Les jours de semaine, des péniches chargées de granulats ou de conteneurs manœuvrent lentement. Les reflets de la coque dans l’eau sombre du bassin offrent des compositions abstraites superbes. Sur la rive opposée, les silos à grain dressent leurs cylindres de béton gris, vestiges des années 1950. Avec un téléobjectif de 200 mm, on peut isoler un détail de rouille sur un portique à plus de 300 mètres.

Charpente métallique rivetée d'un hangar du quai du Moulin de Cage, éclairée par les verrières d'origine
Charpente métallique rivetée d’un hangar du quai du Moulin de Cage, éclairée par les verrières d’origine

Étape 3 : le quai du Moulin de Cage (1 km). C’est le cœur historique du port. Le nom rappelle un ancien moulin à eau attesté dès le XVIe siècle. Ici subsistent plusieurs hangars en structure métallique rivetée, typiques de l’architecture industrielle d’avant-guerre. Les charpentes en treillis, visibles depuis l’extérieur quand les portes sont ouvertes, rappellent les halles de Baltard. Un régal pour quiconque aime les lignes géométriques et les jeux de lumière filtrée.

Étape 4 : le dock des Alcools (dernier kilomètre). Construit dans les années 1930 pour stocker vins et spiritueux acheminés par la Seine, ce bâtiment massif en béton armé et brique rouge est l’un des plus photogéniques du parcours. Ses dimensions imposantes, ses quais de chargement surélevés et ses auvents métalliques créent un décor cinématographique. Plusieurs réalisateurs l’ont d’ailleurs utilisé pour des tournages. Si vous n’avez le temps que pour un seul arrêt, c’est celui-ci que je recommande.

Architecture industrielle : ce qu’il faut repérer et cadrer

Photographier l’industrie d’avant-hier, ce n’est pas seulement pointer l’objectif vers un vieux bâtiment. C’est décrypter un langage architectural et choisir ce que l’on veut raconter. Voici les éléments que je repère systématiquement sur les docks de Gennevilliers.

Les charpentes métalliques rivetées. Avant la soudure à l’arc, on assemblait les poutres avec des rivets. Ces petits dômes métalliques, alignés par centaines, créent une texture rythmée magnifique en gros plan. Cherchez-les sur les poteaux des hangars du quai du Moulin de Cage et sur les vieux portiques de déchargement qui jalonnent la rive du bassin n° 1.

Le béton brut des silos et des quais. Le béton décoffré des années 1930 à 1950 présente des imperfections, des veines, des marques de planches qui lui donnent une texture organique. Après des décennies d’exposition aux intempéries, il se couvre de traînées noires et de mousses qui ajoutent de la profondeur. Un objectif macro (ou un 50 mm rapproché) révèle des micro-paysages étonnants sur ces surfaces.

Les rails encastrés dans le bitume. Des voies ferrées traversaient autrefois toute la zone portuaire pour relier les entrepôts au réseau ferré national. La plupart ont été recouvertes, mais par endroits le bitume s’est usé et laisse apparaître les rails rouillés, parfois accompagnés de plaques tournantes ou d’aiguillages. Ces vestiges au sol sont faciles à manquer si l’on ne regarde pas ses pieds.

La signalétique peinte. Sur les façades de plusieurs entrepôts subsistent des inscriptions peintes à la main : noms de sociétés disparues, numéros de quai, flèches de direction. Ces lettrages industriels constituent un patrimoine typographique fragile que je documente à chaque visite, car ils s’effacent d’année en année. Les meilleures trouvailles se situent côté sud du bassin n° 1, sur des murs partiellement masqués par la végétation.

Le contraste entre la rigueur géométrique des structures industrielles et le désordre organique de la végétation qui les envahit progressivement constitue l’un des motifs visuels les plus puissants des docks. Les herbes folles poussant à travers les fissures du béton, le lierre escaladant un pylône métallique, un bouleau enraciné dans une gouttière : ces images racontent le temps qui passe mieux que n’importe quel texte.

Rails encastrés dans le bitume près du dock des Alcools, envahis par la végétation
Rails encastrés dans le bitume près du dock des Alcools, envahis par la végétation

Réglages photo et lumière : mes conseils de terrain

Je ne suis pas photographe professionnelle, mais quinze ans de terrain m’ont appris quelques règles que j’applique systématiquement sur les docks.

La lumière rasante du matin est votre meilleure alliée. Les façades des entrepôts du bassin n° 1 sont majoritairement orientées sud-est. Entre 7 h et 9 h 30 (d’avril à septembre), le soleil bas projette des ombres longues qui révèlent chaque relief, chaque rivet, chaque fissure. En hiver, cette fenêtre s’étend jusqu’à 10 h 30 environ, mais la brume matinale qui monte de la Seine peut tout noyer dans un voile laiteux, ce qui donne des ambiances très différentes, plus mélancoliques.

Par temps couvert, privilégiez les intérieurs. Quand le ciel est uniformément gris, les façades perdent leur relief. C’est le moment idéal pour photographier l’intérieur des hangars ouverts, où la lumière diffuse tombe depuis les verrières sans créer de contrastes ingérables. J’ai obtenu certaines de mes meilleures images de charpentes métalliques par temps de pluie fine, quand l’eau ruisselle sur l’acier et fait briller chaque surface.

Condition de lumière Sujet recommandé Réglage conseillé Heure idéale
Soleil rasant matin Façades béton, détails de rivets ISO 200, f/8, priorité ouverture 7 h – 9 h 30
Ciel couvert Intérieurs de hangars, charpentes ISO 800, f/5.6, trépied recommandé Toute la journée
Golden hour soir Silhouettes de grues, reflets bassin ISO 400, f/11, sous-exposition -1 EV 17 h – 19 h (été)
Brume matinale Panoramas, silos dans la brume ISO 400, f/8, balance des blancs manuelle 6 h 30 – 8 h
Nuit / éclairage industriel Zones actives, conteneurs éclairés ISO 1600, f/2.8, trépied obligatoire 21 h – 23 h

Attention au contre-jour sur l’eau. Le bassin agit comme un miroir géant. Si vous photographiez face au soleil avec l’eau dans le cadre, les reflets peuvent tromper la cellule de votre appareil et produire des images sous-exposées. Je recommande de mesurer la lumière sur les bâtiments (mesure spot ou pondérée centrale) plutôt que sur l’ensemble de la scène.

Pour les gros plans de textures (rouille, béton, peinture écaillée), un objectif macro ou un 50 mm lumineux ouvert à f/2.8 produit un joli flou d’arrière-plan qui isole le détail. N’hésitez pas à sous-exposer légèrement (-0,7 EV) pour conserver la densité des noirs et éviter que la rouille ne vire à l’orange fluo.

En ce qui concerne le format, je travaille presque toujours en RAW. Le post-traitement des images industrielles demande souvent un ajustement fin des hautes lumières (le ciel visible à travers les structures) et des ombres (l’intérieur des hangars). Le JPEG ne pardonne pas.

Accès pratique, sécurité et autorisations

Le port de Gennevilliers est un site industriel en activité. Cela signifie que certaines zones sont interdites d’accès sans autorisation, tandis que d’autres sont parfaitement accessibles au public. Voici ce qu’il faut savoir avant de s’y aventurer avec un appareil photo.

Zones librement accessibles. Le chemin de halage qui longe la Seine et la rive droite du bassin n° 1 est un espace public. Vous pouvez y circuler à pied ou à vélo, photographier tout ce qui est visible depuis cet espace sans aucune autorisation. Les rues qui traversent la zone portuaire (rue du Port, avenue du Vieux-Chemin-de-Saint-Denis) sont également des voies publiques. C’est depuis ces points que l’on réalise l’essentiel des images présentées dans cet article.

Zones restreintes. Les quais de chargement, les terminaux à conteneurs et les installations classées Seveso (dépôts pétroliers, stockage chimique) sont des zones privées clôturées. N’essayez pas d’y pénétrer : outre l’infraction, les risques sont réels (circulation de poids lourds, engins de manutention, substances dangereuses). Si vous souhaitez photographier depuis l’intérieur d’un terminal, contactez Haropa Port, l’établissement public qui gère le site, pour demander une autorisation ponctuelle.

Transports. Depuis Paris, le trajet le plus simple passe par le métro ligne 13 (direction Asnières-Gennevilliers, arrêt Gabriel Péri) puis le tramway T1 jusqu’à l’arrêt Gennevilliers. Comptez environ 35 minutes depuis Saint-Lazare. En voiture, la sortie « Port de Gennevilliers » de l’A86 mène directement à la zone, mais le stationnement est limité. Le vélo reste le moyen de transport idéal pour ce parcours : la piste cyclable le long de la Seine dessert l’ensemble de l’itinéraire.

Sécurité personnelle. Portez des chaussures fermées (les quais sont jonchés de débris métalliques), emportez de l’eau (aucun point de ravitaillement sur le parcours) et restez vigilant face à la circulation des camions. En été, la réverbération sur le béton et l’eau peut être intense : chapeau et crème solaire sont de mise. La zone est calme et sûre en journée ; je l’ai parcourue seule des dizaines de fois sans le moindre problème.

Patrimoine vivant : rencontres et témoignages sur les docks

Les docks de Gennevilliers ne sont pas un musée figé. C’est un territoire vivant où travaillent quotidiennement des milliers de personnes. Et c’est précisément ce qui rend l’endroit passionnant pour un photographe qui s’intéresse au patrimoine industriel : on peut capturer à la fois les traces du passé et l’activité présente.

Au fil de mes visites, j’ai eu la chance de croiser des anciens ouvriers du port qui venaient se promener sur les quais de leur jeunesse. L’un d’eux, retraité depuis 2008, m’a montré l’emplacement exact d’un hangar à charbon démoli en 1995 et m’a raconté comment les péniches à moteur avaient remplacé les chalands tirés par des chevaux dans les années 1960. Ces témoignages oraux sont précieux ; ils donnent une épaisseur humaine à des images qui, sans contexte, resteraient de simples exercices esthétiques.

Les cités ouvrières des Hauts-de-Seine nord racontent une partie de cette histoire sociale. De nombreuses familles qui vivaient dans les HBM de Gennevilliers travaillaient précisément sur ces docks, dans les entrepôts ou sur les péniches. Le lien entre le logement ouvrier et le port est indissociable ; photographier l’un sans connaître l’autre, c’est passer à côté de la moitié du récit.

Aujourd’hui, le port accueille aussi des entreprises créatives qui investissent les anciens entrepôts reconvertis en ateliers, studios ou espaces événementiels. Cette nouvelle vie culturelle des docks mérite d’être documentée. Le Théâtre de Gennevilliers (T2G), situé à quelques minutes, participe de cette dynamique culturelle qui irrigue tout le territoire.

Lettrage peint à la main sur la façade d'un entrepôt du bassin n° 1, témoignage typographique en voie de disparition
Lettrage peint à la main sur la façade d’un entrepôt du bassin n° 1, témoignage typographique en voie de disparition

Combiner la visite du port avec les balades alentours

Le parcours photographique des docks se combine très bien avec d’autres visites dans le secteur. Voici les enchaînements que je recommande en fonction du temps dont vous disposez.

Demi-journée (3-4 h) : docks + vieux centre. Après le circuit des docks, remontez vers le vieux centre de Gennevilliers par la rue Jean-Jaurès. Le contraste entre l’échelle monumentale du port et les ruelles du village ancien est saisissant. Profitez-en pour visiter l’église Sainte-Marie-Madeleine, dont le clocher offre un point de vue intéressant sur la zone industrielle en contrebas.

Journée complète (6-7 h) : docks + Seine + Chanteraines. Prolongez le parcours le long de la Seine en direction du parc des Chanteraines. Les 82 hectares de verdure offrent un contrepoint bienvenu après les quais de béton. En chemin, vous passerez sous plusieurs ponts sur la Seine qui constituent eux-mêmes des sujets photographiques remarquables.

Pause déjeuner. La zone portuaire elle-même ne compte aucun restaurant, mais le centre-ville de Gennevilliers offre plusieurs options. Consultez la sélection des meilleurs restaurants et bistrots de Gennevilliers pour trouver une table qui convient à votre budget. Je recommande de déjeuner avant ou après le parcours des docks, pas pendant : une fois lancé, on ne veut pas s’arrêter.

Si vous venez avec des enfants, sachez que le parcours portuaire n’est pas idéal pour les plus jeunes (peu d’ombre, terrain parfois irrégulier, camions). Préférez les sorties en famille autour de Gennevilliers et gardez les docks pour une sortie entre adultes passionnés.

Le port de Gennevilliers vu depuis la Seine offre une tout autre perspective. Si vous avez l’occasion de combiner une balade fluviale avec le parcours à pied, les deux points de vue se complètent magnifiquement. Depuis l’eau, on saisit l’échelle colossale des installations ; depuis le quai, on en perçoit les détails et la matière.

Matériel recommandé et budget

Inutile de s’équiper comme un reporter de guerre pour arpenter les docks. Voici le matériel que j’emporte systématiquement, et celui dont on peut se passer.

Élément Indispensable Recommandation Budget indicatif
Boîtier Oui N’importe quel reflex ou hybride (même APS-C) Occasion dès 300 €
Objectif 24-70 mm Oui Le zoom polyvalent par excellence pour ce type de sujet 200 à 800 €
Objectif 50 mm f/1.8 Recommandé Idéal pour les détails et les textures en faible lumière 100 à 200 €
Téléobjectif 70-200 mm Optionnel Pour isoler des détails sur la rive opposée du bassin 300 à 1 200 €
Trépied léger Recommandé Indispensable pour les prises en basse lumière ou les poses longues 50 à 150 €
Filtre polarisant Optionnel Réduit les reflets sur l’eau et sature les couleurs de la rouille 30 à 80 €
Sac à dos photo Oui Confortable pour 6 km de marche, avec accès rapide au matériel 40 à 120 €

Un smartphone récent avec un bon capteur (à partir de 48 mégapixels) peut tout à fait suffire pour une première reconnaissance. J’ai vu des images superbes réalisées à l’iPhone sur les docks ; l’important est d’être là au bon moment, avec la bonne lumière. Le matériel ne fait pas tout.

Budget total d’une sortie. Si vous possédez déjà un appareil, la sortie ne coûte strictement rien : accès gratuit, pas de droit d’entrée, pas de parking payant si vous venez en transports ou à vélo. Prévoyez simplement de quoi acheter une bouteille d’eau et un encas, soit 5 à 8 € maximum. Les visites guidées organisées ponctuellement par Haropa Port ou par des associations locales de patrimoine coûtent entre 5 et 10 € par personne.

Pour le post-traitement, Lightroom (12 €/mois dans le forfait Adobe Photography) ou Darktable (gratuit, open source) permettent d’exploiter pleinement les fichiers RAW. Les images industrielles répondent particulièrement bien à un traitement légèrement désaturé avec des noirs denses et des hautes lumières contrôlées, un rendu qui évoque la photographie argentique sans tomber dans le filtre Instagram.

À retenir

  • Privilégiez la lumière du matin entre 7 h et 9 h 30 pour les façades industrielles du bassin n° 1, ou la golden hour du soir pour les silhouettes de grues
  • Restez sur les voies publiques (chemin de halage, rues traversantes) ; les quais de chargement et terminaux sont des zones privées interdites sans autorisation de Haropa Port
  • Un 24-70 mm et un trépied léger couvrent 90 % des situations ; le téléobjectif est un luxe appréciable mais pas indispensable
  • Combinez le parcours des docks avec le vieux centre de Gennevilliers ou le parc des Chanteraines pour une journée complète et variée
  • Emportez de l’eau, des chaussures fermées et consultez les horaires de visite guidée sur le site de Haropa Port avant votre sortie

Questions fréquentes


Faut-il une autorisation pour photographier sur les docks de Gennevilliers ?

Non, tant que vous restez sur les espaces publics (chemin de halage, rues). Le port de Gennevilliers est un site en activité, mais les voies qui le traversent sont accessibles à tous. Seuls les terminaux privés et les installations classées nécessitent une autorisation écrite de Haropa Port.

Quel est le meilleur moment de la journée pour photographier l’architecture industrielle des docks ?

La lumière rasante du matin, entre 7 h et 9 h 30 d’avril à septembre, est idéale pour révéler les textures des façades en béton et les structures métalliques. La golden hour du soir (après 17 h en été) produit de belles silhouettes de grues et des reflets dorés sur le bassin.

Comment accéder aux docks de Gennevilliers en transports en commun ?

Depuis Paris, prenez le métro ligne 13 jusqu’à Gabriel Péri, puis le tramway T1 jusqu’à l’arrêt Gennevilliers. Le trajet dure environ 35 minutes depuis Saint-Lazare. Vous pouvez aussi emprunter le RER C jusqu’à Gennevilliers puis marcher une quinzaine de minutes jusqu’au bassin n° 1.

Le parcours photographique des docks est-il adapté aux enfants ?

Le parcours de 6 km longe des zones industrielles actives avec peu d’ombre et une circulation de camions. Il est déconseillé aux jeunes enfants. Pour une sortie en famille dans le secteur, le parc des Chanteraines (82 hectares, entrée gratuite) est une bien meilleure option, combinable avec un passage rapide devant les docks les plus accessibles.

Quels vestiges industriels remarquables peut-on encore voir sur les docks ?

Les éléments les plus remarquables incluent les hangars en structure métallique rivetée du quai du Moulin de Cage (années 1930), les silos à grain en béton du bassin n° 1 (années 1950), le dock des Alcools en béton armé et brique rouge, ainsi que des rails encastrés dans le bitume et de la signalétique peinte à la main sur les façades d’entrepôts anciens.

Peut-on visiter les docks de Gennevilliers avec un guide ?

Oui, Haropa Port organise ponctuellement des visites guidées du port, généralement lors des Journées du patrimoine ou sur demande de groupes. Le tarif se situe entre 5 et 10 € par personne. Des associations locales de patrimoine proposent également des circuits thématiques ; renseignez-vous auprès de la mairie de Gennevilliers ou de l’office de tourisme intercommunal.


Camille Besson
Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.

Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.