Dans cet article
- Villeneuve-la-Garenne est née d’une île fluviale rattachée à la rive droite au XVIIIe siècle par comblement progressif du petit bras de Seine
- La commune s’est détachée de Gennevilliers en 1929, après des décennies de revendications portées par ses habitants maraîchers
- Le territoire ne couvre que 1,68 km², ce qui en fait l’une des plus petites communes des Hauts-de-Seine
- Le pont de l’Île-Saint-Denis, le quai d’Argenteuil et la berge aménagée offrent aujourd’hui une promenade de 2,5 km le long du fleuve
- La croissance démographique a été fulgurante : de 3 200 habitants en 1931 à plus de 25 000 dans les années 1970 avec la construction des grands ensembles
- L’accès se fait en 20 minutes depuis La Défense par le bus 178 ou en tram T1 depuis Asnières-Gennevilliers
Sommaire
- L’île originelle : une géographie fluviale oubliée
- La garenne médiévale : des terres du seigneur aux cultures maraîchères
- Le rattachement à la rive droite : quand le bras mort disparaît
- La séparation de Gennevilliers : naissance d’une commune en 1929
- Les grands ensembles et la mutation urbaine des années 1960
- Le patrimoine encore visible : une promenade entre berges et centre ancien
- Tableau chronologique : les dates clés de Villeneuve-la-Garenne
- Conseils pratiques pour visiter Villeneuve-la-Garenne aujourd’hui
J’ai longtemps traversé Villeneuve-la-Garenne sans m’y arrêter, empruntant le quai d’Argenteuil pour rejoindre L’Île-Saint-Denis à vélo. Il m’a fallu des années de chroniques locales pour comprendre que cette petite commune cachait l’une des histoires les plus singulières de la boucle nord de la Seine : celle d’une île fluviale devenue terre ferme, puis hameau, puis village, puis commune à part entière. Villeneuve-la-Garenne est le résultat d’un lent processus géographique et humain qui s’étend sur près de huit siècles.
Pour qui s’intéresse au patrimoine de la boucle de Seine, cette histoire éclaire aussi celle de Gennevilliers, d’Asnières et de toute la plaine maraîchère qui nourrissait Paris. Je vous propose ici de remonter le fil, depuis l’île médiévale jusqu’à la ville contemporaine, en passant par les champs de légumes, les lavoirs et les barres d’immeubles.
L’île originelle : une géographie fluviale oubliée
Avant de parler d’histoire humaine, il faut comprendre la géographie. La Seine, dans la grande boucle qu’elle dessine entre Asnières et Argenteuil, formait autrefois un réseau de bras secondaires et d’îlots sédimentaires. Villeneuve-la-Garenne occupait l’un de ces îlots, séparé de la rive droite (le territoire de Gennevilliers) par un bras peu profond que les textes anciens appellent le « faux bras » ou le « bras mort ».
Ce bras secondaire, large de quelques dizaines de mètres seulement, se comblait naturellement lors des crues par dépôt d’alluvions. Les cartes du XVIIe siècle, notamment celles de Cassini, montrent encore un chenal distinct entre l’île et la terre ferme. Au siècle suivant, ce chenal n’est plus qu’un fossé marécageux, inondé seulement lors des grandes crues hivernales.
Cette configuration insulaire explique pourquoi le site est resté longtemps inhabité ou faiblement peuplé. L’île était inondable, difficile d’accès et peu propice à la construction durable. Elle servait surtout de pâturage saisonnier et de réserve de chasse, ce que confirme précisément son nom.
Si le sujet des ponts sur la Seine entre Paris et Argenteuil vous intéresse, vous comprendrez mieux comment les franchissements ont structuré toute la boucle nord.
La garenne médiévale : des terres du seigneur aux cultures maraîchères
Le toponyme « Garenne » renvoie directement au droit féodal. Une garenne désignait un espace réservé à la chasse du seigneur, où le gibier (lapins, lièvres, petit gibier à plumes) était protégé. Sur l’île, le seigneur de Gennevilliers, qui relevait de l’abbaye de Saint-Denis, entretenait ainsi une garenne close.
« Villeneuve » est un terme générique dans la toponymie médiévale française. Il désigne un habitat créé de toutes pièces, souvent par défrichement ou assèchement, à l’initiative d’un seigneur cherchant à attirer des colons. Le nom complet, « Villeneuve-la-Garenne », signifie donc littéralement : le village neuf créé sur l’ancienne garenne seigneuriale.

Les premiers habitants permanents s’installent vraisemblablement au XIVe ou XVe siècle, lorsque le bras secondaire se comble suffisamment pour permettre un accès à pied sec une bonne partie de l’année. Ces pionniers sont des maraîchers et des journaliers agricoles. Ils cultivent des légumes destinés au marché parisien : choux, poireaux, salades, carottes. La terre alluviale, riche en limon, est exceptionnellement fertile.
Au XVIe siècle, le hameau de la Garenne apparaît dans les registres paroissiaux de Gennevilliers. Il compte quelques dizaines de feux. Les habitants dépendent administrativement et religieusement de la paroisse de Gennevilliers, dont l’église Sainte-Marie-Madeleine constitue le centre spirituel.
Ce statut de hameau rattaché va durer plus de trois siècles. C’est un point essentiel pour comprendre la suite : Villeneuve-la-Garenne n’a pas toujours été une commune indépendante. Son identité s’est construite progressivement, dans un mouvement d’émancipation vis-à-vis de Gennevilliers.
Le rattachement à la rive droite : quand le bras mort disparaît
Le comblement définitif du petit bras de Seine s’achève au cours du XVIIIe siècle. Plusieurs facteurs y contribuent. Les crues successives déposent des sédiments. Les habitants eux-mêmes comblent le fossé résiduel avec des gravats et des déchets végétaux pour gagner des terres cultivables. L’entretien du chenal n’intéresse personne : il ne porte aucun trafic fluvial significatif.
Vers 1750-1780, le bras mort n’existe plus dans le paysage. L’ancienne île est désormais soudée à la plaine de Gennevilliers. Seuls quelques toponymes locaux (« le fossé », « le bras ») conservent le souvenir de la séparation. Sur les plans d’intendance de la fin de l’Ancien Régime, Villeneuve-la-Garenne apparaît comme un simple quartier du village de Gennevilliers, situé au nord-est du territoire communal, en bordure de Seine.
La Révolution ne change pas cette situation. Lorsque les communes sont créées en 1790, Villeneuve-la-Garenne reste un hameau de la commune de Gennevilliers. Ses habitants, environ 300 à 400 personnes, votent et paient leurs impôts à Gennevilliers.
Cette période correspond aussi à l’apogée du maraîchage dans la plaine. Les cultures légumières occupent la quasi-totalité des terres entre Gennevilliers, Villeneuve et Asnières. Les maraîchers de Villeneuve approvisionnent les Halles de Paris par charrette, via la route qui traverse Asnières et Clichy. Certains utilisent aussi la Seine pour transporter leurs récoltes par bateau plat.
Pour mieux saisir le contexte de cette plaine maraîchère, je vous recommande de lire mon article sur le vieux centre de Gennevilliers au XIXe siècle, qui évoque les dernières traces du village agricole.
La séparation de Gennevilliers : naissance d’une commune en 1929
Au XIXe siècle, Gennevilliers connaît une transformation radicale. L’arrivée du chemin de fer, l’implantation des premières usines et surtout la création des champs d’épandage des eaux usées parisiennes bouleversent le territoire. Dès les années 1860, la plaine de Gennevilliers reçoit les eaux d’égout de la capitale pour les épurer par filtration naturelle dans le sol. Cette pratique, hygiéniste pour Paris, est une catastrophe olfactive et sanitaire pour les habitants locaux.
Les Villeneuvois, installés en bord de Seine, sont relativement épargnés par les épandages qui touchent surtout le centre et le sud de Gennevilliers. Mais ils partagent les mêmes impôts, les mêmes budgets communaux, les mêmes décisions municipales. Or, leurs besoins diffèrent. Ils réclament des écoles, des chemins vicinaux, un lavoir, et se sentent négligés par le conseil municipal de Gennevilliers, qui concentre ses investissements sur la zone industrielle naissante.
Le mouvement séparatiste commence dès la fin du XIXe siècle. Des pétitions circulent. Les Villeneuvois font valoir que leur quartier, avec ses 2 500 à 3 000 habitants dans les années 1920, a atteint une taille suffisante pour s’administrer seul. Ils arguent aussi de leur identité distincte : un habitat pavillonnaire, une économie encore largement maraîchère, une sociologie différente de celle de la Gennevilliers ouvrière et industrielle.

Le décret de séparation est signé le 16 novembre 1929. Villeneuve-la-Garenne devient officiellement une commune autonome du département de la Seine. Son premier maire, Léon Blum (homonyme du leader socialiste, à ne pas confondre), prend ses fonctions avec un budget modeste et un territoire de 1,68 km² seulement.
Cette naissance tardive, en plein XXe siècle, fait de Villeneuve-la-Garenne l’une des plus jeunes communes de la banlieue parisienne. Pour comparaison, Gennevilliers, Asnières et Colombes sont des communes depuis 1790. Cette jeunesse explique en partie l’absence de patrimoine monumental ancien : pas d’église médiévale, pas de château, pas de mairie historique.
L’histoire industrielle de la boucle de Seine, bien documentée dans mon article sur les usines Chausson à Gennevilliers, éclaire le contexte économique de cette séparation.
Les grands ensembles et la mutation urbaine des années 1960
Dans les années 1930, Villeneuve-la-Garenne reste un bourg semi-rural. On y cultive encore des légumes, on y élève quelques vaches. La population tourne autour de 3 200 habitants au recensement de 1931. La Seconde Guerre mondiale fige cette situation.
Tout bascule dans les années 1955-1970. La crise du logement en Île-de-France est aiguë. L’État lance un vaste programme de construction de grands ensembles dans les communes disposant de terrains libres. Or, Villeneuve-la-Garenne, avec ses champs maraîchers désormais en déclin, offre un foncier abondant et peu cher.
En moins de quinze ans, le paysage se métamorphose. Les maraîchages disparaissent sous les dalles de béton. Des barres et des tours sortent de terre : la cité de la Caravelle, conçue par l’architecte Jean Dubuisson entre 1959 et 1967, devient l’emblème de cette transformation. Avec ses 1 600 logements répartis sur 35 hectares, elle change radicalement la physionomie de la commune.
La population explose : de 3 200 habitants en 1931, on passe à 14 000 en 1962, puis à 25 000 en 1975. Cette croissance fulgurante pose des défis considérables en matière d’équipements publics, d’écoles, de transports et de cohésion sociale. Le tissu pavillonnaire ancien se retrouve noyé dans un environnement de tours et de dalles.
Les cités ouvrières des Hauts-de-Seine nord offrent un éclairage complémentaire sur cette période de construction massive dans toute la boucle de Seine.
Aujourd’hui, Villeneuve-la-Garenne compte environ 24 000 habitants sur son minuscule territoire de 1,68 km², ce qui en fait l’une des communes les plus densément peuplées de France avec près de 14 300 habitants au km². La cité de la Caravelle, partiellement rénovée dans le cadre du programme ANRU, reste le cœur démographique de la ville.
Le patrimoine encore visible : une promenade entre berges et centre ancien
Si Villeneuve-la-Garenne ne possède pas de monument classé, elle offre néanmoins une promenade urbaine intéressante pour qui sait regarder. Je vous propose un itinéraire que j’emprunte régulièrement, d’environ 2,5 km, faisable en une heure et demie avec les arrêts.
Départ : le quai d’Argenteuil. Longez les berges de Seine vers le nord. Ici, les péniches résidentielles et les petits bateaux de plaisance rappellent que Villeneuve est avant tout une commune fluviale. Le panorama sur L’Île-Saint-Denis et les coteaux de Saint-Denis est remarquable, surtout en fin d’après-midi quand la lumière rasante accroche les façades.
Le pont de l’Île-Saint-Denis. Ce pont métallique, reconstruit après la guerre, relie Villeneuve à L’Île-Saint-Denis. Il offre une vue plongeante sur la Seine et permet de comprendre la géographie du lieu : on voit clairement le méandre, le bras principal du fleuve et l’emplacement probable de l’ancien bras mort qui séparait l’île originelle de la terre ferme. Pour approfondir l’histoire des franchissements, consultez mon article sur les ponts sur la Seine entre Paris et Argenteuil.
Le centre ancien. Remontez vers la mairie et l’église Saint-Joseph, construite en 1935, peu après l’indépendance communale. Ce petit édifice en brique et béton, sans prétention architecturale, témoigne de la modestie des débuts de la commune. Autour, quelques rues pavillonnaires conservent l’échelle du bourg des années 1930 : maisons meulières, jardins clos, portails en fer forgé.

La Caravelle. Poursuivez vers le sud pour découvrir la cité de la Caravelle. Les barres de Jean Dubuisson, avec leurs façades en panneaux préfabriqués et leurs loggias, sont un exemple représentatif de l’architecture des grands ensembles. Le programme de rénovation urbaine a redessiné les espaces publics, créé de nouvelles voies et démoli certains bâtiments pour désenclaver le quartier.
Pour compléter cette promenade, vous pouvez rejoindre le parc des Chanteraines, accessible en 15 minutes à pied vers le sud-ouest, qui offre 82 hectares de verdure partagés entre Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne.
Les amateurs de balades à vélo le long de la Seine pourront intégrer Villeneuve-la-Garenne dans un itinéraire plus large reliant Gennevilliers à Argenteuil.
Tableau chronologique : les dates clés de Villeneuve-la-Garenne
| Date | Événement | Conséquence |
|---|---|---|
| XIIe-XIIIe siècle | Garenne seigneuriale attestée sur l’île | Réserve de chasse, pas d’habitat permanent |
| XIVe-XVe siècle | Premiers habitants permanents (maraîchers) | Naissance du hameau de la Garenne |
| Vers 1750-1780 | Comblement définitif du bras mort de Seine | L’île est soudée à la rive droite |
| 1790 | Création des communes ; Villeneuve reste dans Gennevilliers | Statut de hameau maintenu |
| Années 1860 | Début des champs d’épandage à Gennevilliers | Divergence d’intérêts entre Villeneuve et Gennevilliers |
| Fin XIXe siècle | Premières pétitions séparatistes | Mouvement d’émancipation communale |
| 16 novembre 1929 | Décret de séparation officielle | Villeneuve-la-Garenne devient commune autonome |
| 1935 | Construction de l’église Saint-Joseph | Premier édifice religieux propre à la commune |
| 1959-1967 | Construction de la cité de la Caravelle | La population quintuple en 15 ans |
| 1968 | Création du département des Hauts-de-Seine | Villeneuve quitte le département de la Seine |
| Années 2000-2010 | Programme de rénovation urbaine ANRU | Transformation de la Caravelle et désenclavement |
Conseils pratiques pour visiter Villeneuve-la-Garenne aujourd’hui
Accès en transports en commun. Le tram T1, arrêt « Villeneuve-la-Garenne » ou « Chemin des Reniers », dessert le centre-ville depuis la gare d’Asnières-Gennevilliers (correspondance avec la ligne 13 du métro). Comptez 25 à 35 minutes depuis Châtelet en combinant le métro ligne 13 et le T1. Le bus 178 relie la commune à La Défense en 20 minutes environ. Le bus 137 assure la liaison avec la porte de Clignancourt.
Accès à vélo. La piste cyclable des berges de Seine permet de rejoindre Villeneuve depuis Gennevilliers (15 minutes) ou depuis le port de Gennevilliers (20 minutes). L’itinéraire est plat et agréable, surtout au printemps.
Stationnement. Le stationnement est gratuit dans la plupart des rues résidentielles, mais les places sont rares en semaine. Privilégiez les abords du parc des Chanteraines si vous venez en voiture.
Restauration. Villeneuve-la-Garenne dispose de quelques adresses de restauration correctes, notamment autour de la place de Verdun. Pour un choix plus large, je vous renvoie vers les restaurants et bistrots de Gennevilliers, accessibles en quelques minutes de tram.
Durée de visite. Comptez 1 h 30 à 2 h pour la promenade décrite plus haut, pauses comprises. Si vous combinez avec le parc des Chanteraines, prévoyez une demi-journée. La visite est entièrement gratuite puisqu’il s’agit d’espace public.
Meilleure période. Le printemps (avril-mai) et le début de l’automne (septembre-octobre) sont les saisons les plus agréables pour les berges de Seine. En été, les quais peuvent manquer d’ombre. En hiver, la promenade reste praticable mais peu engageante par temps de pluie.
Pour organiser une sortie en famille à Gennevilliers et alentours, Villeneuve-la-Garenne s’intègre parfaitement dans un parcours combiné avec le parc des Chanteraines et le centre de Gennevilliers.
À retenir
- Commencez votre visite par le quai d’Argenteuil pour saisir d’emblée la dimension fluviale de la commune et l’emplacement de l’ancienne île
- Le pont de l’Île-Saint-Denis offre le meilleur point de vue pour comprendre la géographie du méandre et le tracé probable de l’ancien bras mort
- Vérifiez les horaires du tram T1 avant votre déplacement : la fréquence diminue le dimanche et en soirée
- Combinez la promenade avec une visite du parc des Chanteraines pour transformer la balade en sortie d’une demi-journée
- N’hésitez pas à pousser jusqu’aux berges côté Gennevilliers pour voir les docks industriels et compléter le panorama historique de la boucle
Questions fréquentes
Pourquoi Villeneuve-la-Garenne s’appelle-t-elle ainsi ?
Le nom combine deux éléments médiévaux : « Villeneuve » désigne un habitat créé par défrichement ou assèchement à l’initiative d’un seigneur, et « la Garenne » renvoie à une réserve de chasse seigneuriale. Le territoire était à l’origine une île de Seine utilisée comme garenne par le seigneur de Gennevilliers. Le nom signifie donc littéralement « le village neuf fondé sur l’ancienne réserve de chasse ».
Villeneuve-la-Garenne était-elle vraiment une île ?
Oui, jusqu’au XVIIIe siècle environ. Le territoire était séparé de la rive droite (Gennevilliers) par un bras secondaire de la Seine, peu profond et étroit. Ce bras s’est progressivement comblé par alluvionnement naturel et par l’action des habitants. Vers 1750-1780, l’ancien chenal n’existait plus et l’île était définitivement rattachée à la terre ferme.
Quand Villeneuve-la-Garenne est-elle devenue une commune indépendante ?
Le décret de séparation a été signé le 16 novembre 1929. Avant cette date, Villeneuve-la-Garenne était un hameau, puis un quartier de la commune de Gennevilliers. Les habitants ont milité pendant plusieurs décennies pour obtenir leur autonomie, arguant de besoins spécifiques en équipements publics et d’une identité distincte de celle de Gennevilliers, plus industrielle.
Que reste-t-il du patrimoine ancien à Villeneuve-la-Garenne ?
Le patrimoine monumental est limité en raison de la jeunesse de la commune (1929) et de la construction massive des grands ensembles dans les années 1960. On peut néanmoins voir l’église Saint-Joseph (1935), quelques rues pavillonnaires des années 1930 autour de la mairie, les berges de Seine aménagées et la cité de la Caravelle de Jean Dubuisson (1959-1967), représentative de l’architecture des grands ensembles.
Comment se rendre à Villeneuve-la-Garenne en transports en commun ?
Le moyen le plus pratique est le tramway T1, arrêt « Villeneuve-la-Garenne » ou « Chemin des Reniers », en correspondance avec la ligne 13 du métro à Asnières-Gennevilliers. Le trajet depuis Châtelet prend environ 25 à 35 minutes. Le bus 178 relie aussi la commune à La Défense en une vingtaine de minutes. À vélo, la piste des berges de Seine permet un accès agréable depuis Gennevilliers ou Asnières.
Qu’est-ce que la cité de la Caravelle à Villeneuve-la-Garenne ?
La cité de la Caravelle est un grand ensemble de 1 600 logements conçu par l’architecte Jean Dubuisson entre 1959 et 1967. Elle occupe 35 hectares et a transformé la commune d’un bourg semi-rural de 3 200 habitants en une ville de plus de 20 000 habitants en quelques années. Partiellement rénovée dans le cadre du programme ANRU dans les années 2000, elle reste le principal quartier d’habitation de la ville.
Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.