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Itinéraire vélo : tour complet de la boucle de Seine en demi-journée

Dans cet article

  • Un parcours de 22 km bouclé en 2 h 30 à 3 h 30 de pédalage effectif, pauses comprises, idéal pour une demi-journée
  • Départ et arrivée au RER C Gennevilliers ou au métro Gabriel Péri (ligne 13), deux accès directs au tracé
  • Dénivelé quasi nul : moins de 40 mètres cumulés sur l’ensemble du circuit, adapté aux familles avec enfants dès 8 ans
  • Passage par cinq communes (Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne, L’Île-Saint-Denis, Colombes, Asnières) avec trois haltes patrimoine recommandées
  • Location de vélo possible dès 3,50 € la demi-journée via les stations Vélib’ Métropole ou en libre-service Lime
  • Meilleure période : avril à octobre, départ conseillé avant 9 h le week-end pour éviter la foule sur les berges

Je pédale dans la boucle de Seine depuis plus de quinze ans, par tous les temps, à toutes les heures. Je connais chaque portion de berge, chaque raccourci derrière un entrepôt, chaque fontaine où remplir sa gourde. Cet itinéraire vélo du tour de la boucle de Seine en demi-journée est celui que je recommande systématiquement aux amis qui veulent découvrir ce territoire sans y consacrer la journée entière. Vingt-deux kilomètres, un dénivelé insignifiant, cinq communes traversées et assez de patrimoine industriel, de panoramas fluviaux et de haltes gourmandes pour remplir un carnet de croquis. Voici le tracé complet, étape par étape, avec mes conseils de terrain vérifiés au printemps 2026.

Pourquoi la boucle de Seine se prête si bien au vélo

La boucle de Seine nord-ouest forme un méandre naturel d’environ huit kilomètres de long sur trois de large, cerné par le fleuve sur trois côtés. Cette géographie singulière crée un territoire compact que l’on peut parcourir sans jamais s’éloigner de l’eau. Contrairement aux grands itinéraires comme La Seine à Vélo, qui relie Paris au Havre en 13 étapes, notre boucle se boucle réellement : on revient au point de départ sans rebrousser chemin.

Le relief joue en notre faveur. La plaine alluviale maintient l’altitude entre 26 et 34 mètres NGF sur la quasi-totalité du tracé. Seule la montée vers le plateau de Colombes, à hauteur du cimetière, impose un faux plat de 200 mètres que même un vélo de ville à trois vitesses franchit sans peine. Pour les cyclistes qui découvrent la pratique ou qui roulent avec des enfants, c’est un atout considérable.

L’autre avantage, moins connu, tient à la continuité du réseau cyclable. Depuis les aménagements réalisés entre 2019 et 2024 par l’Établissement public territorial Boucle Nord de Seine, plus de 80 % du parcours emprunte des voies séparées de la circulation automobile. Les portions restantes traversent des zones 30 ou des rues résidentielles peu fréquentées. J’ai chronométré le temps passé sur chaussée partagée lors de mon dernier repérage : moins de douze minutes sur un trajet de 2 h 45.

Enfin, la densité de points d’intérêt au kilomètre est remarquable. On passe devant d’anciens sites industriels reconvertis, des guinguettes ressuscitées, un parc départemental, des écluses en activité et plusieurs fresques de street art commandées par les municipalités. C’est cette richesse qui rend la demi-journée suffisante sans être frustrante : chaque kilomètre offre un motif d’arrêt, mais la distance totale reste raisonnable.

Préparation, matériel et accès au point de départ

Le point de départ que je recommande se situe à la sortie du métro Gabriel Péri (ligne 13), à Gennevilliers. Depuis Paris, le trajet dure entre 20 et 30 minutes selon la station d’origine. En RER C, la gare de Gennevilliers est également accessible ; comptez 25 minutes depuis Saint-Michel. Les deux stations disposent de stations Vélib’ Métropole à moins de 150 mètres de la sortie.

Pour le matériel, un vélo de ville classique suffit amplement. Les chemins de berge sont goudronnés ou stabilisés, sans passage technique. Je déconseille les pneus de route très fins (moins de 28 mm) sur le tronçon de L’Île-Saint-Denis, où quelques sections de chemin de halage présentent encore des graviers. Un VTC ou un vélo à assistance électrique constitue le meilleur compromis.

Côté location, trois options principales s’offrent à vous. Le Vélib’ Métropole coûte 3,50 € pour un pass journée (mécanique) ou 5 € en électrique ; attention, chaque trajet de plus de 30 minutes génère un supplément, pensez à redocker régulièrement. Les vélos en libre-service Lime facturent environ 0,25 € la minute, soit autour de 10 € pour une heure de roulage effectif. Pour une demi-journée complète, la location chez un vélociste local comme Au Vélo Urbain à Asnières reste plus économique : comptez entre 12 et 18 € selon le modèle.

Dans votre sac, emportez une gourde d’un litre minimum (les fontaines à eau sont rares entre Villeneuve-la-Garenne et L’Île-Saint-Denis), un antivol en U pour les pauses, un kit de réparation basique et, si vous roulez tôt le matin ou en fin de journée, des lumières avant et arrière. La crème solaire est indispensable d’avril à septembre : les berges sont exposées plein sud sur plusieurs kilomètres sans ombre.

Station Vélib' à proximité du métro Gabriel Péri, point de départ du circuit
Station Vélib’ à proximité du métro Gabriel Péri, point de départ du circuit

Étape 1 : Gennevilliers → Villeneuve-la-Garenne par les berges sud

Depuis Gabriel Péri, empruntez la rue Paul Vaillant-Couturier vers le sud-est sur 800 mètres. Vous rejoignez les berges de Seine au niveau du parc des Chanteraines, côté Gennevilliers. Le chemin de halage démarre ici et ne vous lâchera plus pendant six kilomètres. C’est la portion la plus agréable du parcours, celle que j’emprunte aussi en courant le dimanche matin.

Les berges de Seine à Gennevilliers offrent une promenade de huit kilomètres souvent ignorée des guides. Vous longerez d’abord le port autonome de Gennevilliers, le plus grand port fluvial d’Île-de-France : les péniches de fret croisent les bateaux de plaisance dans un ballet silencieux. Les anciens entrepôts en brique, certains reconvertis en ateliers d’artistes, rappellent l’histoire ouvrière de la commune. Pour comprendre ce passé, un détour par le quartier des Agnettes vaut le coup d’œil, même si ce n’est pas directement sur le tracé.

Au kilomètre 3, vous passez sous le pont routier de Villeneuve-la-Garenne. Continuez sur la berge rive gauche. Le chemin s’élargit ici grâce aux aménagements récents ; une signalétique au sol sépare piétons et cyclistes. Profitez du panorama sur la boucle : par temps clair, les tours de La Défense se découpent à l’horizon sud-ouest.

Arrivé au quai du Moulin de la Tour, à Villeneuve-la-Garenne, je vous conseille une première pause de dix minutes. Un banc ombragé et une borne fontaine (vérifiée fonctionnelle en avril 2026) permettent de souffler. C’est aussi l’endroit idéal pour observer les cormorans qui nichent sur les enrochements de la berge opposée. Distance parcourue : environ 6 km, temps de pédalage : 25 à 35 minutes.

Étape 2 : Villeneuve-la-Garenne → L’Île-Saint-Denis par le pont de l’Île

Depuis le quai du Moulin de la Tour, poursuivez sur 1,5 km en direction du nord-est. Vous atteignez le pont de L’Île-Saint-Denis, un ouvrage métallique dont la structure rappelle les constructions du début du XXe siècle. La traversée offre un point de vue remarquable sur les deux bras du fleuve qui enserrent l’île.

L’Île-Saint-Denis est une escale que je considère comme le cœur émotionnel de ce parcours. Cette commune insulaire de 7 000 habitants concentre une atmosphère de village fluvial unique en petite couronne. Empruntez le quai de Seine rive droite (côté Épinay) sur toute la longueur de l’île, soit environ 3,5 km. Le chemin est étroit par endroits ; roulez au pas dans les sections piétonnes, surtout le week-end.

Au milieu de l’île, arrêtez-vous devant l’ancien site des Magasins Généraux, reconverti en espace culturel lors des Jeux olympiques de 2024. Les fresques murales qui ornent les façades valent quelques photos. Un peu plus loin, le jardin partagé de la Briche propose un banc public face au petit bras de Seine : c’est l’un de mes endroits préférés pour grignoter un en-cas.

La pointe nord de l’île débouche sur le pont d’Épinay. Ne le traversez pas : bifurquez plutôt à gauche pour redescendre par la rive ouest (côté Saint-Denis). Cette portion de 2 km longe des jardins ouvriers et un ancien lavoir restauré. Au bout, retraversez la Seine par la passerelle de L’Île-Saint-Denis, côté Villeneuve, puis filez vers l’ouest en direction de Colombes. Distance cumulée : environ 13 km.

Les quais ombragés de L'Île-Saint-Denis, cœur paisible du parcours
Les quais ombragés de L’Île-Saint-Denis, cœur paisible du parcours

Étape 3 : L’Île-Saint-Denis → Colombes en longeant la rive droite

Cette étape de transition, longue de 4 km, traverse la partie la moins spectaculaire du parcours mais réserve tout de même quelques surprises. Depuis la passerelle, suivez le boulevard Charles de Gaulle à Villeneuve-la-Garenne sur 600 mètres (piste cyclable protégée). Tournez à droite dans la rue de la Garenne pour rejoindre les quais de Seine côté Colombes.

Vous entrez dans Colombes par le quartier de la Petite Garenne, un secteur pavillonnaire calme où les platanes centenaires ombragent les rues. Au niveau du stade Yves-du-Manoir, ancien stade olympique de 1924, un panneau directionnel indique la piste cyclable vers le bois des Vignes, poumon vert caché de Colombes. Si vous disposez de vingt minutes supplémentaires, ce détour de 1,5 km aller-retour vaut absolument la peine : trois hectares de sous-bois en pleine ville, avec une végétation quasi sauvage.

Le tracé principal continue vers le sud en longeant la Seine. Vous passerez devant le club nautique de Colombes, où des kayakistes s’entraînent le matin. Les berges colombiennes ont bénéficié d’un réaménagement en 2023 avec l’installation de mobilier urbain en bois recyclé et la plantation de haies bocagères. L’ambiance est paisible, presque rurale. Pour ceux qui souhaitent comprendre comment fonctionne le fleuve en amont, je recommande la lecture de mon article sur les écluses de Chatou-Bougival.

En quittant Colombes par le quai de Seine, vous apercevrez sur l’autre rive les anciennes usines de Bois-Colombes, dont certaines cheminées sont classées. Le contraste entre patrimoine industriel et nature reconquise résume bien l’identité de cette boucle. Distance cumulée : 17 km.

Étape 4 : Colombes → Asnières → retour Gennevilliers

La dernière étape vous ramène au point de départ en passant par Asnières-sur-Seine. Depuis les quais de Colombes, traversez le pont de Colombes (piste cyclable sur trottoir élargi) pour basculer sur la rive gauche. Longez ensuite le parc Robinson à Asnières, un espace vert de 4 hectares aménagé en bord de Seine avec aires de jeux et tables de pique-nique.

Asnières offre la dernière halte gourmande du circuit. Sur le quai du Docteur Dervaux, deux brasseries proposent des terrasses face au fleuve. J’y ai déjeuné plusieurs fois après mes tours de boucle : comptez entre 14 et 22 € pour un plat du jour avec boisson, aux tarifs de printemps 2026. Pour ceux qui souhaitent prolonger l’ambiance festive en bord de Seine, mon article sur les guinguettes de la boucle de Seine retrace l’histoire de ces lieux de convivialité populaire.

Depuis Asnières, remontez vers le nord par la piste cyclable du boulevard Voltaire. Vous traversez le quartier des Courtilles, à cheval entre Asnières et Gennevilliers, avant de retrouver la station Gabriel Péri. Les cinq derniers kilomètres se font en milieu urbain ; la signalétique cyclable est claire et les feux sont équipés de sas vélo. Distance totale du circuit : 22 km.

Si vous avez encore de l’énergie, le parc Joliot-Curie à Saint-Ouen, situé à 3 km au sud-est, constitue un excellent prolongement pour une balade familiale avec aire de jeux. Et pour ceux qui préfèrent rentrer en transports, la ligne 13 du métro relie directement Gabriel Péri à Saint-Lazare en 18 minutes.

Variantes, raccourcis et prolongements possibles

Ce tracé de 22 km peut s’adapter à tous les niveaux et toutes les envies. Voici les trois variantes que j’ai testées personnellement.

Le raccourci express (14 km, 1 h 30) : supprimez la boucle de L’Île-Saint-Denis en restant sur la rive gauche. Depuis Villeneuve-la-Garenne, continuez directement vers Colombes sans traverser le pont de l’Île. Vous perdez la plus belle portion du parcours, mais vous gagnez une heure. Cette option convient aux familles avec de jeunes enfants (5 à 7 ans) qui ne tiendraient pas la distance complète.

Le prolongement vers Épinay (28 km, 3 h 30 à 4 h) : au lieu de redescendre par la rive ouest de L’Île-Saint-Denis, traversez le pont d’Épinay et longez les berges d’Épinay-sur-Seine sur 3 km avant de revenir par le même pont. Ce détour ajoute 6 km mais offre une vue imprenable sur les coteaux boisés de la rive droite.

La connexion avec l’itinéraire de 25 km : mon article sur la piste cyclable de la boucle de Seine en 25 km propose un parcours plus long, pensé pour une journée complète. Les deux tracés partagent une section commune entre Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne. Vous pouvez donc démarrer par la demi-journée et, si le cœur vous en dit, basculer sur le tracé long à mi-parcours.

Pour planifier votre itinéraire avec précision, le Géoportail de l’IGN permet de visualiser les chemins de halage et les pistes cyclables sur fond cadastral. Je l’utilise systématiquement avant chaque repérage pour vérifier les modifications récentes du réseau.

Retour par les berges d'Asnières, dernière ligne droite avant Gennevilliers
Retour par les berges d’Asnières, dernière ligne droite avant Gennevilliers

Conseils de sécurité et meilleures saisons

La sécurité à vélo dans la boucle de Seine repose sur quelques précautions simples. Le port du casque, bien que non obligatoire pour les adultes selon le code de la route français, est vivement recommandé, surtout sur les portions partagées avec la circulation automobile. Pour les enfants de moins de 12 ans, il est obligatoire.

Quelques points de vigilance spécifiques à ce parcours. La sortie du pont de L’Île-Saint-Denis côté Villeneuve débouche sur un carrefour sans feu : ralentissez et vérifiez la circulation avant de vous engager. Sur les berges de Gennevilliers, les sorties de camions du port croisent ponctuellement la piste cyclable entre le km 1 et le km 2 ; restez attentif aux panneaux « attention traversée de véhicules ». Enfin, après de fortes pluies, le chemin de halage de L’Île-Saint-Denis peut être inondé sur 200 mètres au niveau de la pointe sud : dans ce cas, empruntez la rue du Bocage en déviation.

Les meilleures saisons pour ce tour sont le printemps (avril à juin) et le début d’automne (septembre à mi-octobre). En été, la chaleur sur les berges exposées peut rendre le parcours éprouvant entre 12 h et 16 h ; privilégiez alors un départ à 8 h pour boucler avant midi. L’hiver, le parcours reste praticable mais les jours courts et l’humidité des chemins de halage réduisent le confort. J’évite personnellement de rouler après 16 h 30 entre novembre et février, la luminosité étant insuffisante sur certains tronçons non éclairés.

Pour les week-ends ensoleillés de mai à septembre, la fréquentation des berges peut être importante. Mon astuce : partez avant 9 h et vous aurez les chemins quasiment pour vous. Après 10 h 30, les promeneurs à pied, les joggeurs et les familles en poussette occupent largement les berges, ce qui impose de réduire l’allure.

Tableau récapitulatif du parcours

Étape Tronçon Distance Durée estimée Difficulté Point d’intérêt principal
1 Gennevilliers → Villeneuve-la-Garenne 6 km 25 à 35 min Facile Port autonome, berges aménagées
2 Villeneuve → L’Île-Saint-Denis 7 km 35 à 50 min Facile Île fluviale, Magasins Généraux
3 L’Île-Saint-Denis → Colombes 4 km 20 à 25 min Facile Bois des Vignes, stade Yves-du-Manoir
4 Colombes → Asnières → Gennevilliers 5 km 25 à 35 min Facile Parc Robinson, quais d’Asnières
Total 22 km 2 h 30 à 3 h 30 Facile

Ce tableau synthétise les données de mon dernier repérage complet, effectué en avril 2026. Les durées incluent le pédalage à allure modérée (12 à 15 km/h) mais pas les pauses. Pour une sortie détendue avec deux à trois arrêts de 15 minutes, prévoyez une enveloppe totale de 3 h 30 à 4 h.

Si ce parcours vous inspire mais que vous préférez la voiture pour rejoindre les berges, consultez mon guide des balades en voiture en Île-de-France, qui inclut un itinéraire passant par la boucle. Et pour d’autres idées de sorties dans la région, notamment les jours de pluie, ma sélection d’activités en Île-de-France propose des alternatives à toute épreuve.

À retenir

  • Téléchargez le tracé GPX sur le Géoportail avant de partir : le réseau mobile est capricieux sous les ponts et dans certaines zones portuaires
  • Redockez votre Vélib’ toutes les 25 minutes pour éviter les suppléments ; trois stations jalonnent le parcours (Gennevilliers, Villeneuve, Asnières)
  • Emportez un antivol en U plutôt qu’un câble : les arrêts patrimoine et restaurant durent facilement 20 minutes
  • Partez avant 9 h le week-end entre mai et septembre pour profiter des berges sans la foule des promeneurs
  • Vérifiez l’état du chemin de halage de L’Île-Saint-Denis après de fortes pluies : la pointe sud peut être submergée sur 200 mètres

Questions fréquentes


Peut-on faire ce tour de la boucle de Seine à vélo avec des enfants ?

Oui, le parcours complet de 22 km convient aux enfants à partir de 8 ans capables de pédaler 2 h 30 avec des pauses. Pour les plus jeunes (5 à 7 ans), privilégiez le raccourci de 14 km qui supprime la boucle de L’Île-Saint-Denis. Le dénivelé quasi nul (moins de 40 mètres cumulés) et les pistes séparées de la circulation rendent l’itinéraire sûr. Prévoyez un casque obligatoire pour les moins de 12 ans et des pauses toutes les 30 minutes.


Où louer un vélo pour parcourir la boucle de Seine en demi-journée ?

Trois options principales existent. Le Vélib’ Métropole propose un pass journée à 3,50 € (mécanique) ou 5 € (électrique), avec des stations à Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne et Asnières. Les vélos Lime en libre-service coûtent environ 0,25 € la minute. Pour une demi-journée complète, la location chez un vélociste comme Au Vélo Urbain à Asnières revient entre 12 et 18 € et offre un vélo mieux adapté aux longues distances.


Le parcours est-il praticable toute l’année ?

Le parcours est accessible de mars à novembre dans des conditions optimales. En hiver, les chemins de halage peuvent être humides et glissants, et la luminosité insuffisante après 16 h 30 sur les tronçons non éclairés. Après de fortes pluies, quelle que soit la saison, la pointe sud de L’Île-Saint-Denis peut être inondée sur 200 mètres ; une déviation par la rue du Bocage existe. Les meilleures périodes restent avril à juin et septembre à mi-octobre.


Existe-t-il un fichier GPX téléchargeable pour cet itinéraire vélo ?

Je ne propose pas de fichier GPX directement sur ce site, mais vous pouvez tracer l’itinéraire en quelques minutes sur le Géoportail de l’IGN (geoportail.gouv.fr) ou sur des applications comme Komoot et OpenRunner. Il suffit de suivre les points de passage indiqués dans l’article : Gabriel Péri, berges de Gennevilliers, pont de L’Île-Saint-Denis, quais de Colombes, parc Robinson à Asnières. L’export GPX se fait en un clic sur ces plateformes.


Quel est le meilleur moment de la journée pour partir ?

Je recommande un départ entre 8 h et 9 h, surtout le week-end entre mai et septembre. Les berges sont calmes, la température agréable et la lumière idéale pour les photos. Après 10 h 30, la fréquentation piétonne augmente nettement et impose de ralentir. En semaine, le créneau est plus souple : les berges restent peu fréquentées jusqu’en fin de matinée. L’été, évitez le départ entre 12 h et 16 h à cause de la chaleur sur les portions exposées plein sud.


Peut-on combiner ce parcours vélo avec une visite culturelle ?

Absolument. Trois haltes culturelles s’intègrent naturellement au parcours. À Gennevilliers, la mairie Art déco se visite en 30 minutes (accès libre aux horaires d’ouverture). Sur L’Île-Saint-Denis, l’ancien site des Magasins Généraux accueille des expositions temporaires. À Colombes, le stade Yves-du-Manoir, vestige des JO de 1924, se découvre depuis l’extérieur. Comptez une heure supplémentaire si vous ajoutez une ou deux visites au parcours.


Camille Besson
Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.

Camille Besson

Camille Besson est rédactrice indépendante, ancienne chroniqueuse du bulletin municipal de Gennevilliers. Native de la boucle de Seine nord-ouest, diplômée des Beaux-Arts et d un DEA de géographie urbaine, elle tient Le Carnet de la Boucle depuis plus de quinze ans. Patrimoine industriel, balades fluviales, tables locales et agenda culturel : tout ce qu un Parisien de passage ne verra jamais.